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Coupe du Monde 2018 - Nigeria : du talent et des doutes

Brillant lors des qualifications, le Nigeria est tombé dans un groupe difficile, avec la Croatie, l’Islande et l’Argentine pour adversaires. Les Super Eagles se présentent avec autant d’atouts que d’interrogations.

Le Nigeria arrive en Russie avec une réputation à défendre : celle de la nation africaine la plus régulière en phase finale de Coupe du monde. Depuis sa première apparition en phase finale, en 1994, le grand pays anglophone d’Afrique de l’Ouest n’a manqué qu’une seule édition, celle de 2006 en Allemagne, et atteint trois fois les huitièmes de finale : en 1994, battu par l’Italie après prolongations (1-2), en 1998, éliminé par le Danemark (1-4), et en 2014, sorti par la France (0-2). De quoi aiguiser les appétits de la Fédération nigériane de football, qui a désigné les demi-finales comme objectif aux Super Eagles. Alors, le sélectionneur Gernot Rohr et sa troupe ont-ils les moyens de satisfaire l’ambition des dirigeants de la NFF, désireux de voir leur équipe devenir la première d’Afrique à atteindre le dernier carré d’une Coupe du monde ?

Un savant mélange d’anciens et de nouveaux


Après avoir débuté sa préparation avec 29 joueurs, Gernot Rohr a progressivement réduit sa liste pour communiquer le jour J un ensemble cohérent de 23 éléments. La principale absence à déplorer est celle de l’ailier Moses Simon. Victime d’une déchirure à la cuisse, il a dû déclarer forfait. Joueur de poche, capable de faire de grosses différences par ses dribbles, le sociétaire de La Gantoise avait joué un rôle important lors de la phase de qualification. La défense camerounaise, notamment, se souvient de ses crochets courts. Plus que jamais, les Super Eagles s’appuieront sur le « mix » réussi par leur sélectionneur entre les rescapés de l’équipe championne d’Afrique de 2013 – sous la houlette du regretté Stephen Keshi – et la jeune génération, médaillée de bronze aux Jeux Olympiques de Rio 2016. L’escouade arrivée lundi en Russie compte six joueurs (Elderson Echiejile, Kenneth Omeruo, John Obi Mikel, Ogenyi Onazi, Ahmed Musa, Victor Moses) déjà présents en 2014, et un seul rescapé de 2010 (Echiejile). Parmi les cadres ayant émergé depuis, on citera les noms des binationaux William Troost-Ekong et Leon Balogun en charnière centrale, celui de Wilfred Ndidi au poste de milieu récupérateur et ceux d’Alex Iwobi et Kelechi Iheanacho aux avant-postes.

Des doutes dans le but et en pointe


Sans faille évidente, ce collectif n’est pas apparu sans faiblesse lors des matchs de préparation peu probants. Tenus en échec à domicile par une équipe locale de RD Congo (1-1), les Super Eagles ont ensuite subi deux défaites face à l’Angleterre (1-2) puis à la République tchèque (0-1). Peinant à imposer leur tempo, les Nigérians ont souvent donné l’impression de subir les événements. Les faiblesses entrevues dans certains secteurs du jeu se sont confirmées. Dans les buts, Gernot Rohr ne peut compter ni sur Carl Ikeme (Wolverhampton), victime d’une leucémie, ni sur le vétéran Vincent Enyeama, en panne complète de temps de jeu à Lille. Le jeune Francis Uzoho (Deportivo La Corogne) manque encore d’expérience. En attaque, l’habituel titulaire en pointe Odion Ighalo marque peu en sélection. Il n’est pas exclu de voir le staff trancher en faveur du longiligne Simeon Nwankwo, auteur d’une belle fin de saison avec Crotone et invité surprise de la liste des 23. Dans un groupe aussi difficile, le Nigeria n’a guère le droit à l’approximation.

Les 23 du Nigeria


Gardiens de but : Ikechukwu Ezenwa (Enyimba), Francis Uzoho (Deportivo La Corogne, Espagne), Daniel Akpeyi (Chippa United, Afrique du Sud).

Défenseurs : Abdullahi Shehu (Bursaspor, Turquie), Tyronne Ebuehi (ADO La Haye, Pays-Bas), Elderson Echiejile (Cercle Bruges, Belgique), Brian Idowu (Amkar Perm, Russie), Chidozie Awaziem (Nantes, France), William Troost-Ekong (Bursaspor, Turquie), Leon Balogun (Mayence, Allemagne), Kenneth Omeruo (Kasimpasa, Turquie).

Milieux de terrain : John Obi Mikel (Tianjin Teda, Chine), Ogenyi Onazi (Trabzonspor, Turquie), Wilfred Ndidi (Leicester City, Angleterre), Oghenekaro Etebo (Las Palmas, Espagne), John Ogu (Hapoël Be’er Sheva, Israël), Joel Obi (Torino, Italie).

Attaquants : Ahmed Musa (CSKA Moscou, Russie), Kelechi Iheanacho (Leicester City, Angleterre), Victor Moses (Chelsea, Angleterre), Odion Ighalo (Changchun Yatai, Chine), Alex Iwobi (Arsenal, Angleterre), Nwankwo Simeon (Crotone, Italie).

Le calendrier au Mondial


Samedi 16 juin, 21h00 (heure française) : Croatie – Nigeria, à Kaliningrad.
Vendredi 22 juin, 17h00 (heure française) : Nigeria – Islande, à Volgograd.
Mardi 26 juin, 20h00 (heure française) : Nigeria – Argentine, Saint-Pétersbourg.

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