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Centrafrique : la Minusca accusée de fournir des armes aux rebelles

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TV5MONDE

Il ne pourrait s'agir que d'une rumeur... Selon les quotidiens Le Démocrate et l'Expansion, les casques bleus de l'ONU auraient fourni des armes aux groupes rebelles qui opèrent à Paoua, dans le nord-ouest du pays.<br />  

Il ne pourrait s'agir que d'une rumeur... mais elle va bon train. Dans ce kiosque de Bangui, les journaux parlant de l'affaire se vendent comme des petits pains.
Les habitants sont curieux mais pas forcément dupes....

Jean Yves BOMBI, habitant de Bangui explique :
« Sur les journaux nous avons lu, mais la réalité est que il faut être sur le terrain pour vérifier les faits réels et être sûr de ce qui se passe sur le terrain. »

Au coeur du scandale : la Minusca..... Selon les quotidiens Le Démocrate et l'Expansion, les casques bleus de l'ONU auraient fourni des armes aux groupes rebelles qui opèrent à Paoua, dans le nord-ouest du pays.

« Il y a une ONG qui exerce pleinement et qui a vu comment les éléments de la MINUSCA appuyaient les éléments de la SELEKA dirigés par un certain BAHAR, c'est à l'issus de ça que cette ONG a saisi le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies qui est ici à Bangui par une correspondance, et cette correspondance nous est parvenue également à notre rédaction." raconte Serge VIKOS, Directeur de publication du journal l'Expansion

Pourtant le représentant des Nations Unies dément catégoriquement ces allégations. Ce n'est pas la première fois que les casque bleus sont accusés de soutien, voir de participation aux combats aux côtés des groupes armés.

Parfait ONANGA ANYANGA, Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique se défend :
« Le début de retour à l'accalmie à PAOUA n'a été possible que parce que nous sommes présents, et en faisant ce travail nous le faisons dans l'impartialité la plus totale, et il est simplement impensable de faire de telles accusations qui sont graves et dangereuses parce que elles visent à délégitimer la seule force qui aujourd'hui permet de consolider l'autorité de l'Etat."

Depuis plusieurs mois, la ville de Paoua est de nouveau au centre de combats entre rebelles. Déjà 25 mille personnes auraient déserté la ville.