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Côte d'Ivoire : mort de DJ Arafat, star du coupé-décalé

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©TV5Monde

DJ Arafat, roi du coupé-décalé et de l'Afrique francophone, est mort lundi 12 août 2019 des suites d'un accident de la circulation survenu dans la nuit de dimanche à lundi. Le chanteur ivoirien, Ange Didier Huon de son vrai nom, était âgé de 33 ans.

Sur son compte Twitter,  "Décès de l'artiste DJ Arafat, de son vrai nom Houon Ange Didier, ce lundi 12 août à 8 heures (locales et GMT), des suites d'un accident de la circulation qui s'est produit dans la nuit de dimanche", à lundi à Abidjan, indique la Radio-Télévision publique ivoirienne.
 

Selon des messages et des photos qui circulent sur les réseaux sociaux, DJ Arafat pilotait une moto lorsqu'il a percuté une voiture dans la nuit.

Le ministre ivoirien de la Culture Maurice Kouakou Bandaman "présente ses condoléances à la famille et aux mélomanes", et des dispositions seront prises pour "un hommage à l'artiste", selon un communiqué diffusé par la RTI.

On est tous sous le choc. [DJ Arafat était] au top niveau depuis 15 ans et son premier tube "Jonathan". C'était impressionnant.

Ickx Fontaine, producteur et spécialiste du hip hop, à l'AFP

"On est tous sous le choc", a témoigné auprès de l'AFP Ickx Fontaine, producteur et spécialiste du hip hop. DJ Arafat était "au top niveau depuis 15 ans et son premier tube Jonathan. C'était impressionnant".

"C’était un vrai chanteur et un batteur (...) il a donné un nouveau souffle au coupé-décalé", a-t-il estimé.

DJ Arafat avait été désigné "meilleur artiste de l'année" aux  Awards du coupé décalé en 2016 et 2017. 

À (re)lire :
Côte d'Ivoire : DJ Arafat règne en maître sur le coupé-décalé
 

Une foule d'un millier de fans en pleurs était rassemblée lundi après-midi devant la polyclinique des Deux Plateaux à Cocody, où est décédé le chanteur, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Incrédules à l'annonce de sa mort, des fans scandaient "Arafat ne peut pas mourir". La police tentait de les contenir, non sans difficulté.

"Il faisait le buzz"

DJ Arafat était "un monument de la musique ivoirienne", "il donnait des concerts dans toute l'Afrique", a témoigné Ozone, un producteur de hip hop et animateur de télévision.

"Il avait un charisme naturel", "il restera une force pour la musique ivoirienne et africaine", a-t-il jugé.

Selon Scovik, un manager de coupé-décalé, DJ Arafat, qui était un grand amateur de moto, a été victime d'un traumatisme crânien après avoir percuté une voiture dans le quartier d'Angré (nord d'Abidjan). Il a été transporté à l'hôpital dans le coma, avant de décéder au matin.

DJ Arafat était né dans le milieu de la musique d'une mère chanteuse, et d'un père ingénieur du son réputé.

Il avait débuté au début des années 2000 comme DJ dans les clubs de la rue Princesse à Yopougon, un des hauts-lieux de la nuit abidjanaise, et s'était rapidement fait connaître.

"Il avait un son particulier, il a accéléré le coupé-décalé et il a apporté une autre façon de danser, spectaculaire", a souligné le manager Skovik. "Il était aussi doué pour le marketing, il faisait le buzz, il fallait toujours qu'on parle de lui, il a toujours voulu être à la page". 

Parmi ses tubes, on peut retenir "Kpangor" (2005), "Zoropoto" (2011), "Enfant Béni" (2018). Son dernier single s'intitulait "Moto moto".

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