La Guinée défend « sa » CAN, la CAF va se prononcer

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AI / Reuters / Panoramic
Mis à jour le
30 août 2022 à 09:29
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Après le décalage de la prochaine CAN au début de l'année 2024 en Côte d'Ivoire, c'est au tour de la Guinée d'attendre le verdict de la Confédération africaine de football. Face aux rumeurs de délocalisation, Conakry est monté au créneau pour défendre sa capacité à organiser l'événement. Retour sur un été mouvementé.
La prochaine Coupe d’Afrique des nations, prévue en juin-juillet 2023 en Côte d’Ivoire, a été reportée au début de l’année 2024. La décision, annoncée début juillet par le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, n'a surpris personne. Pour justifier ce décalage d’un semestre, l'instance a mis en avant les conditions climatiques dans le pays hôte, avec une saison des pluies très marquée. Connues de longue date de tous les observateurs, ces conditions météorologiques peu compatibles avec la pratique du football conduisent donc à un nouveau bouleversement du calendrier de la CAN. Un de plus. Mais pas encore au « glissement » de l'édition suivante, attribuée à la Guinée.

Les mêmes causes (climatiques) produisant les mêmes effets, la CAF aurait pourtant dû reprogrammer l'édition 2025 au début de l'année 2026. Cette décision n'est pas venue et a accru les doutes sur la tenue même de l'événement au pays du Syli national. Bien des décideurs sont sceptiques sur la capacité du pays hôte à faire face à une telle charge. D’autant que le plateau a été élargi à 24 équipes depuis sa désignation en 2013, à la surprise générale. Des rumeurs de délocalisation partielle au Sénégal avaient déjà filtré l’an dernier. Et voilà que le Nigeria, par la voix de son président de Fédération Amaju Pinnick, a annoncé fin juillet sa candidature conjointe avec le Bénin pour en reprendre le flambeau. C’en était trop pour Conakry, qui a alors envoyé son ministre de la Jeunesse et des Sports, Lansana Béa Diallo, démentir devant la presse.

Une clarification de la CAF attendue


« Cette Coupe d’Afrique des nations, elle est destinée à la Guinée. Donc, je voudrais dire à tous ceux qui sont candidats de se positionner pour 2027, 2029 ou 2031. Mais 2025, c’est pour la Guinée, a assuré Lansana Béa Diallo. On voit passer beaucoup de communications qui ne sont pas très fair-play, pour moi qui suis panafricaniste. Il y a une CAN qui a été dédiée à un seul pays. Or, je vois qu’il y a beaucoup de pays qui se positionnent aujourd’hui pour pouvoir l’organiser parce qu’ils disent que la Guinée n’est pas capable de l’organiser. » Avec un stade à rénover et cinq stades à bâtir, la tâche s’annonce rude pour le pays d’Afrique de l’Ouest. Toutefois, si l’on croit le comité de normalisation de la Féguifoot, la CAN est une priorité du nouvel homme fort du pays, le colonel Mamadi Doumbouya, qui a pris le pouvoir le 5 septembre 2021.

Mais qu’en pense la CAF ? La Confédération se montre étonnamment discrète depuis que le Nigeria a remis une pièce dans le juke-box des rumeurs. Ni communiqué, ni réaction officielle ne sont venus au soutien de la Guinée, alors qu’une mission conduite par le deuxième vice-président de l’instance, a séjourné dans le pays au mois de juin. Les choses pourraient toutefois évoluer. Véron Mosengo-Omba est attendu cette semaine à Conakry. Si l’on en croit le porte-parole du gouvernement guinéen, Ousmane Gaoual Diallo, les autorités locales espèrent que le secrétaire général de la CAF confirmera « l’exclusivité » de l’organisation de la CAN 2025 dans leur pays.