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La Ligue des Champions africaine monte en gamme

Les phases de groupes de la Ligue des Champions africaine débutent le 4 mai prochain. Remportée l’an passé par les Marocains du WAC Casablanca, l’épreuve reine du football de clubs continental se trouve en pleine transition. L’objectif ? Aboutir dès 2019-2020 à un calendrier aligné sur celui de la C1 européenne.

Alors que la Ligue des Champions européenne se rapproche à grand pas de son dénouement, la Ligue des Champions africaine va entrer début mai dans sa phase de groupes. Celle-ci rassemble les seize équipes rescapées dans quatre poules dont les deux premiers disputeront par la suite les quarts de finale. Marqués à la fois par la présence des sept derniers vainqueurs de l’épreuve et de cinq équipes novices à ce niveau, les poules s’avèrent logiquement riches en déséquilibres apparents et en confrontations inédites. Le groupe A en témoigne, puisque cette poule rassemble, d’une part, deux des plus grosses cylindrées continentales avec Al-Ahly et l’Espérance sportive de Tunis, et d’autre part deux néophytes avec les Botswanais des Township Rollers et les Ougandais du Kampala City Council Authority FC (KCCA). On voit mal comment les deux premières places pourraient échapper aux Egyptiens et aux Tunisiens, mais les deux grandissimes favoris devront éviter de prendre leurs adversaires de haut.

Les deux derniers vainqueurs face à face


Même configuration dans le groupe C, avec les deux derniers vainqueurs (le WAC Casablanca et les Mameldodi Sundowns) d’un côté, les deux néophytes d’Afrique de l’Ouest (l’AS Togo-Port et le Horoya AC) de l’autre. Là encore, les équipes émergentes auront fort à faire pour bousculer la hiérarchie. Idem dans le groupe D avec l’Etoile du Sahel face à trois formations d’Afrique australe : les Zambiens de Zesco United, les Angolais du Primeiro de Agosto et les Swazis des Mbabane Swallows. Comme tout bon tirage, celui-ci n’a pas oublié de dégager un « groupe de la mort ». C’est le TP Mazembe qui en a hérité avec une poule B à dominante maghrébine. Les Corbeaux, doubles tenants de la Coupe de la Confédération, s’y frotteront au Difaâ Hassani El Jadida, tombeur de l’AS Vita Club à Kinshasa lors du tour précédent, au MC Alger et à l’ES Sétif. Voilà qui promet des oppositions musclées.

Une épreuve mieux dotée


Désireuse de voir sa compétition phare « monter en gamme », la Confédération africaine de football a décidé l'an passé d'en corser les enjeux financiers en augmentant les primes de victoire de façon substantielle. Ainsi donc, le Wydad Casablanca, vainqueur de l'épreuve sponsorisée par Total, a-t-il reçu 2,5 millions de dollars, au lieu d’1,5 million de dollars offert précédemment. Par ailleurs, chaque club qualifié pour la phase de groupes touchera une prime d’un montant minimum de 550.000 dollars. Cette dotation accrue des rencontres va de pair avec une volonté de rationaliser le calendrier de l’épreuve, qui sera aligné sur sa « grande sœur » européenne. L’idée étant également d’harmoniser le calendrier général afin que des tournois de jeunes (CAN U20, U17, etc.) n’aient pas lieu aux mêmes dates. La saison prochaine, la Ligue des Champions (ainsi que la Coupe de la Confédération, équivalent africain de l’Europa League) débutera en décembre pour s’achever en mai 2019 avec une application plus rigoureuse des règlements sur la licence de clubs. Dès 2019, le cycle ira de septembre à mai de l’année suivante.

Le calendrier aligné sur la Ligue des Champions européenne


En attendant que cette transition s’achève, la Confédération africaine de football a décidé de repenser la périodicité des rencontres. Désormais, les matchs de fin de semaine se disputeront les vendredi et samedi et les matchs du milieu de semaine auront lieu le mardi, alors qu'ils s'étalaient sur trois jours les week-ends et sur deux en milieu de semaine. L'objectif est de « créer une identité plus forte pour les compétitions interclubs avec une meilleure exposition, un meilleur produit et surtout une accessibilité à une audience mondiale encore plus large », dixit le secrétaire général de la CAF, Amr Fahmy. « Nous croyons fermement à une identité unique pour nos compétitions interclubs et à la création d'un rendez-vous fixe pour les supporters. Et cela permettra d’accroître le nombre de matchs diffusés par les télévisions détentrices des droits, a ajouté cet homme de confiance du président Ahmad. Il pourra y avoir quelques exceptions dans des cas très précis, mais nous espérons que ce sera un grand pas pour nos compétitions interclubs. » Pour que la mue s'achève, il importera également de veiller à la qualité des conditions d'accueil des équipes adverses. Livrée à elle-même et privée de terrains d'entraînement dignes de ce nom lors de son récent déplacement à Berkane, au Maroc, l'équipe sénégalaise de Génération Foot est bien placée pour savoir qu'en la matière, une grande distance sépare parfois les paroles et les actes.

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