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CAF Awards : Mohamed Salah roi d'Afrique, un palmarès contrasté

Les trophées de la CAF, remis mardi à Dakar, ont consacré Mohamed Salah. Elu joueur africain de l'année pour la deuxième année consécutive, l'attaquant égyptien trône au sommet d'un palmarès qui fait aussi la part belle au football féminin sud-africain, au Maroc et à la Mauritanie, mais révèle aussi quelques oublis regrettables.

Mohamed Salah reste roi d’Afrique. L’attaquant égyptien a été désigné joueur africain de l’année pour la deuxième année consécutive par la Confédération africaine de football, mardi à Dakar. Désigné meilleur joueur de Premier League pour la saison 2017-2018, le Pharaon a depuis trusté maintes récompenses individuelles, au premier rang desquelles le trophée BBC du footballeur africain de l’année, et s’était classé sixième du Ballon d’Or France Football au mois de décembre dernier. Bien qu’étant arrivé blessé à la Coupe du monde en Russie, le natif de Basyoun avait été l’auteur de deux buts lors du tournoi, cachant un peu la misère du zéro pointé de son équipe. Le meilleur buteur de Premier League (32 buts sur l'exercice précédent) ,qui a devancé Sadio Mané et Pierre-Emerick Aubameyang, entre ainsi dans le cercle fermé des joueurs ayant conservé leur bien, rejoignant trois autres légendes africaines : le Sénégalais El-Hadji Diouf (2001, 2002), le Camerounais Samuel Eto’o (2003, 2004) et l’Ivoirien Yaya Touré (2011, 2012).

Salah : « Gagner la CAN avec l'Egypte »


« Je suis évidemment très heureux de l’avoir gagné pour la deuxième fois », a réagi le joueur de 26 ans, lors d’une conférence de presse à Diamniadio, où se tenait le gala. « Lorsque j’étais jeune, je rêvais de remporter ce trophée. Et là, je l’ai eu une deuxième fois. Donc, je suis très satisfait. Mais j’aimerais aussi gagner la Coupe d’Afrique des nations en Egypte. On fera en tout cas de notre mieux pour gagner la CAN à domicile », a ajouté le poulain de Jürgen Klopp, avant d'évoquer une possible passe de trois. « C’est toujours difficile de confirmer lorsque vous avez gagné un trophée comme celui de meilleur joueur. L’année dernière, il y avait trop de pression après que je l’ai gagné. Tout le monde disait : ‘Il ne le gagnera pas une deuxième fois.’ Mais je me suis mis en tête que je devais être encore là cette année. Je suis très fier d’y être arrivé. Je ne me plains pas. Ça me pousse à travailler encore davantage pour être également présent l’an prochain. »

Le Maroc et la Mauritanie bien servis


Outre l'Egypte, deux pays se détachent. L'Afrique du Sud, non retenue pour accueillir la CAN 2019, se console avec sa montée en puissance chez les féminines. Thembi Kgatlana, meilleure buteuse et révélation de la CAN féminine 2018, remporte le trophée de joueuse de l'année, tandis que la sélectionneuse des Banyana Banyana Desiree Ellis est également distinguée. Le Nigeria, qui a gagné au Ghana sa neuvième CAN, est désigné équipe féminine de l’année. Après avoir vécu une année faste en sélection comme en clubs, le Maroc recueille trois trophées : celui du meilleur jeune pour Achraf Hakimi, le latéral passé avec succès du Real Madrid au Borussia Dortmund cet été, celui du meilleur entraîneur pour Hervé Renard, déjà récompensé deux fois, et celui du meilleur président de Fédération pour Fouzi Lekjaa, patron de la FRMF et bras droit d’Ahmad aux finances de la CAF. Enfin, la statuette de meilleure équipe masculine de l’année va à la Mauritanie, qualifiée pour la première CAN de son histoire. Une manière de souligner en creux la contre-performance des équipes africaines au Mondial 2018, qui les vit toutes quitter la compétition dès le premier tour.

Un drôle de onze type, l'Espérance zappée


On ne terminera pas sans parler des choses qui fâchent. Avec d'abord ce onze type de l'année désigné par les joueurs eux-mêmes. Supposée faire rêver, cette équipe a plutôt tendance à susciter le scepticisme. Déjà inexplicablement oublié dans la liste des dix finalistes, le défenseur sénégalais de Naples Kalidou Koulibaly est retenu à un poste de latéral gauche qui n'a jamais été le sien, au sein d'une défense où figurent deux joueurs ivoiriens rarement titulaires dans leur club respectif : Serge Aurier (Tottenham) et Eric Bailly (Manchester United). Et que dire de l'Algérien Riyad Mahrez (Manchester City), placé dans une position de milieu relayeur gauche qui ne correspond pas à ses qualités premières ? Avec un seul joueur évoluant sur le continent (le portier ougandais Denis Onyango) dans ces "Best XI", la FIFPro Africa voudrait dévaloriser le football local qu'elle ne s'y prendrait pas autrement. Dans le même ordre d'idées, l'oubli total au palmarès de l’Espérance sportive de Tunis, lauréate de la Ligue des Champions, fait également désordre.

Le palmarès :


Joueur africain de l’année : Mohamed Salah (Egypte)
Joueuse africaine de l’année (et plus beau but de l'année) : Thembi Kgatlana (Afrique du Sud)
Meilleur jeune de l’année : Achraf Hakimi (Maroc)
Entraîneur d’une équipe masculine : Hervé Renard (Maroc)
Entraîneur d’une équipe féminine : Desiree Ellis (Afrique du Sud)
Equipe masculine de l’année : Mauritanie
Equipe féminine de l’année : Nigeria
Le meilleur onze de l’année : Denis Onyango – Serge Aurier, Mehdi Benatia, Eric Bailly, Kalidou Koulibaly – Thomas Partey, Naby Keita, Riyad Mahrez – Mohamed Salah, Pierre-Emerick Aubameyang, Sadio Mané.

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