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Éliminatoires CAN 2019 :une deuxième journée endeuillée

La deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2019 s’est disputée ce week-end à travers l’Afrique. Nous vous proposons d’en dresser le bilan, pour le meilleur et pour le pire.

Quatre premiers de la classe (Mali, Guinée, Mauritanie, Tunisie) font carton plein


Certaines tendances commencent à se dégager dans ces éliminatoires de la CAN 2019. Après deux journées, quatre équipes ont réussi à faire
un carton plein. Parmi ces premiers de la classe, la Mauritanie fait figure de belle surprise. En gros progrès ces dernières années, les
Mourabitounes ont remporté face au Burkina Faso (2-0)a leur deuxième victoire dans leur groupe. L’inhabituelle fébrilité de la défense
des Etalons les a certes bien aidés, mais ne saurait expliquer à elle seule cette victoire. Il faudra confirmer le mois prochain lors de
la double confrontation face à l'Angola, mais l’objectif d’une première qualification pour la CAN paraît désormais réalisable. Plus
attendues sont les présences dans ce tableau d'honneur de la Guinée, qui a battu la Centrafrique (1-0) à Conakry, du Mali et de la
Tunisie, faciles vainqueurs en déplacement, respectivement du Soudan du Sud (0-3) et du Swaziland (0-2). A l'opposé, la situation paraît
déjà compromise pour le Togo, tenu en échec à Lomé par le Bénin (0-0), et le Gabon, contraint au nul(1-1) à Libreville par le Burundi de
Saido Berahino, l'ex-international Espoirs anglais buteur pour sa première sélection.

Trois mondialistes à la relance (Egypte, Maroc, Nigeria)


Moins de deux mois après le coup de sifflet final de la Coupe du Monde 2018, les équipes mondialistes n’ont dans l’ensemble pas manqué
leurs retrouvailles avec les terrains. Outre la Tunisie, trois autres représentants du continent en Russie se sont imposés avec facilité.
Tous trois battus lors de la première journée, ces trois équipes se sont rassurées ce week-end : le Nigeria aux Seychelles (0-3),
l’Egypte face au Niger (6-0) et le Maroc contre le Malawi (3-0). Les habituels hommes forts, Ahmed Musa pour les Super Eagles, Hakim
Ziyech pour les Lions de l’Atlas, ont montré la voie en ouvrant la marque, tandis que Mohamed Salah réussissait un doublé pour les
Pharaons malgré deux penaltys ratés. Pour se prononcer plus avant sur la forme de ces sélections, on attendra toutefois de les revoir
face à des adversaires de plus gros calibre.

Une piqûre de rappel pour le Sénégal


Seule ombre au tableau, la contre-performance du Sénégal, incapable de ramener mieux qu'un match nul de Madagascar (2-2), à l'issue d'un
match spectaculaire précédé par une sanglante bousculade. Après avoir mené au score sur des inspirations de Moussa Konaté puis Keita
Baldé, les hommes d'Aliou Cissé ont été rejoints deux fois au score par de coriaces Barea. Déficients au milieu et fébriles en défense, à
commencer par le gardien de but Alfred Gomis, coupable d'une flagrante erreur de lecture de trajectoire sur la seconde égalisation,
réussie avec la complicité involontaire de Kalidou Koulibaly. Rien d'alarmant toutefois pour les Lions de Teranga, mais les boulons
devront être resserrés lors de la double confrontation face au Soudan, le mois prochain.

La Côte d'Ivoire démarre, le Ghana cale


Abonnés au dernier carré de la CAN une décennie durant, trois fois qualifiés pour la Coupe du monde (2006, 2010, 2014), la Côte d'Ivoire
et le Ghana se trouvent à la croisée des chemins, entre une transition générationnelle qui dure et des turbulences en coulisses. Ce
week-end, les deux équipes ont connu des fortunes diverses. Franchement inquiétants, les Black Stars se sont inclinés au Kenya, sur un
but contre son camp du défenseur Nicholas Opoku. Pas vraiment rassurants mais plus efficaces, les Eléphants sont allés s’imposer à
Kigali, grâce à des réalisations signées Jonathan Kodjia et Max-Alain Gradel. Désormais dirigés par le technicien du cru Ibrahima Kamara,
les coéquipiers de Serge Aurier devront valider ce succès le mois prochain lors de la double confrontation face à la Centrafrique.

Le Niger touche le fond


Samedi, le Niger a été écrasé par l’Egypte sur un score de tennis : 6-0. Il faut remonter près de quinze ans en arrière pour trouver
trace d'une pareille déculottée pour le Mena, déjà face à une équipe nord-africaine : l’Algérie, victorieuse sur un score similaire (6-0)
en ce 14 novembre 2003. Conscients du sentiment d’humiliation de leurs supporters, les joueurs ont tourné ensemble une vidéo. Dans cet
enregistrement, diffusé sur les réseaux sociaux, les hommes de François Zahoui commencent par s’excuser pour la prestation fournie, avant
de dénoncer longuement leurs conditions de travail sous les couleurs nationales. La question des primes de match (celles-ci ne seraient
pas payées depuis plus de deux ans) comme celle des conditions de voyage figurent au centre de leurs griefs.

Le Cameroun reste avec ses doutes


Ceux qui espéraient voir le Cameroun enclencher une nouvelle dynamique sous la direction de son nouveau sélectionneur Clarence Seedorf
devront encore patienter. Pour les grands débuts du technicien néerlandais sur le banc samedi aux Comores, les Lions Indomptables n'ont
évité la défaite que grâce à une absence défensive, bien exploitée par Stéphane Bahoken. Menés au score plus d'une heure durant sur le
synthétique première génération de Mitsamiouli, les champions d'Afrique en titre n'ont pas montré grand-chose, en tout cas pas davantage
que lors de leurs mornes sorties des derniers mois. A l’image de l’organisation de la CAN en elle-même, Seedorf et son staff ont beaucoup
de travail et peu de temps pour l’accomplir d’ici au mois de juin 2019.

Des conditions de sécurité en question


La rencontre Madagascar-Sénégal, dimanche à Antananarivo, a été précédée par une bousculade meurtrière, deux bonnes heures avant le coup d’envoi. Au bilan, au moins un mort et une quarantaine de blessés aux abords de l’enceinte. Les témoignages, recueillis par l’AFP, sont
accablants pour les organisateurs. « Je n’ai pas compris pourquoi il n’y avait qu’un seul portail ouvert alors que c’est un grand match
», s’interrogeait par exemple un supporter. La veille, à Bakau, le match entre la Gambie et l’Algérie avait débuté avec une bonne heure
de retard. Point de bousculade cette fois, mais un afflux de supporters massés par centaines sous les tribunes ou sur les pylônes
électriques du petit stade. Craignant pour la sécurité de son équipe, l’Algérie a fini par accepter de jouer la partie. Le drame a été
évité, mais ce ne sera pas toujours le cas. Après les échauffourées mortelles d'Uíge (Angola) et de Dakar (Sénégal) l'an passé, les mêmes
causes continuent de produire les mêmes effets. La Confédération africaine de football n'a pour l'heure pas réagi à ces débordements.
Étonnant.

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