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La CAN 2019 aura lieu en Egypte

La CAN 2019 se déroulera en Egypte. Ainsi en a décidé la Confédération africaine de football, réunie mardi à Dakar. L'épreuve se disputera pour la cinquième fois de son histoire au pays des Pharaons, après 1959, 1974, 1986 et 2006, et accueillera pour la première fois vingt-quatre équipes.

La Confédération africaine de football a tranché. A l'issue d'une réunion de son comité exécutif, mardi à Dakar en prélude à la remise des CAF Awards, l'instance dirigeante a choisi l'Egypte plutôt que l'Afrique du Sud (avec 16 voix pour, contre 1 pour l'Afrique du Sud et 1 abstention) pour organiser la CAN 2019 à la place du Cameroun, jugé insuffisamment prêt le mois dernier. La première édition à vingt-quatre équipes aura lieu au pays des Pharaons du 15 juin au 13 juillet, a annoncé le président de la CAF, Ahmad. "Après avoir écouté Roland Berger (le cabinet d'audit mandaté par la CAF, ndlr), après avoir analysé la situation, après avoir écouté les 2 candidats, nous sommes passés au vote et je suis heureux de vous annoncer que c'est l'Egypte qui a obtenu la CAN 2019, a déclaré Ahmad face à la presse. La CAF va travailler étroitement avec l'Egypte pour qu'on puisse aller de l'avant. Nous savons les défis et les problèmes qui existent. Nous pouvons demander le soutien de nos partenaires, dont la FIFA et les autres pays, pour nous aider à organiser cette édition 2019 qui va se dérouler pour la première fois à vingt-quatre équipes."

Malgré la menace terroriste, l'Egypte cochait plus de cases


Candidate après la décision du Maroc de ne pas postuler, l'Egypte répondait à bien des critères fixés par la CAF. Il fallait un pays aux reins assez solides pour organiser en quelques mois un événement désormais d'une ampleur comparable à l'Euro, avec des stades aux normes et des infrastructures routières ou hôtelières suffisantes. L'Egypte, qui dispose d'enceintes modernes dans ses grandes villes (Le Caire, mais aussi Alexandrie, Port-Saïd et Suez), a investi gros sur son réseau de transports depuis la chute du régime Moubarak (avec notamment la réfection de l'autoroute Le Caire-Alexandrie). Le pays de Mohamed Salah paraissait capable de relever un tel défi, susceptible d'aider le pouvoir dans sa reconquête du marché touristique. La menace terroriste qui persiste (en témoigne l’attentat de Gizeh, qui a fait quatre morts le mois dernier) n’a pas refroidi les décideurs. Alors que la Fédération sud-africaine et Pretoria n'ont pas toujours paru sur la même longueur d'ondes, l'Egypte a fait bloc autour de sa candidature. Les premiers mots des représentants de la Fédération après le verdict de la CAF furent d'ailleurs pour le chef de l'Etat, le maréchal Al Sissi, ce qui en dit long.

La fin d'un long feuilleton


Ainsi prend fin un long feuilleton, commencé en septembre 2014 au moment de l’attribution de cette édition 2019 au Cameroun. S’il n’était alors question que d’une phase finale classique à seize équipes, la donne avait changé en juillet 2017. Réunie à Rabat pour un grand Symposium, la Confédération africaine de football fait évoluer le format de l’épreuve et vote le passage à vingt-quatre équipes, alors même que la première journée des éliminatoires a déjà été jouée. Le Cameroun a beau relever le défi, le doute grandit au fil des visites d’inspection... et des déclarations d'Ahmad. Le 30 novembre dernier, l’organisation est retirée au Cameroun, jugé insuffisamment prêt par le comité exécutif de la CAF réuni à Accra, au Ghana. Alors que le Maroc est présenté comme le grand favori, seules l’Egypte et l’Afrique du Sud se portent candidates. On connaît la suite. Treize ans après sa dernière expérience comme pays hôte, l’Egypte, sept fois victorieuse du tournoi accueillera la CAN l'été prochain.