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Burkina Faso : plusieurs personnes tuées dans l'attaque d'un marché dans l'est

Femme Burkinabé près de Kaya, au Burkina Faso, en décembre 2019. La violence dans le nord et l'est du pays ont provoqué des déplacements de plus d'un demi-million de personnes, selon les Nations Unies. (AP Photo/Sylvain Cherkaoui)

"Une vingtaine de personnes" ont été tuées vendredi lors de l'attaque d'un marché par "des individus armés non identifiés" dans l'Est du Burkina Faso, a annoncé le gouverneur de la région.

"Vers 12H00 (locales et GMT), des individus armés non identifiés ont fait irruption dans le marché de bétail de Namoungou, village de la commune de Fada N’Gourma, et se sont attaqués aux populations". "Le bilan provisoire fait état d’une vingtaine de personnes tuées et de nombreux blessés", a indiqué le gouverneur, le colonel Saidou Sanou, dans un communiqué. 

"Les assaillants ont fait irruption dans le marché sur des motos et ont ouvert le feu sur les gens", a expliqué à l’AFP un habitant de la localité. "Le bilan est très lourd, plus de vingt morts et ça va s’alourdir encore, car les blessés sont nombreux et n’ont pas été vite pris en charge", a-t-il affirmé.

Une opération de ratissage est en cours dans la zone, a affirmé le colonel Sanou, invitant la population à la "plus grande vigilance mais aussi à une étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité"

Cette attaque meurtrière rappelle celle du marché de bétail de Kompienbiga, également dans l'Est du pays, qui avait fait une trentaine de morts fin mai.

L'Est et Nord du Burkina Faso sont les régions les plus touchées par les exactions jihadistes qui ont fait plus de 1.100 morts et plus d’un million de déplacés depuis cinq ans.

Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l'ordre du Burkina n'arrivent pas à enrayer la spirale de violences djihadistes, malgré l'aide de forces étrangères, notamment de la France, présente dans le Sahel avec 5100 hommes dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane.

Les violences djihadistes, mêlées à des conflits intercommunautaires, qui touchent le centre du Sahel, ont fait au total 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l'ONU. 

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