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Cameroun : le procès pour l'exécution sommaire de civils à nouveau renvoyé

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Le procès des auteurs présumés de l'exécution sommaire en 2018 de deux femmes, et leurs deux enfants, dans le nord du Cameroun devait se tenir ce mardi 27 août au tribunal militaire de Yaoundé. Il a finalement été, à nouveau, renvoyé à la mi-septembre en raison de "l'indisponibilité" de la présidente, selon un communiqué du tribunal.

"Les autorités camerounaises doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir afin que justice soit rendue pour les deux femmes et les deux enfants tués de façon effroyable (dans l'extrême-nord du Cameroun) par des soldats", a écrit Amnesty International dans un communiqué.

"Sept soldats, qui apparaissent semble-t-il, dans une vidéo (partagée en 2018 sur les réseaux sociaux) dans laquelle on les voit en train de commettre ces homicides, seront jugés", mardi devant le tribunal militaire de Yaoundé, a ajouté l'ONG.

> Retour sur les faits : 

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Le procès de sept militaires, dont un capitaine de l'armée, devait s'ouvrir la semaine précédente, mais il avait été reporté au mardi 27 août en raison de l'indisponibilité du juge, selon une source judiciaire. Il a été à nouveau renvoyé. 

Les personnes mises en cause devaient comparaître pour "complicité d'assassinat, violation de consignes et complicité des dits faits", avait affirmé à l'AFP le capitaine de frégate Cyrille Serge Atonfack, chargé de communication du ministère de la Défense. 

En juillet 2018, une vidéo montrant des hommes, apparemment membres de l'armée camerounaise, exécutant sommairement deux femmes et leurs deux enfants avait été diffusée sur l'internet. 

Au lendemain de la diffusion de cette vidéo virale, le gouvernement avait annoncé l'ouverture d'une enquête, tout en qualifiant la vidéo de "fake-news" et d'"horrible trucage"

Mais, il s'était rétracté en août, annonçant l'arrestation de sept militaires soupçonnés d'être à l'origine des faits. Ceux-ci se seraient produits en 2015, selon Amnesty International.

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