Al-Ahly sacré roi d'Afrique

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Al-Ahly sacré roi d'Afrique (1)
Mis à jour le
11 janvier 2021 à 18:35
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Sept ans après sa dernière victoire, Al-Ahly a remporté une nouvelle Ligue des Champions africaine. Un succès d'autant plus savoureux pour le grand club cairote qu'il a été obtenu aux dépens de son rival local du Zamalek dans la première finale de l'histoire entre les deux équipes.
Pour la première fois de l'histoire de l'épreuve, la finale de la Ligue des Champions africaine opposait vendredi deux équipes du même pays. Disputée au stade International du Caire, la rencontre mettait aux prises les deux géants de la capitale égyptienne, Al-Ahly et le Zamalek. Longtemps en difficulté, les premiers nommés se sont imposés (2-1) et ont remporté la neuvième Ligue des Champions de leur riche histoire, vendredi au stade International du Caire. Pourtant idéalement partis avec l'ouverture du score dès l'entame par Amr El Suleya, d'une tête au premier poteau sur corner, les Diables Rouges n'ont pas su capitaliser et se sont logiquement fait rejoindre à la demi-heure de jeu sur un exploit personnel de Shikabala, le meneur de jeu vétéran des Chevaliers Blancs, incapables par la suite de concrétiser leurs temps forts. Force allait finalement rester à la plus titrée des deux équipes. Retrouvé, le meneur de jeu ahlawy, Afsha, réglait enfin la mire en redonnant l’avantage aux siens d’un enchaînement contrôle-frappe de l’extérieur de (très haute) volée. Il ne manquait que le public pour que la fête soit totale, mais l'écho des cris de joie se faisait entendre un peu partout dans la capitale.

Al-Ahly, un septennat plus tard


Nombreux à s'être rassemblés autour des écrans géants en ville, les supporters des Diables Rouges avaient de quoi exulter sous leurs masques. Leur équipe retrouve le toit de l’Afrique sept ans après son dernier triomphe en Ligue des Champions. Al-Ahly demeure invaincu dans les matchs "africains" décisifs contre le Zamalek (6 victoires, 3 nuls, série en cours). La rivalité historique entre les deux clubs y a trouvé un nouveau jalon, charriant son lot de rancœurs et de polémiques. Ainsi, les supporters zamalkawis se demandent encore pourquoi M. Ghorbal, l'arbitre algérien de la finale, n'a pas bronché quand un duel musclé a envoyé leur attaquant marocain Achraf Bencharki au sol dans la surface, alors que le score était de un partout ? Mais les faits sont têtus, et c'est bien Al-Ahly qui a obtenu la récompense de sa saison parfaite, mais pas sans rebondissements. Fin septembre, l'entraîneur suisse René Weiler quittait son poste après avoir conduit l'équipe à son 42ème titre de champion d'Egypte.

Pitso Mosimane imprime sa marque


Nommé dans la foulée, Pitso Mosimane n'a pas tardé à imprimer sa marque. Serein et déterminé, le technicien sud-africain soulève le trophée suprême avec une seconde équipe, après les Mamelodi Sundowns en 2016, rejoignant dans ce cercle très fermé le regretté coach argentin Oscar Fullone (1939-2017), victorieux de l'épreuve avec l'ASEC Abidjan en 1998 puis le Raja Casablanca l'année suivante. Conforté par cette victoire, Pitso Mosimane ne versait pas pour autant dans l'euphorie et se projetait sur les échéances à venir. « La nouvelle saison interclubs commence ce week-end, nous n’avons même pas le temps de faire une pause. Bien sûr, nous apprécions ce moment, mais nous devons commencer à préparer la Super Coupe de la CAF et la Coupe d'Egypte », a-t-il déclaré, non sans penser également à la Coupe du monde des clubs de la FIFA. Programmée début février au Qatar, cette épreuve de gala pourrait voir Al-Ahly affronter le Bayern Munich. Un sacré choc de géants continentaux en perspective.