France - Algérie : Emmanuel Macron "regrette" les "polémiques et malentendus"

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France - Algérie : Emmanuel Macron "regrette" les "polémiques et malentendus" (1)
Le président français Emmanuel Macron à l'Elysée, le 8 novembre 2021.
 
​ (AP Photo/Michel Euler, Pool)
Mis à jour le
9 novembre 2021 à 18:53
par TV5MONDE, AFP
Emmanuel Macron "regrette les polémiques et les malentendus" avec l'Algérie et "a le plus grand respect pour la nation algérienne" et "son histoire". C'est ce qu'indique l'Elysée ce mardi 9 novembre. Les récentes déclarations du président français avaient exacerbé les tensions avec Alger. 

"Le président de la République regrette les polémiques et les malentendus engendrés par les propos rapportés" et "il est fortement attaché au développement de la relation" entre la France et l'Algérie. C'est ce qu'a précisé un conseiller au cours d'un point presse consacré à la conférence sur la Libye organisée vendredi 5 novembre, à Paris.

Le président Macron a le plus grand respect pour la nation algérienne, pour son histoire et pour la souveraineté de l'Algérie.
Communiqué de l'Elysée

Emmanuel Macron avait déclenché la colère d'Alger après des propos rapportés le 2 octobre par le quotidien Le Monde accusant le système "politico-militaire" algérien d'entretenir une "rente mémorielle". Selon le président français, les autorités algériennes servent au peuple une "histoire officielle" qui "ne s'appuie pas sur des vérités"

D'après le quotidien, il avait également affirmé que "la construction de l'Algérie comme nation est un phénomène à regarder. Est-ce qu'il y avait une nation algérienne avant la colonisation française? Ça, c'est la question (...)".

Regret du président Macron

"Le président Macron a le plus grand respect pour la nation algérienne, pour son histoire et pour la souveraineté de l'Algérie", a souligné l'Elysée. Et il souhaite que la relation bilatérale se développe "au bénéfice des populations algérienne et française mais également pour répondre aux grands défis régionaux, à commencer par la Libye".

(Re)voir : réaction de notre correspondant à Alger, Khaled Drareni

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La présidence a précisé que le président algérien Abdelmadjid Tebboune était invité à la conférence de vendredi pour aider la Libye à redevenir un pays stable, notamment en préparant l'élection présidentielle en Libye, prévue le 24 décembre.

"L'Algérie est un acteur majeur dans la région et le président souhaite la participation du président Tebboune à cette conférence", selon le conseiller.

Abdelmajid Tebboune a prévenu samedi qu'il ne ferait pas "le premier pas" pour tenter d'apaiser les tensions avec son homologue français qui, avec ses propos, "a rouvert un vieux conflit de manière totalement inutile". "Pourquoi a-t-il dit ça? Je pense que c'était pour des raisons électorales stratégiques", a ajouté le président Tebboune dans un entretien à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

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