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Au Mali, visite de la Cédéao à la veille de l'investiture de Bah Ndaw, président désigné de la transition

Le président désigné de la transition au Mali, Bah N'Daw, ce jeudi 24 septembre 2020 à l'issue d'une rencontre avec la mission de la Cédéao. © Reuters/Amadou Keita

Trois jours après avoir été choisi par la junte militaire, le président désigné au Mali pour conduire la transition devant ramener les civils au pouvoir, Bah Ndaw, a fait jeudi sa première apparition publique lors d'une rencontre avec le médiateur des Etats ouest-africains.

La rencontre avec Goodluck Jonathan en présence des membres de la délégation de ce dernier, du chef de la junte au pouvoir depuis le putsch du 18 août et d'un certain nombre d'autres officiers en tenue militaire intervient la veille de la prestation de serment de M. Ndaw.

Cette investiture est censée marquer le début d'une période de transition de plusieurs mois préparant des élections générales et le retour des civils à la tête du pays. Elle devrait appeler une décision rapide de la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao) sur la levée ou non des sanctions qu'elle a infligées au Mali à la suite du coup d'Etat militaire.

Cette décision dépendra de l'évaluation faite par la Cédéao et par son envoyé quant à la prise en compte par la junte de ses exigences, à commencer par la désignation immédiate de civils comme président et Premier ministre de transition.

Bah Ndaw, 70 ans, est un colonel-major à la retraite et éphémère ministre de la Défense en 2014 du président Ibrahim Boubacar Keïta déposé par les putschistes le 18 août.

C'est Bah Ndaw qui nommera le Premier ministre, selon le plan de transition retenu par la junte. Le choix du Premier ministre est considéré comme l'affaire de quelques jours au maximum.

Avec la désignation de M. Ndaw et celle du chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, au poste de vice-président, les militaires s'assurent un fort ascendant sur la transition à venir, alors que la Cédéao insiste sur le caractère civil de celle-ci.

Mais les colonels estiment qu'en choisissant un retraité, et avec la nomination attendue d'un Premier ministre largement pressenti pour être un civil, ils ont satisfait aux attentes de la Cédéao. Ils réclament donc la levée des sanctions prises le 20 août par la Cédéao, en premier lieu l'embargo sur les échanges commerciaux et financiers qui menace d'affecter durement une économie déjà à la peine.

Le médiateur de la Cédéao, l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan, a dit mercredi que l'organisation pourrait se prononcer dès vendredi. Sa présence annoncée à l'investiture de M. Ndaw est perçue comme un signe favorable.

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