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Guinée : le président annonce un projet de nouvelle Constitution, malgré la contestation

Un homme proteste contre un éventuel troisième mandant du président Alpha Condé (image d'illustration). Conakry, Guinée, 24 octobre 2019. © AP / Youssouf Bah

Le président guinéen Alpha Condé a annoncé, jeudi 19 décembre au soir, un projet de nouvelle Constitution qu'il soumettra à l'approbation des Guinéens à une date non précisée. L'opposition  crie au "coup d' État constitutionnel".

Depuis des semaines, la Guinée est le théâtre de manifestations de masse contre une révision de la Constitution, qui servirait la volonté d'Alpha Condé de briguer un énième mandat.

La présidence guinéenne a publié jeudi 19 décembre un projet de Constitution dont l'article 40 stipule que "le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de six ans, renouvelable une fois".

La question est cependant de savoir si cette disposition s'appliquerait à M. Condé, ou bien si les compteurs seraient remis à zéro avec l'adoption d'une nouvelle Constitution.

Le président Alpha Condé, élu en 2010 et réélu en 2015, s'est une nouvelle fois gardé de déclarer, lors d'une allocution télévisée, s'il comptait d'ailleurs briguer un troisième mandat fin 2020, comme l'intention lui en est largement prêtée.

Le mandat présidentiel est actuellement de cinq ans. Le projet "fera l'objet d'une large vulgarisation avant son adoption par le peuple souverain", a dit M. Condé, laissant entendre qu'il comptait le soumettre à un référendum dont la date n'a pas été précisée.

L'opposition crie au "coup d'Etat constitutionnel"

L'opposition au président guinéen Alpha Condé crie au "coup d'Etat constitutionnel". Elle voit dans ce projet de nouvelle Constitution un stratagème du pouvoir pour une nouvelle candidature à la présidence fin 2020.

"Modifier une Constitution ou adopter une nouvelle Constitution pour se maintenir au pouvoir et empêcher l'alternance démocratique est une forfaiture, une haute trahison sévèrement condamnée par la Constitution du 7 mai 2010" et par les organisations africaines, a déclaré Fodé Oussou Fofana, le numéro deux de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti d'opposition.

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