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Coupe du monde 2026 : Le Maroc en pleine opération séduction

Candidat à l'organisation de la Coupe du monde 2026, le Maroc a déposé son dossier à la FIFA. Face aux arguments du ticket Etats-Unis-Canada-Mexique, le royaume chérifien joue la carte panafricaine et déploie sa diplomatie sportive.

Pour le Maroc, candidat à l’organisation de la Coupe du monde 2026, le compte à rebours a commencé. Opposé au ticket Etats-Unis-Canada-Mexique, le royaume chérifien a annoncé le dépôt de son dossier de candidature à la FIFA. Le document détaille notamment les sites officiels qui accueilleront la compétition, les projets d'aménagement liés à l'événement ainsi qu’un aperçu sur la situation des droits de l’homme dans le pays. Le mois prochain (17-19 avril), l'instance dirigeante du football mondial enverra au Maroc un groupe de travail. Ce dernier sera chargé d'évaluer les aspects techniques du dossier et de contrôler sur place les infrastructures existantes. Une fois cette étape passée, il restera moins de deux mois avant le vote des 207 Fédérations nationales (les 211 pays affiliés à la FIFA moins les quatre pays candidats), prévu le 13 juin. 104 voix seront alors nécessaires pour obtenir l’organisation du Mondial 2026.




L'Afrique, premier réservoir de voix à la FIFA 


Avant d'aborder cette dernière ligne droite, le pays du Maghreb a engagé plusieurs initiatives afin de s'assurer la conquête des voix africaines. « Notre candidature ne sera pas seulement marocaine, elle sera africaine », avait déclaré le président du comité de candidature, Moulay Hafid Elalamy, lors de la conférence de lancement du dossier marocain, le 23 janvier dernier.

Moulay Hafid Elalamy (Président du comité de candidature du Maroc)


L'enjeu est capital pour le Maroc : avec 54 Fédérations nationales affiliées à la FIFA, le continent africain constitue le premier réservoir de voix. Le symposium sur le football féminin, organisé à Marrakech du 5 au 7 mars dernier, a été l'occasion d'une intense activité diplomatique. Après avoir relancé les accords de coopération avec d'autres Fédération africaines, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, a joué à fond la carte de la concorde et du panafricanisme. Par ailleurs troisième vice-président de la CAF, le dirigeant a pris le soin de démentir les rumeurs prêtant au Maroc la volonté de récupérer l'organisation de la CAN 2019 et a assuré le Cameroun de son soutien dans l'organisation de l'événement.

Un Guinéen ambassadeur de la candidature marocaine


Cette stratégie ne s'arrête pas là. Le roi Mohamed VI a par exemple envoyé un émissaire au président de la Fédération guinéenne de football, Antonio Souaré, la semaine dernière. Incarnation parmi d'autres de la génération montante des dirigeants sportifs africains, le patron de la Feguifoot, qui siège dans des commissions permanentes de la CAF et de la FIFA, a été désigné ambassadeur de la candidature marocaine. Autre signal fort adressé par le Maroc à l'Afrique : l'envoi de deux de ses équipes nationales (les féminines et les olympiques) au Sénégal pour y disputer des rencontres de préparation. Un échange de bons procédés entre les deux pays, qui fait suite aux déclarations bienveillantes d'Augustin Senghor, le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), à propos de la candidature marocaine à l'organisation du Mondial 2026.

Avec l'Europe, la carte de la proximité


Après quatre candidatures infructueuses (en 1994, 1998, 2006 et 2010), le Maroc entend cette fois ne rien laisser au hasard. Si la FIFA a interdit à la Confédération africaine de football d'accorder un soutien formel à la candidature marocaine, le royaume chérifien a profité de l’assemblée générale de l’UEFA, le 26 février dernier à Bratislava (Slovaquie), pour vanter les mérites de son dossier. Le président de la FRMF y a rencontré Gianni Infantino, le président de la FIFA, et plusieurs dirigeants européens.

Fouzi Lekjaa (Président le la Férération royale marocaine de football) en compagnie de Gianni Infantino (Président de L'UEFA)


Le Maroc joue de sa grande proximité avec le Vieux Continent pour défendre l'idée d'un Mondial chaleureux et pratique pour les déplacements de supporters. Cette question de l'accueil du public sera l'une de celles que ne manqueront pas de poser les inspecteurs de la FIFA. Stades, hôtels, autoroutes, aéroports... : toutes les infrastructures requises seront passées au crible, avec d'autant plus de rigueur que la Coupe du Monde 2026 sera la première édition de l'histoire à rassembler 48 équipes.

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