CAN 2021 : Le Sénégal et l'Égypte bien représentés dans l'équipe type

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CAN 2021 : Le Sénégal et l'Égypte bien représentés dans l'équipe type (1)
AI / Reuters / Panoramic
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9 février 2022 à 10:57
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La CAN 2021 s'est achevée par la victoire du Sénégal. Alors que ce premier sacre des Lions de la Teranga a été célébré comme il se doit à Dakar et dans tout le pays, retrouvez l'équipe type de cette 33ème édition, marquée par une forte présence égyptienne et sénégalaise.

Gardien de but : Mohamed Abou Gabal dit « Gabaski » (Égypte)


La CAF lui a préféré le Sénégalais Edouard Mendy, mais le gardien de la CAN c'est incontestablement lui. Appelé au cours du huitième de finale contre la Côte d’Ivoire à remplacer son homologue d’Al-Ahly Mohamed El Shenawy, blessé, dans les buts des Pharaons, le portier du Zamalek a aussitôt pris la lumière. Touché aux adducteurs contre le Maroc en quarts de finale, « Gabaski » éclipsera au tour suivant la star Mohamed Salah en repoussant les tirs au but qui devaient départager au bout de la nuit les Pharaons et leurs hôtes camerounais (0-0, 3-1). Le charismatique gardien repousse en finale le penalty de Sadio Mané et le tir au but de Bouna Sarr mais n'empêchera pas la défaite des siens au bout de la nuit.

Latéral droit : Achraf Hakimi (Maroc)


Si le Maroc s'est distingué par son utilisation de la largeur du terrain, Achraf Hakimi y est évidemment pour beaucoup. A droite d'une défense à quatre, le joueur du PSG impulse nombre d'offensives, quand il ne sauve pas son équipe, sur ce coup franc surpuissant face au Gabon (2-2), lors de la troisième journée, ou la fait gagner, de la même manière, lors du huitième de finale contre le Malawi (2-1). Un signe de cet apport de tous les instants ? Il a été le deuxième joueur qui a le plus taclé durant ce tournoi (19).

Défenseur central : Mohamed Abdelmonem (Égypte)


Il a fêté son 23ème anniversaire pendant le tournoi. Remplaçant contre le Nigeria pour les débuts ratés des Pharaons, le jeune défenseur entre en jeu contre les Super Eagles. Auteur par la suite du but de la victoire sur le Soudan (1-0), le joueur du bien nommé Future FC va progressivement monter en puissance au fil des matchs, sans faiblir après le forfait sur blessure d’Ahmed Hegazy, habituel patron de l'arrière-garde égyptienne. Tout à la fois rigoureux, agressif et précis dans ses relances, il ne craquera qu'en finale au moment de frapper son tir au but.

Défenseur central : Kalidou Koulibaly (Sénégal)


Cette CAN 2021 l'a rappelé : Kalidou Koulibaly fait partie des meilleurs joueurs du monde à son poste. Absent lors des premières rencontres, le roc des Lions de la Teranga a apporté beaucoup de sérénité à son équipe dès son incorporation. Si le Sénégal n'a encaissé que deux buts lors des matchs couperets du second tour, cette haute tenue défensive doit beaucoup à la présence rassurante du Napolitain.

Latéral gauche : Saliou Ciss (Sénégal)


Joueur le moins coté du onze titulaire des Lions de la Teranga, le latéral gauche trouve dans l’équipe nationale un ballon d’oxygène loin des tréfonds de la Ligue 2 auxquels l’AS Nancy Lorraine l’a habitués ces derniers mois. Privé du premier match face au Zimbabwe par un contrôle positif au Covid, l’ancien de l’Institut Diambars ne quittera plus le onze de départ ensuite. Placé derrière Sadio Mané dans le couloir, le joueur de 32 ans s’y comporte en vrai patron, solide défensivement et tranchant offensivement, à l’image par exemple de sa passe décisive pour Ismaïla Sarr sur le but du K.O. face à la Guinée équatoriale (3-1), en quarts de finale, ou du penalty obtenu en finale.

Milieu défensif : Nampalys Mendy (Sénégal)


Si Idrissa Gana Gueye reste l’élément inamovible du milieu à trois du Sénégal, Nampalys Mendy est monté en puissance au fur et à mesure que les Lions de la Teranga enchaînaient les matchs à élimination directe. Positionné devant sa défense, le petit gabarit voit clair et ratisse large, assurant une impeccable transition entre le milieu et l'attaque. Pourtant arrivé en équipe nationale dans l’année précédant cette CAN 2021, « Papy » l’ex-Monégasque et Niçois s’est fondu dans le décor comme un vieux briscard.

Milieu relayeur : Ibrahim Blati Touré (Burkina Faso)


Ibrahim Blati Touré est l'une des belles découvertes de cette CAN. Dans l'entrejeu burkinabé, le joueur de 27 ans a brillé de mille feux. Un chiffre illustre en particulier son tournoi XXL : il a récupéré 52 ballons en 7 matchs. Plus que n'importe quel autre joueur durant les quatre semaines de compétition. Et suffisamment pour convaincre le richissime club égyptien de Pyramids d'embaucher pendant la CAN celui qui portait jusqu'alors les couleurs d'Eskilstuna, anonyme formation de deuxième division suédoise.

Milieu relayeur : Mohamed Elneny (Égypte)


Mohamed Enleny a fait parler son expérience durant cette compétition. Un des rescapés de l'édition 2017, qui avait vu les Pharaons s'incliner en finale contre le Cameroun, le joueur d'Arsenal a de nouveau valoir ses qualités et montrer un grand rendement au cœur de l'équipe égyptienne. Avec son jeu simple et précis, l'ancien du FC Bâle a permis à sa sélection de se sortir de nombreux pièges, seul le Sénégal s'avérant trop compliqué à déjouer.

Ailier droit : Mohamed Salah (Égypte)


Attendu au tournant, Mohamed Salah n'a pas failli. Au sein d'une sélection moins pourvue que par le passé en éléments offensifs techniques, le joueur star des Pharaons a assumé ses responsabilités. C'est lui qui élimine le Maroc à lui tout seul en quarts de finale, c'est encore lui qui se fait remarquer dans un rôle de taulier, en guidant ses troupes face aux vents contraires. Battu en finale pour la seconde fois en trois éditions, il restera l'un des hommes marquants de cette 33ème édition.

Avant-centre : Vincent Aboubakar (Cameroun)


En trois matchs, Vincent Aboubakar avait déjà égalé le total du meilleur buteur de la CAN 2019, Odion Ighalo. L'avant-centre des Lions Indomptables a réglé la mire dès l'ouverture pour ne plus relâcher l'étreinte sur ses adversaires. En grande forme, le joueur du Al-Nassr Riyad s'est illustré par son sens du but comme par sa capacité à se dégager avec souplesse du marquage adverse. Celui qui sert de relais au sélectionneur Toni Conceiçao grâce à son aura et à maîtrise du portugais critiquera ses coéquipiers après l'élimination en demi-finale, mais sortira du banc en sauveur pour éviter une défaite camouflet lors du match de classement contre le Burkina Faso. Auteur de 8 buts en 7 matchs, il faut remonter à 1974 pour retrouver la trace d'un joueur aussi prolifique en phase finale (le Zaïrois Pierre Ndaye Mulamba).

Ailier gauche : Sadio Mané (Sénégal)


Pas de jaloux du côté de Liverpool : à l'image de son pendant Mohamed Salah, l'homme fort du Sénégal a réalisé un tournoi de très haute volée. Après des débuts timides, il est allé crescendo jusqu'à devenir impressionnant lors des derniers tours de l'épreuve. Son pénalty raté en finale n’entache pas son bilan d'ensemble, puisqu'il réagira en grand champion en allant inscrire son tir au but lors de la série fatidique. L'ancien de Génération Foot s'est montré époustouflant, et les cinq gestes décisifs qu'il a signés ne sauraient résumer à eux seuls l'impact qu'il a eu sur les Lions de la Teranga.