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Gabon : des voix s'élèvent contre la présidente de la Cour constitutionnelle

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TV5MONDE

Depuis mercredi, date de la modification constitutionnelle, les critiques fusent contre Marie Madeleine Mborantsuo. La présidente de la Cour. 

La société civile lui reproche sa partialité, en raison de ses liens avec la famille Bongo.

Marie Madeleine Mborantsuo préside la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du Gabon et ce depuis sa  création.
En 1991, Omar Bongo la place à la tête de la juridiction, la magistrate  est son ancienne maitresse et la mère de deux de ses enfants.
3M, comme on l'apelle ici, est une femme redoutée au Gabon. 
La Cour qu'elle préside est surnommée  la Tour de Pise car elle pencherait toujours du coté du pouvoir. 
Et il faut bien le dire, 3M n'a jamais contrarié le clan Bongo.
Déja en 2009, la Cour qu'elle incarne valide l'élection largement contestée d'Ali Bongo. 

En 2016, le scénario se répète.
 Jean Ping  revendique la victoire. Sans trop sans trop y croire, il dépose un recours pour contester les résultats.

« Je crains fort qu'un nouveau faux pas de la Cour constitutionnelle serait le facteur d'une instabilité profonde et durable du Gabon."  Jean Ping, rival d'Ali Bongo à la présidence du Gabon 

Mais Marie Madeleine Mborantsuo, sans surprise, confirme l'élection d'Ali Bongo.

"Est proclamé élu, Ali Bongo Ondimba."Marie-Madeleine Mborantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise 

Dernier épisode en date, la modification de la constitution sans referendum ni vote du parlement.  
Mercredi dernier, les 9 juges ont ajouté de leur propre chef un alinéa à la loi fondamentale. 
En résumé, il n'y a pas de vacance de pouvoir et le vice président peut remplacer Ali Bongo absent depuis plus trois semaines suite à un AVC.
Pour la société civile, c'est le coup de trop.

"C'est une façon de refuser l'application de la Constitution qui voudrait que la vacance du pouvoir soit constatée et que la présidente du Sénat assure l'intérim jusqu'à l'organisation des prochaines élections." Marc Ona, acteur de la société civile et président de l'ONG Brainforest 

La présidente du Sénat aux commandes ? Autrement dit,  la fin possible de 50 ans de mainmise de la famille Bongo sur le pays.
Marie Madeleine Mborantsuo est accusée par ses détracteurs d'avoir jouer son rôle pour éviter ce scénario.