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Coronavirus en Afrique : quels sont les pays impactés ?

Un chamelier conduit ses chameaux avec un masque devant les pyramides de Giza en Egypte, le 1er juillet 2020. L'Egypte a réouvert ses aéroports au trafic international ainsi que son célèbre musée archéologique du Caire et ses sites archéologiques après trois mois de confinement. © AP Photo/Hamada Elrasam

Le premier cas de Covid-19 en Afrique est apparu en février 2020 en Égypte. Les 54 pays du continent sont désormais touchés par le coronavirus. Combien de cas chaque pays recense-t-il ?

Moins impacté que le reste du monde, le continent africain fait face, lui aussi, à la propagation du Covid-19. Alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) craint que l'Afrique ne puisse "affronter" la pandémie, les États prennent leurs dispositions.

Le directeur de l’Organisation mondiale de la santé a d'ailleurs appelé l’Afrique à "se réveiller" et à "se préparer au pire" face à la pandémie de Covid-19.

Le 09 août, le continent africain compte 22 491 décès confirmés et 705 016 guérisons pour 1 022 084 cas enregistrés, selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine. Mais les indices indiquant que ce bilan est fortement sous-estimé se multiplient. L'Afrique du Sud est le pays le plus touché par l'épidémie avec 553 188 cas déclarés et 10 210 morts.
 

Toutes les données de notre article proviennent soit de l'Agence France-Presse, soit de la carte interactive de l'Université Johns Hopkins (CSSE).
  

Le virus progresse au Maghreb

 

  • Algérie

34 693 cas de Covid-19 ont été confirmés dont 1 293 décès.
Le gouvernement algérien a décidé dimanche 26 juillet au soir de reconduire pour 15 jours le confinement dans la plus grande partie du pays, en raison d'une hausse persistante de cas de contaminations au nouveau coronavirus ces dernières semaines.

Le confinement partiel à domicile de 20H00 à 05H00, en vigueur dans 29 des 48 wilayas (préfectures) du pays, est reconduit pour 15 jours à compter de mardi 28 juillet, selon un communiqué officiel.

Inquiet par l'augmentation de nouvelles contaminations, le président Abdelmadjid Tebboune avait présidé jeudi 10 juillet une réunion de travail consacrée au Covid-19. Cinq walis (préfets) des régions les plus touchées - Alger, Oran (nord-ouest), Biskra (nord-est), Sétif (est) et Ouargla (sud) - avaient participé à cette réunion aux côtés du Premier ministre Abdelaziz Djerad, des chefs des services de sécurité et des membres du Comité scientifique de suivi de l'évolution de la pandémie, qui dépend du ministère de la Santé, selon l'agence officielle APS.

Les autorités avaient déjà ordonné le 9 juillet le reconfinement de deux communes de la wilaya (préfecture) d'El Kala, frontalière de la Tunisie, de 10 communes de celle de Tipasa (nord) et le confinement de toutes les communes de la wilaya de Ouargla (sud). Ces mesures surviennent deux jours après une décision similaire concernant 18 communes de la wilaya de Sétif (est).

(RE)voir : Coronavirus en Algérie : l'inquiétude à Sétif

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Le port du masque est obligatoire dans tout le pays.

Les autorités ont également décidé d'interdire durant une semaine la circulation dans 29 des 48 wilayas du pays, dont celle d'Alger, qui sont sous couvre-feu de 20h00 à 05h00 locales (19h00-04h00 GMT).

 

  • Maroc

Le royaume enregistre 32 007 cas de Covid-19, dont 480 morts. Les autorités marocaines ont imposé des restrictions aux événements sportifs et culturels, notamment en fermant les stades au public, ainsi qu'un confinement.
 

Les autorités marocaines ont annoncé dimanche 26 juillet au soir décidé d'interdire à partir de lundi 27 juillet les déplacements de et vers huit villes du pays dont Casablanca, Marrakech et Tanger, à cause d'une "hausse considérable" ces derniers jours des cas de contamination au nouveau coronavirus.

Cette décision annoncée dimanche intervient à quelques jours de l'Aïd al-Adha, une fête traditionnellement marquée par des réunions familiales. Elle entre en vigueur lundi jusqu'à nouvel ordre, selon un communiqué conjoint des ministères de l'Intérieur et de la Santé. 

L'interdiction des déplacements a été prise "en raison de la hausse considérable des cas de contamination" à la maladie Covid-19 et "au regard du non-respect par la majorité des citoyens des mesures de prévention -distanciation sociale, port du masque-", selon le texte.

Elle concerne huit villes, dont la capitale économique Casablanca (ouest), la capitale touristique Marrakech (sud), Tanger (nord), le deuxième pôle économique du royaume, et Fès (centre).

Alors que le Royaume avait accéléré son déconfinement le mois dernier avec la réouverture des cafés, restaurants, commerces ainsi que la reprise du tourisme intérieur, la ville de Tanger est confinée depuis le 13 juillet pour faire face à une recrudescence de cas :

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Les transports publics sont suspendus, les cafés, centres commerciaux, marchés et espaces publics fermés, et les contrôles renforcés, afin que les habitants ne quittent leur domicile "qu'en cas de nécessité extrême", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Les déplacements à l'intérieur de la ville de Tanger sont de nouveau soumis à "une autorisation exceptionnelle délivrée par les autorités locales", selon la même source. 

Une demi-douzaine de villes restent soumises à des restrictions en raison de l'apparition épisodique de foyers épidémiques, principalement en milieu professionnel. Le port du masque est obligatoire partout, sous peine de sanctions.

Début juillet, la ville de Safi (sud) avait ainsi été placée en quarantaine et ses quelque 300.000 habitants soumis à un confinement total après l'apparition d'un foyer de contamination dans une usine de conserve de poissons.

 

  • Tunisie

La Tunisie compte 1 678 cas confirmés dont 51 décès.

Le couvre-feu a été levé et le pays est sorti du confinement le 4 mai dernier.

La quarantaine obligatoire de 14 jours a été levée à la mi-juin, et les frontières ont rouvert le 27 juin. Les voyageurs venant de France, d'Allemagne et du Luxembourg ne sont soumis à aucune restriction, comme tous les pays classés vert par les autorités tunisiennes. C'est ainsi que le 20 juillet, 155 touristes français, allemands et luxembourgeois ont pu débarquer à Djerba à bord d'un vol affrêté par le tour opérateur luxembourgeois Luxair.

Le 18 juin, plusieurs milliers de soignants ont entamé une grève générale et manifesté dans la capitale, pour réclamer une amélioration de la gestion de l'hôpital public et une loi encadrant leur statut après la pandémie de Covid-19.

Plus récemment une jeune internaute, Emna Charki vient d'être traduite en justice pour avoir détourné une sourate du Coran afin d'inciter la population à se laver les mains :

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  • Libye

Le pays répertorie 5232 cas déclarés dont 113 morts. Parmi les premières personnes décédées, Mahmoud Jibril, ex-chef de l'exécutif de la rébellion libyenne ayant contribué à renverser le régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Agé de 68 ans, il est mort des suites du Covid-19 dans un hôpital du Caire. Il avait été admis à l'hôpital le 21 mars pour un accident cardio vasculaire. Mais il avait été testé positif à son entrée à l'hôpital. Il s'appêtait à quitter l'hôpital quand son état s'est brusquement dégradé.

Le seul aéroport international est fermé. Les deux exécutifs rivaux en Libye ont pris séparément des mesures préventives.

Comme pour ses voisins du Maghreb, la Libye a mis en place de nouvelles mesures pour le ramadan. Le confinement a été remplacé par un couvre-feu de 18H00 à 06H00 locales (16H00 à 04H00 GMT) pendant dix jours, a annoncé le gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli et reconnu par l'ONU.

Jusque là, le confinement, en place depuis une semaine, n'avait été que peu respecté par les habitants de ce pays en guerre.

Un foyer de contamination s'est déclaré dans la ville de Sebha, où la guerre fragilise la lutte contre le Covid-19: 

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Du nord au sud, la prévention prime

 

  • Égypte

Le pays compte 95 314 cas confirmés dont 4 992 morts.

Le tout premier cas de coronavirus a été annoncé par l'Egypte le 14 février.

Face à la pandémie, les autorités ont pris des mesures strictes, en imposant notamment un couvre-feu nocturne depuis le 25 mars.
A partir du 1er juillet le pays amorce son déconfinement. Les vols internationaux ont repris et les musées et les sites archéologiques ont rouvert.

À lire aussi : Confinement, état d'urgence, couvre-feu... L' Afrique face au coronavirus

Le couvre-feu nocturne a été levé le mois dernier. Mais depuis le 11 juillet il est désormais interdit de faire voler des cerfs-volants. La police en a saisi 99 à Alexandrie et 369 au Caire, selon le journal gouvernemental Al-Ahram.

Jeudi 9 juillet, le gouvernorat d'Alexandrie avait annoncé sur sa page Facebook que l'interdiction était destinée à "assurer la sécurité des citoyens après un certain nombre d'accidents" impliquant des cerfs-volants. Les amendes imposées dans la ville côtière peuvent atteindre jusqu'à 1000 livres (environ 60 dollars). Or depuis le couvre-feu, levé fin juin, on pouvait voir des milliers de cerfs-volants colorés s'élever au dessus des toits-terrasses d'Alexandrie.

 
À lire aussi : En Égypte, le coronavirus inquiète le secteur touristique
 

  • Soudan

Le Soudan comptabilisait 11 894 cas avérés de contamination  dont 773 morts. Le gouvernement a amorcé un déconfinement.
 

Magasins et restaurants ont été rouverts dans la capitale Khartoum depuis le 8 juillet.

Dans l'état de Khartoum, le couvre-feu restera en vigueur de 18h00 à 05h00 (16h00 et 03h00 GMT), mais il a été levé dans le reste du pays, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Fayçal Mohamed Saleh. "Les services administratifs rouvriront progressivement à compter de dimanche" 19 juillet dans tout le pays, a-t-il ajouté.

La police a retiré ses postes de contrôle veillant au respect du couvre-feu dans l'ensemble du pays, selon des témoins.

Le Soudanais ont des difficultés à se fournir en médicaments.

(RE)voir : Les Soudanais face à une pénurie de médicaments
 

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  • Soudan du Sud

  2 463 cas sont confirmés ainsi que 47 décès. 

L'Afrique centrale en ordre dispersé

Confinement, couvre-feu, en Afrique centrale des stratégies contradictoires sement la confusion face à la pandémie de Covid-19. Emile Boyogueno, directeur exécutif de l'Institut pour la Recherche et l'Analyse économique et Sociale emet des doutes sur la politique mise en place dans cette zone  : "il y a un flou absolu".

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  • Angola

Le pays enregistre 1572 cas de Covid-19 dont 70 morts.
 

  • Cameroun

Le Cameroun est le troisième pays le plus touché d'Afrique subsaharienne, derrière l'Afrique du Sud et le Nigéria avec 18 042 cas répertoriés dont 395 décès.

Depuis l'annonce de mesures, comme la fermeture des frontières ou l'interdiction des rassemblements, par le Premier ministre Joseph Dion Ngute le 13 mars, le gouvernement s'est contenté jeudi 2 avril de les proroger. Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDDHAC), l'une des principales organisations de la société civile, appelle les autorités à mettre en place un couvre-feu, exigeant un accompagnement financier pour les plus pauvres.

Cameroun : une partie de la population craint un relâchement

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Des dépistages systématiques organisés à Douala :
 

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  • République Démocratique du Congo (RDC)

9 436 cas sont confirmés dont 218 morts. En avril dernier, le centre politique, économique et diplomatique de Kinshasa, La Gombe, considéré comme l'épicentre de la pandémie de Covid-19, a été confiné. Le confinement a été levé fin mai.
 

Le 6 juillet, l'état d'urgence sanitaire a été de nouveau prolongé pour 15 jours, avec des critiques de plus en plus vives d'une partie du Parlement qui votait pour la sixième fois cette prolongation depuis mars. A l'Assemblée, des débats assez vifs ont opposé les partisans de la prolongation et les adversaires, qui ont dénoncé le maintien d'une mesure risquant "d'asphyxier le pays" et l'économie, en l'absence d'un plan gouvernemental de sortie de crise.

Le docteur Denis Mukwege, qui coordonne la riposte contre l'épidémie dans la région du Sud-Kivu, a demandé le 9 mai "un approvisionnement en urgence de tests avant le déclenchement de la courbe exponentielle épidémique."
 

Denis Mukwege : face au coronavirus, "l’Afrique a pris les mesures qu’il fallait"

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Le 8 juillet, le vice-ministre de la Santé Albert M'Peti Biyombo a dénoncé des "réseaux mafieux" au sein même de son ministère pour "détourner" des sommes allouées à la lutte contre l'épidémie de Covid-19. "Au ministère de la Santé il existe des solides réseaux mafieux créés à dessein pour détourner ces fonds", a-t'il écrit dans un "Mémorandum" de trois pages adressé au Premier ministre Sylvestre Ilunga. "Ces réseaux mafieux exigent des rétro-commissions jusqu'à hauteur de 35% auprès des structures bénéficiaires de ces fonds", dénonce-t'il.

A Kinshasa, les agents de santé en charge de la lutte contre l'épidémie de Covid-19 ont lancé lundi 6 juillet une "grève illimitée", accusant le ministère de la Santé de ne pas les payer depuis trois mois.

Le 20 juin, le chef de la lutte contre le coronavirus, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a affirmé n'avoir reçu que 1,4 million de dollars depuis l'apparition des premiers cas le 10 mars. 

 

  • Congo-Brazzaville

Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a annoncé jeudi 30 avril la prolongation jusqu'au 15 mai du confinement pour enrayer la propagation du coronavirus. Le Congo-Brazzaville (environ cinq millions d'habitants, 3664 cas officiellement déclarés dont 58 décès) a été  en confinement total du 31 mars au 3 mai. le 20 juin, le président a décidé de prolonger encore de 20 jours l'état d'urgence sanitaire.

Parmi les victimes de la maladie, une personnalité marquante de l'histoire du Congo, l’ancien président Jacques Joaquim Yhombi Opango, qui est décédé le 31 mars en France à l'âge de 81 ans, a indiqué sa famille à l’AFP.
 

L'opposant congolais Jean-Marie Michel Mokoko, 73 ans, condamné en 2018 à 20 ans de prison, a été hospitalisé le 2 juillet à Brazzaville. Ses avocats, s'inquiétant pour sa santé, demandent avec Amnesty International sa libération.
 

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Afin de limiter la propogation du virus, le gouvernement a annoncé une suspension "de tous les vols en provenance des pays à haut risque", ordonnant également la "fermeture des lieux de culte", des établissements scolaires ou encore des boîtes de nuit.​
 

  • Gabon

7923 cas de Covid-19 sont confirmés dont 51 morts. Malgré une courbe de contamination en ascension depuis mai, le Gabon a décidé un déconfinement progressif depuis le 30 juin.

Outre la reprise des vols internationaux à raison de deux vols par compagnie et par semaine, le gouvernement a annoncé la réouverture du transport sur l'ensemble du territoire national. La capitale Libreville, et ses environs étaient isolées du reste du pays depuis début avril. 

Le couvre-feu, appliqué sur l'ensemble du territoire entre 18h00 et 06h00 du matin depuis fin avril, va être aussi allégé. Il sera désormais interdit de circuler à partir de 20h00 et ce jusqu'à 05h00 du matin. 

Les autorités ont également annoncé la réouverture des restaurants qui disposent de terrasses et des hôtels sur l'ensemble du territoire, mais ont précisé que les bars et les discothèques resteront fermés.

(RE)voir : Au Gabon, des bars clandestins à Libreville :

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  • Guinée équatoriale

La Guinée équatoriale compte 4 821 cas déclarés dont 83 décès. 
 

Deux mois après que les deux principales villes du pays, Malabo et Bata, ont adopté des confinements stricts pour éviter la propagation de la pandémie de coronavirus, le "début du déconfinement sur tout le territoire national à partir du 15 juin", a été annoncé par un communiqué daté de vendredi et publié sur le site de la présidence.

Les vols intérieurs reprendront à la même date, notamment entre la région insulaire où se trouve la capitale, Malabo, et la partie continentale du pays où se situe le port de Bata.

Le port du masque et la distanciation sociale restent obligatoire dans les lieux publics.
Le 12 juillet, le pays annonce avoir acheté 1.000 doses de Remdesivir. Ce qui en fait "le premier pays africain à utiliser" ce médicament "pour les patients graves de covid-19", selon le site officiel du gouvernement.

Le pays, dirigé depuis 40 ans par le président Teodoro Obiang Nguema, est critiqué par certaines organisations internationales pour sa gestion opaque de la crise sanitaire. Les autorités ne publient pas quotidiennement le bilan des nouvelles contaminations, contrairement à la plupart des autres pays de la région. Début juin, Malabo a exigé le départ de son territoire de la représentante de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qu'il accusait d'avoir falsifié les données concernant le nombre de contaminations. 

 

  • République centrafricaine

La Centrafrique a enregistré son premier décès attribué au coronavirus le 25 mai. Avec 4 641 cas et 59 morts, le pays, classé parmi les plus pauvres au monde et ravagé par une guerre civile depuis 2013, est particulièrement mal armé pour faire face à l'épidémie.

En l’absence d'infrastructures hospitalières suffisantes, la riposte est principalement axée sur la prévention: fermeture des frontières terrestres et aériennes, fermeture des bars, discothèques, limitation des attroupements…

Ce foyer recueillant des enfants des rues a préféré opter pour un confinement total pour les protéger :

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Bangui impose une quarantaine aux voyageurs provenant des pays infectés par le coronavirus et interdit tous les voyages vers les pays touchés par le Covid-19.
 

  • Tchad

On compte 942 cas, dont 76 décès dans le pays qui a annoncé la réouverture de son espace aérien pour les vols internationaux depuis le 1er août

Fin juin, le pays a amorcé un début d'allègement des mesures qui étaient jusqu'à alors appliquées pour lutter contre la propagation du virus. Le gouvernement a notamment autorisé la ré-ouverture des lieux de culte ainsi que les classes des examens et de l'université, fermés depuis trois mois. 

Depuis début mai, la capitale N'Djamena et 22 villes tchadiennes sont isolées du reste du pays.

Les Tchadiens qui ne respectent pas l'obligation de porter un masque dans les lieux publics sont passibles d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 15 jours, selon un arrêté du gouvernement signé dimanche 10 mai.  
 

L'Afrique du Sud pays le plus touché

 

  • Afrique du Sud

L'Afrique du Sud est le pays le plus touché par le virus sur le continent africain avec des 553 188 cas de Covid-19 dont 10 210 décès, devenant ainsi le cinquième pays le plus touché au monde.
 

Pour autant, le pays a amorcé le 1er mai un prudent déconfinement. Un million et demi de personnes ont été autorisées à reprendre le travail, sous stricte protection sanitaire, dans des secteurs comme le bâtiment, le textile ou la maintenance. Mais l'essentiel des restrictions est resté en place.

Des test pour un éventuel vaccin sont mis en place depuis la fin juin.

(RE)voir : Vaccin contre le coronavirus en Afrique du Sud : polémique sur les essais cliniques

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Face à l'augmentation des cas, un couvre-feu entre 21h00 et 4h00 est à nouveau instauré dans tout le pays depuis le 13 juillet.

Cependant les compétitions sportives vont reprendre. Les 57 derniers matches de la saison du championnat sud-africain de football vont pouvoir avoir lieu dans la province du Gauteng, bien que la région soit l'épicentre de la pandémie de coronavirus dans le pays, ont annoncé lundi les autorités sportives. La ligue sud-africaine de football prévoit d'utiliser jusqu'à 11 stades et 14 terrains d'entraînement. Toutes les rencontres se dérouleront à huis clos et la plupart seront retransmises en direct. Mais la date de reprise exacte n'a pas été communiquée. 
 

Le Gauteng est une province située dans le nord de l'Afrique du Sud et dont la majeure partie du territoire est occupée par deux des plus grandes villes du pays: Pretoria et Johannesburg. La distanciation sociale y est compliquée pour de nombreux habitants.

 

  • Botswana

Le pays de 2,2 millions d'habitants en confinement depuis le 2 avril, comptabilise 804 cas confirmés de coronavirus dont 2 décès. Le déconfinement a commencé le 21 mai, avec la rouverture de tous les centres commerciaux. Le port du masque dans l'espace public a ainsi été rendu obligatoire, sous peine d'une amende de 5.000 pula (380 euros), et les déplacements entre les provinces du pays sont restées interdites jusqu'à nouvel ordre. Mais mi-juin, après un nouveau pic de contamination, la capitale Gaborone a nouvellement été confinée.
 

  • Eswatini (ex-Swaziland )​

3128 cas sont confirmés dont 55 décès dans ce petit royaume, dernière monarchie absolue d'Afrique. Le pays a qualifié l'épidémie "d'urgence nationale". Les compétitions sportives et les événements culturels ont été reportés à l'année prochaine.
Depuis le 4 juillet, vingt membres du gouvernement se sont isolés et travaillent depuis leur domicile, après la contamination de l'un d'entre-eux par le coronavirus. Lors d'un test de routine mardi 30 juin, le ministre des Transports et des Travaux publics, Ndlaluhlaza Ndwandwe, a découvert qu'il avait été infecté.

  • Lesotho

742 cas et 23 décès ont été rapportés dans le petit royaume, qui restait jusque-là le seul pays du continent épargné par la pandémie. Le premier cas positif a été identifié sur une série de 81 tests effectués début juin sur des personnes en provenance d'Afrique du Sud et d'Arabie saoudite, a déclaré le ministère dans un communiqué. 

Les autorités du petit pays montagneux enclavé dans l'Afrique du Sud ont imposé un confinement total de six semaines à leurs 2 millions d'habitants, qui a été levé le 6 mai. 

  • Namibie

2 802 cas dont 16 morts ont été répertoriés. Le pays a décrété l'état d'urgence.

 

  • Zambie

La Zambie compte 7903 cas de contaminations, dont 203 décès. Le 25 juin, le gouvernement annonce la rouverture de ses aéroports internationaux.
 

La Zambie a tourné pendant six semaines au ralenti après l'apparition des premiers cas de Covid-19 fin mars. Ses autorités avaient fermé frontières et écoles, interdit les rassemblements publics importants et mis à l'arrêt les secteurs jugés non essentiels de l'économie. Les écoles, les restaurants et les cinémas ont rouvert depuis, mais l'économie a lourdement souffert. 

Le président Lungu a chiffré ces pertes à 20,8 milliards de kwachas (environ 1 milliard d'euros), alors que la valeur des dépenses publiques a augmenté d'autant en raison de la dépréciation de la devise nationale. 

Selon la Chambre nationale zambienne des métiers, la pandémie de coronavirus a fait chuter de près d'un tiers les revenus miniers du pays, le deuxième producteur africain de cuivre.

 

  • Zimbabwe

4 575 cas ont été déclarés dont 84 morts. Selon les autorités sanitaires, le premier patient est rentré le 9 mars dernier dans son pays via Johannesburg (Afrique du Sud), après un séjour à New York. Il est mort le 23 mars. Il s'agissait d'un journaliste zimbabwéen de 30 ans.
Le confinement frappe durement la population. Privées de travail, des familles peinent à se nourrir comme on peut le voir ici, à Harare :

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Le ministre de la Santé a été limogé le 7 juillet. Il est soupçonné de malversations pour avoir octroyé, en violation des procédures, un contrat de 20 millions de dollars à une société de Dubaï pour la fourniture de tests de dépistage et d'équipements de protection contre le Covid-19. Le Dr Obadiah Moyo, 66 ans, a été arrêté en juin après une enquête menée par la commission anticorruption du pays. Remis en liberté sous caution, il doit comparaître le 31 juillet devant un tribunal.

Il est également mis en cause dans deux autres contrats d'achat d'équipements hospitaliers en 2019.

Pendant ce temps, le 6 juillet, des infirmiers en grève manifestaient devant l'hôpital de Harare réclamant une hausse de leurs salaires. Treize d'entre eux ont été arrêtés.

 

L'inquiétude gagne l'ouest du continent

 

  • Sénégal

Le Sénégal enregistre 11 003 cas de contamination et 229 morts au coronavirus, depuis la découverte d’un premier cas, le 2 mars dernier.

La première victime, Pape Diouf, l'ex-entraîneur de football, est décédé dans un hôpital de Dakar le 31 mars.
 

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Le président sénégalais Macky Sall a annoncé lundi 11 mai un assouplissement des mesures de restriction adoptées contre le Covid-19, à commencer par une réduction du couvre-feu nocturne à partir de mardi et la réouverture des lieux de culte.

A partir du 29 juin le couvre-feu et l'état d'urgence instaurés contre le Covid-19 ont été levés. Le pays a également décidé de rouvrir son espace aérien aux vols internationaux réguliers à partir du 15 juillet.

Cependant, la rentrée des classes n'aura pas lieu à la date prévue :

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Touché par le virus, le président Macky Sall est resté en quarantaine dont il est sorti le 9 juillet dernier.
 

  • À (re)voir : Coronavirus au Sénégal : à Dakar, les enfants des rues tentent d'échapper au virus​
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  • Bénin 

Le Bénin enregistre 1 936 cas de coronavirus dont 38 décès. Le premier cas avait été diagnostiqué lundi 16 mars.

Le gouvernement a rendu le port du masque obligatoire dans 12 communes dont la capitale économique, Cotonou depuis mercredi 6 avril ce qui a provoqué une rupture des stocks. Malgré l'épidémie, les élections municipales ont eu lieu le 25 mai dernier.

Le pays est en pointe pour développer des solutions innovantes pour combattre les virus . Un médecin béninois a mis en place le Réseau d’échange entre médecins d’Afrique (REMA). Cette application, disponible sous Android et en septembre sous IOS, fournit aux professionnels de santé un service de collaboration médicale à distance. Lancé en 2017 par le docteur Sedric Degbo, médecin béninois, le réseau est présent dans de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest.
 

 

  • Burkina Faso

Ce pays sahélien de 20 millions d'habitants compte 1 175 cas confirmés dont 54 décès.
 

Les autorités ont imposé un couvre-feu sur l’ensemble du pays tandis qu’une douzaine de villes enregistrant au moins un cas ont été mises en quarantaine. Un état d’urgence sanitaire a été décrété, les rassemblements de plus de cinquante personnes interdits, les frontières fermées, tout comme les marchés, les écoles et les lieux de culte. Comme au Maroc, le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré a gracié jeudi 3 avril,  1207 détenus pour freiner la propagation du coronavirus dans les prisons.

Privés d'école et de moyens pour vivre à cause du confinement qui a donné un coup d'arrêt à l'économie informelle, beaucoup d'enfants sont allés travailler dans les carrières de granit :

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  • Cap-Vert

L'archipel compte  2 835 cas déclarés, à Praia, la capitale, mais aussi sur l'île de Boa Vista, dont 32 morts.

L’état d’urgence a été levé le 30 mai dans l’ensemble de l’archipel mais le retour à la normale se fait de façon progressive et dans le respect des mesures restrictives en vigueur, notamment dans l’île de Santiago, qui concentre la très grande majorité des cas positifs de Covid-19.

Les frontières extérieures aériennes demeurent fermées jusqu’au mois d’août. Les liaisons aériennes intérieures devraient en revanche reprendre à compter de la semaine du 13 juillet. Les liaisons maritimes inter-îles sont appelées à reprendre progressivement, à l’exception des liaisons depuis et vers Praia, qui ne seront pas desservies jusqu’à nouvel ordre.
 
  • Côte d'Ivoire

Le nombre de cas confirmés est de 16 620, dont 104 décès. Le 15 juillet, le conseil national de Sécurité ivoirien a décidé de lever le confinement du Grand Abidjan, foyer de la pandémie. En effet, depuis le 26 mars, les transports de particuliers mais aussi de marchandises non-essentielles étaient interdits entre le Grand Abidjan et le reste du pays.

La levée de l'isolement d'Abidjan a été décidée car l'intérieur du pays compte désormais cinq centres opérationnels de prise en charge des malades, et bien que "les mesures barrière, le port du masque et la distanciation physique, ne (soient) pas respectées par les populations", notamment dans le Grand Abidjan, où "moins de 10% de la population porte le masque", est-il expliqué.

Le confinement a aggravé la pauvreté. De nombreuses personnalités ont organisé des actions d'aide comme le célèbre footballeur Didier Drogba :

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Le gouvernement installe des centres de dépistages, mais les réactions de la population sont hostiles comme on a pu le constater ce lundi 6 avril dans un quartier d'Abidjan :

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D'autres mesures sécuritaires sont maintenues : l'état d'urgence est prolongé jusqu'au 30 juillet, les frontières terrestres et maritimes restent fermées (les frontières aériennes ayant été rouvertes le 1er juillet), ainsi que les bars, boîtes de nuit, cinémas et lieux de spectacle.
 

Les autorités soulignent que le taux de décès des malades du coronavirus, "à 0,7%", est "l'un des plus faibles en Afrique, en raison de la stratégie d'identification précoce et de prise en charge anticipée et gratuite des malades"

"Le nombre de cas positifs continue de croître, en raison de la hausse du nombre de personnes testées par jour, mais le taux de positivité enregistre une baisse relative pour s'établir en moyenne autour de 15% à 20% contre 41% à la mi-juin", explique le Conseil National de Sécurité.

 

  • Gambie

Le pays compte 1090 cas de coronavirus dont 16 décès. L'état d'urgence sanitaire était toujours en place. Le 4 juin, il avait été assoupli mais au 1er juillet, le gouvernement l'a re-instauré pour une durée de 7 jours. Cependant les lieux de culte sont à nouveau accessibles et les marchés ont rouvert entre 6 heures du matin et 6 heures du soir.

  • Ghana

40 533 cas de coronavirus ont été recensés au Ghana dont 206 morts.

Les frontières sont fermées.  Seuls les vols affrétés ou soutenus par les ambassades sont autorisés en sortie uniquement. Le confinement des deux principales villes du pays, Accra et Kumasi a été levé début juillet. Cependant le port du masque est toujours obligatoire.

Le 3 juillet, le ministre du commerce Kingsley Ahenkorah a été obligé de démissionner pour ne pas avoir respecté les gestes barrières : "Le secrétaire d'Etat a reconnu qu'il avait enfreint les règles d'auto-isolement qui prévalent en cas d'infection au nouveau coronavirus, en allant faire campagne dans les bureaux d'enregistrement électoraux", en vue des élections législatives auxquelles il est candidat sous les couleurs du parti présidentiel, a expliqué la présidence.  Le 5 juillet, le chef de l'état, positif au Covid-19 après un dépistage, s'est mis en auto-confinement pendant 14 jours.

  • Guinée

Les autorités sanitaires du pays ont enregistré 7 875 cas dont 50 décès.

Le secrétaire général du gouvernement guinéen, Sekou Kourouma, un proche du président Alpha Condé, est décédé après avoir contracté la maladie du Covid-19 qui a tué "plusieurs hauts cadres de l'Etat" en Guinée, a annoncé dimanche 19 avril, le gouvernement guinéen dans un communiqué.

L'état d'urgence est maintenu uniquement pour le Grand Conakry. Toutes les frontières restent fermées jusqu'au 15 juillet. Les classes d'examen et les universités ont pu à nouveau accueillir des étudiants depuis le 29 juin. Les lieux de culte ont pu également rouvrir. Le port du masque est obligatoire.

De nombreux secteurs ont été fragilisés par la pandémie, notamment le sport comme on peut le voir dans ce reportage :
 

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  • Guinée Bissau

2052 cas dans le pays  dont 29 décès. Le président Umaro Sissoco Embalo a déclaré par décret présidentiel "l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire national" depuis le dimanche 29 mars. Le 25 juin l'état d'urgence sanitaire a été prolongé d'un mois. Le couvre-feu, en vigueur de 20h00 à 06h00 du matin, a par contre été supprimé.

Le pays se déconfine petit à petit. Les lieux de culte peuvent désormais accueillir des fidèles depuis le 10 juillet à minuit. Le gouvernement a, parallèlement à cette réouverture des "mosquées, églises et autres lieux de culte", autorisé la reprise des rassemblements pour des évènements comme les mariages, les baptêmes ou les obsèques.

  • Liberia

Le pays a officiellement déclaré 1 234 cas de contamination et 79 morts.
L'aéroport de Monrovia a été ouvert le 29 juin après plus de 3 mois d'interruption des vols. Malgré les fortes pressions s'exerçant sur les autorités pour qu'elles allègent les restrictions en raison de leur impact sur l'économie, le président George Weah a annoncé dans la foulée un renforcement du couvre-feu nocturne et une prolongation de l'état d'urgence.
 

  • Mali

Le pays a 2 565 personnes infectées dont 125 morts. Selon le ministère de la Santé malien, 80% des cas sont à Bamako. Le confinement a été levé le 11 mai. La rentrée des classes, prévue le 2 juin a été boycottée par les enseignants.

(Re)voir notre reportage à Bamako : Au Mali, vers le retour de la chloroquine ?
 

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Le Mali fait face à d'énormes difficultés pour gérer cette pandémie comme on peut le voir sur ces images tournées à Mopti où le tout récent hôpital Sominé Dolo doit faire face à un nombre accru de blessés par balles, dues aux violences intercommunautaires : 682 patients, des civils et des combattants, ont été admis l’an dernier, soit quatre fois plus qu’en 2018. Une charge de travail importante, aggravée par l’épidémie de coronavirus.

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  • Mauritanie

Le pays comptabilise 6510 cas dont 157 décès.

Dès le 21 mars, le gouvernement avait déjà annoncé la "fermeture des écoles publiques et privées, y compris les universités et les instituts, pour une période d'une semaine qui peut faire l'objet d'une réévaluation". Le couvre-feu nocturne instauré depuis mars, a été levé à partir de vendredi 10 juillet et la circulation, qui avait été interdite entre les régions pour faire barrage à la pandémie de coronavirus, a été rétablie. Les vols intérieurs sont également rétablis à partir du même jour.
 

En revanche, le pays maintient ses frontières terrestres, aériennes et maritimes fermées et continuera à imposer le port du masque dans les lieux publics et à interdire les rassemblements.

 

  • Niger

1 157 cas répertoriés dont 69 morts.

Ce pays du Sahel avait enregistré jeudi 19 mars son premier cas de coronavirus. Il s'agit d'un homme arrivé à Niamey en provenance du Togo. Il serait passé par le Ghana, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso, a annoncé le ministre de la Santé.

Le 3 avril, le président Mahamadou Issoufou demandait "un plan Marshall pour l'Afrique". L'Etat nigérien estime à 600 milliards FCFA (900 millions d'euros), soit 7,4% de son PIB, les besoins financiers pour la lutte contre l'épidémie et pour soutenir l'économie et la population de ce pays sahélien. "Même les pays plus développés sont débordés. Nos moyens sont plus faibles, nos systèmes de santé sont plus fragiles. Donc on a besoin d'une expression très forte de la solidarité internationale pour faire face à cette crise" a-t-il déclaré .

Le 17 mars déjà, le Niger a fermé ses établissements d'enseignement, ses frontières terrestres avec ses sept voisins et les aéroports de Niamey et Zinder (sud) afin d'éviter d'être touché par le virus. Le 13 mai, le couvre-feu a été levé et les lieux de culte rouverts. Le 3 mai, le ministre du Travail, Mohamed Ben Omar, est mort des conséquences du Covid-19. Il avait 55 ans.

 

  • Nigeria

Le Nigeria enregistre 46 140 cas confirmés de coronavirus dont 942 morts.

La première économie d'Afrique, largement dépendante du pétrole, pourrait bien subir de plein fouet les effets de l'épidémie mondiale en 2020. 
"La conséquence, c'est qu'il y aura une baisse des revenus dans le budget, ce qui signifie une réduction de la taille du budget", a déclaré Zainab Ahmed, la ministre des Finances.
 

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A lire : Coronavirus et cours du pétrole mettent le Nigeria en difficulté

La capitale Abuja et la mégalopole de Lagos (une des 10 plus grandes villes au monde s'étendant sur 1000 km2 et avec une population de 20 millions d'habitants) ont été confinées.
Kano, la ville la plus peuplée du nord avec près de 10 millions d'habitants, qui avait été témoin de centaines de morts, en particulier parmi les personnes âgées, a décidé de lever le confinement le 3 juillet. Le gouverneur s ouhaite rendre obligatoire le port du masque et faire respecter de strictes mesures de distanciation physique et d'hygiène, mais cela semble particulièrement compliqué à appliquer dans cette région très chaude, où l'immense majorité de la population vit d'activités informelles.

Les vols intérieurs ont repris le 8 juillet. Le ministre de l'aviation a également précisé que les aéroports de Kano (nord) et de Port- Harcourt (sud) notamment rouvraient les 11 et 15 juillet, mais que les vols internationaux restent interdits.

Lundi 13 juillet, les médecins de Lagos ont entamé lundi une grève d'avertissement de trois jours pour protester contre leurs conditions de travail, en soulignant que le personnel traitant du coronavirus n'est pas impliqué dans le mouvement. Plus de 800 travailleurs de la santé ont été infectés par le virus, selon le Centre nigérian de contrôle des maladies. L'Association médicale nigériane - le principal organisme de médecins du pays - a lancé ou menacé de lancer une série de grèves pendant la pandémie pour des raisons de sécurité.

 

  • Sao Tomé-et-Principe

Cette petite île est désormais elle aussi touchée par l'épidémie, les premiers cas ont été décelés le 4 avril et le premier décès le 30 avril. 878 cas sont confirmés, dont 15 décès. Le pays a décrété l'état d'urgence sanitaire au 17 mars et ses frontières sont fermées.
 

  • Sierra Leone

Le pays compte 1 895 cas de coronavirus dont 68 morts. Le président Julius Maada Bio a annoncé la réouverture des églises et des mosquées à partir du 13 juillet. 

L'aéroport de Freetown sera également ouvert aux vols commerciaux à partir du 22 juillet, a déclaré le président Bio dans un message télévisé.

Le pays ouest-africain de 7,5 millions d'habitants avait en mars pris des mesures pour arrêter la progression du coronavirus incluant la fermeture des écoles et des lieux de culte et des restrictions sur les voyages.

Ces mesures ont été allégées en juin avec une reprise des déplacements dans l'intérieur du pays et une réduction de la durée du couvre-feu. 

  • Togo

1046 cas sont connus dont 23 décès. Le président togolais Faure Gnassingbé a décrété le 2 avril "l’état d’urgence sanitaire" pour éviter la propagation du coronavirus, qui a déjà fait deux morts dans le pays.

Le président a également annoncé la mise en place d'un couvre-feu entre 20h et 6h00 du matin à compter du 2 avril 2020 et ce, jusqu’à nouvel ordre. Il a également annoncé la création d’une unité spéciale anti-pandémie composée de 5.000 agents des forces de défense et de sécurité.

Couvre-feu et tensions à Lomé :

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En mai, les détenus de la prison de Lomé se sont révoltés inquiets face à la propagation du virus.

Les frontières sont toujours fermées et le couvre-feu a été levé fin juin.

L'Afrique de l'Est également touchée

 

  • Malawi

Epargné jusqu'au 2 avril, le Malawi a rejoint la liste des pays africains touchés par la pandémie en annonçant les trois premiers cas confirmés de contamination sur son territoire. Ils sont désormais 4624, dont 143 décès.
Les célébrations pour l'indépendance du 5 juillet ont été annullées. Le nouveau président Chakwera, qui a prêté serment le 28 juin, a préférer également annuller les cérémonies prévues pour sa prestation de serment. Depuis la fin du mois de juin le pays a connu un pic de contamination. Au moins 64 % de ces nouvelles contaminations se sont produites par "transmission communautaire", c'est-à-dire au sein des familles et des populations locales, selon les statistiques officielles.

En avril, des milliers de Malawites, qui survivent au jour le jour du commerce informel, étaient descendus dans les rues pour s'opposer au confinement décrété par le président Mutharika.

La justice leur avait donné raison en suspendant sine die l'ordre présidentiel, au motif qu'il ne prévoyait aucune aide à ceux qui auraient été privés de leurs revenus.

  • Burundi

Le pays compte 405 cas de coronavirus dont un décès. Le représentant de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Burundi et trois autres experts ont été expulsés du pays mi-mai.

(RE) lire : Le gouvernement ordonne l'expulsion d'experts de l'OMS
 
 

  • Djibouti

5 338 cas ont été identifiés et 59 personnes ont succombés à la maladie.
 

  • Éthiopie

Le pays compte 22 253 personnes atteintes du Covid-19 dont 390 décès.

 

  • Erythrée

Le pays compte 285 cas et aucun mort. En Érythrée, le premier patient avéré est un citoyen âgé de 39 ans arrivé de Norvège. 

 

  • Kenya

Le pays compte officiellement 25 837 cas certifiés de coronavirus dont 418 morts, pour la plupart à Nairobi et sur la côte. C'est le deuxième pays le plus touché d'Afrique de l'Est, après l'île Maurice.

Lundi 6 avril, le président Uhuru Kenyatta, a interdit les déplacements vers et au départ des quatre principaux foyers de contamination Covid-19 dans le pays, dont la capitale Nairobi. 

Les autorités kényanes ont aussi fermé les frontières, les établissements scolaires, et incité les gens à privilégier le télétravail et éviter les rassemblements.
L'année scolaire qui court de janvier à octobre, est considérée comme perdue, les écoles ne rouvriront qu'en janvier 2021.

Ces mesures ont porté un coup fatal au tourisme, une des principales sources de revenus pour certaines communautés :

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Le président Uhuru Kenyatta a annoncé lundi 6 juillet une réouverture graduelle du pays, avec la reprise des vols internationaux le 1er août et la levée de l'interdiction d'entrer ou de sortir des deux plus grandes villes du pays et principaux foyers de l'épidémie, Nairobi et Mombasa, ainsi que du comté de Mandera (nord-est).

Il a toutefois reconduit pour 30 jours le couvre-feu en vigueur de 21h00 à 04h00 sur l'ensemble du territoire.

 

  • Mozambique

L'ancienne colonie portugaise connaît 2241 cas avérés de contamination dont 16 morts. La pandémie a contrait quatorze groupes miniers à suspendre leurs activités. 4000 ouvriers ont été mis au chômage technique depuis avril. Pour la première fois, la plus grande mine de rubis au monde, située au nord du pays, Montepuez Ruby Mining, a annullé une vente au mois de juin.

 

  • Ouganda

Le pays compte 1 267 cas avérés de Covid-19, dont 6 morts. 
Le premier cas confirmé en Ouganda a été officialisé dimanche 22 mars par la ministre de la Santé, Jane Ruth Aceng, qui a précisé qu’il s’agissait d’un homme arrivé de Dubaï.

Le gouvernement a commencé à distribuer de la nourriture aux personnes les plus démunies de la capitale Kampala et sa région où, comme dans tout le pays, le confinement a été décrété pour cause de nouveau coronavirus. Depuis le confinement, de nombreux Ougandais qui vivent au jour-le-jour, ont du mal à se nourrir.

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 Le 10 juin, le président Yoweri Museveni a déclaré que le pays préparait un hôpital de campagne de 40 000 lits au stade Namboole, dans la capitale, Kampala, pour les patients atteints de coronavirus. Le ministère de la santé avait initialement prévu une installation de 9 000 lits, mais il a donné l'ordre d'augmenter la capacité.
 

  • Rwanda

Le Rwanda enregistre 2134 cas de coronavirus dont 6 morts. Le confinement général, instauré le 22 mars, a été assoupli le 4 mai. A Kigali, les rwandais ont pu à nouveau se rendre à leur travail. Toute fois le couvre-feu est maintenu entre 20h00 et 5h00. Ecoles et universités restent fermées jusqu’en septembre, lieux de culte fermés jusqu’à nouvel ordre, le port du masque est  obligatoire en public.

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Le gouvernement a imposé aux ministres et hauts fonctionnaires rwandais de renoncer à leur salaire en avril. Cet argent sera affecté à des programmes sociaux pour aider les plus pauvres à résister à l'impact de la crise économique liée au nouveau coronavirus, a annoncé le gouvernement dimanche 6 avril.

Tous les déplacements non essentiels sont interdits, les transports sont suspendus, les commerces fermés et les frontières ont été fermées. Les agriculteurs continuent à produire et fournir le pays. 
 

  • Somalie

Mogadiscio connait 3 227 cas dont 93 morts.

Dans la foulée de l'annonce de son premier cas, la Somalie a décidé d'interdire tous les vols internationaux - y compris pour les avions cargo - au départ et à l'arrivée du pays. Seuls les vols à caractère humanitaire ne sont pas concernés.

En Somalie, on essaie de fabriquer sur place des respirateurs :
 

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Et pour cause de pandémie, l'inauguration du théâtre national de Mogadiscio s'est faite le 4 juillet dernier sans les célébrations qu'aurait souhaitées le président :

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  • Tanzanie

Le nombre de cas confirmés de Covid-19 s'élève à 509 dont 21 décès. Les chiffres n'ont pas bougé depuis le 14 juin ce qui interroge sur la comptabilisation des cas et leur communication par le gouvernement.
Le 14 juin, les matchs de football ont repris, ce qui a fait de la Tanzanie, le premier pays africain à redémarrer son championnat de football après l'avoir interrompu à la mi-mars en raison de la pandémie de coronavirus.
 

Les enfants et les supporters les plus âgés, considérés comme les plus vulnérables face au Covid-19, sont ainsi bannis des stades.

Les supporters présents dans les tribunes doivent eux porter un masque, se laver les mains avec du gel désinfectant ou un savon et se soumettre à un contrôle de température. La distanciation sociale est de rigueur dans les gradins, et les vestiaires sont désinfectés avant et après chaque match.

 

L'Océan Indien n'est pas épargné par le Covid-19

 

  • L'Union des Comores

399 cas sont répertoriés. La maladie a fait 7 morts.
Le président de l'Union des Comores, Azali Assoumani, a annoncé ce 30 avril le premier cas de Covid-19 dans le pays. Le premier mort a été recensé le 7 mai.

Il s'agissait, selon  le chef de l'État, d’un "compatriote âgé de 50 ans vivant aux Comores ayant côtoyé un ressortissant franco-comorien, qui a séjourné dans le pays à partir 18 mars 2020".

Mais de nombreux comoriens malades tentent de se faire soigner dans l'île de Mayotte voisine, ce qui provoque la colère des habitants.
De son côté Comores refuse d'accueillir les clandestins refoulés par Mayotte. Le 20 mai, la France demandait aux Comores de recommencer à accueillir des clandestins expulsés depuis le département français de Mayotte après la mise en place de "garanties sanitaire" pour faire face à l'épidémie de Covid-19.
 

  • Madagascar

Le pays a enregistré 12 922 cas le 7 août, dont 141 morts.

La capitale Antananarivo est à nouveau placée en confinement depuis le 5 juillet. La région d'Analamanga (dont fait partie la capitale) est fermée à toute circulation jusqu'au 20 juillet. Seule une personne par foyer a le droit de sortir.

Le confinement de la capitale a généré l'exode urbain d'un grand nombre de travailleurs migrants :

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Une journaliste a été arrêtée pour avoir critiqué la gestion de l'épidémie de coronavirus :

(RE) lire : La journaliste Arphine Rahelisoa placée en détention

À Madagascar, le président Andry Rajoelina n'a pas annoncé une simple piste dans la lutte contre le coronavirus, mais un "remède". Le nom de ce traitement miracle ? Covid-Organics. Une décoction, une tisane biologique, réalisée à partir de plantes malgaches. L'une d'elles : l'artémisia, connue pour soigner le paludisme. La recherche malgache a-t-elle eu raison du Covid-19 ?

(Re)voir : Coronavirus à Madagascar : le Covid-Organics, un "remède" à l'artémisia efficace ? [à vrai dire]​

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  • Île Maurice

344 cas ont été déclarés sur l'île, 10 personnes en sont mortes. Parmi les malades mauriciens, quelques cas très jeunes. Le 1er avril une Mauricienne de 20 ans est décédée. Un bébé de quatre mois a été déclaré positif.

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a déclaré que le couvre-feu sanitaire, en place depuis le 23 mars à 20h, sera étendu jusqu’au mercredi 15 avril. Les supermarchés ont rouvert le 2 avril. Le gouvernement a divisé la population en trois groupes par ordre alphabétique et chacun n'est autorisé à faire des courses que deux jours par semaine.
L'île est complètement déconfinée depuis le 15 juin, mais les frontières restent fermées jusqu'au 31 août.
Depuis le 3 juillet, le gouvernement a fait rapatrier plus de 600 de ses ressortissants qui sont tous confinés dans des hôtels en attendant la fin de leur quarantaine.
 

  • Seychelles

126 cas sont déclarés et aucun décès.
L'archipel a été confiné pendant 3 semaines au début d'avril après la confirmation des trois premiers cas de Covid-19. Les restrictions sur les mouvements s'appliquaient à Mahé, l'île principale, sur laquelle ont été détectées tous les cas de coronavirus, mais aussi à Praslin et La Digue, les deuxième et troisième îles les plus peuplées.

Début mai, le gouvernement a levé les restrictions sur les déplacements et la plupart des commerces ont rouvert. Nombre de Seychellois ont commencé à retourner travailler. Peu d'entre eux portaient des masques.

Les Seychelles vont pouvoir accueillir à nouveau des touristes, s'ils ont effectué un test de depistage 72 heures avant leur départ, à partir du 1 er août.

 

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