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Le Maroc, une élimination des plus frustrantes

Le Maroc a eu beau dominer les deux matchs disputés au Mondial, les Lions de l’Atlas ont subi deux courtes défaites et son déjà éliminés. L’absence d’efficacité se paye au prix fort.

Le parcours : sous le signe de la frustration


Deux matchs, deux défaites, une élimination : les faits sont têtus pour le Maroc. Et surtout frustrants. Les Lions de l'Atlas ont perdu leurs deux rencontres par la plus courte des marges (1-0), en encaissant à chaque fois le but de la défaite à un moment crucial de la partie (le temps additionnel de la seconde période face à l’Iran, l’entame de la première face au Portugal) et sur des coups de pied arrêtés. A chaque fois, une défaillance individuelle : le coup-franc iranien fut propulsé de la tête dans son propre but par l’infortuné Aziz Bouhaddouz, rentré pour apporter sa grande envergure en… attaque, alors que le corner joué en deux temps pour l’inévitable Cristiano Ronaldo vit le quintuple Ballon d'Or marquer avec l'aide involontaire de Manuel Da Costa, aux abonnés absents sur l’action. Ces deux buts n'auraient pas dû s'avérer rédhibitoires. Mais c'était sans compter le manque d'efficacité des hommes d'Hervé Renard.

Ce qui n'a pas fonctionné : une absence totale d'efficacité offensive


Là encore, les chiffres sont cruels pour le Maroc. Bien qu'ils se soient assurés la possession de balle sur les deux matchs et totalisés 29 tirs au but (13 contre l'Iran, 16 face au Portugal), leur manque d'efficacité s'avéra fatal. Lors de leur entrée en lice contre la Team Melli, les Lions de l’Atlas avaient multiplié les occasions dans la première demi-heure. Mais ni Amine Harit (2eme, 30eme), ni Younès Belhanda (5eme), ni Ayoub El Kaabi (8eme), ni surtout Mehdi Benatia (19eme) n’avaient réussi à trouver la faille. Face au Portugal, les coéquipiers d’Hakim Ziyech ont encore mis du temps à régler la mire. Et quand ce fut enfin le cas, Rui Patricio s’interposa, notamment sur un coup de tête de Belhanda (57eme). La critique ne saurait concerner les seuls attaquants Ayoub El Kaabi et Khalid Boutaïb, trop isolés en pointe, tant la stérilité fut globale.

La satisfaction : Nordin Amrabat


Un hashtag fait fureur ces dernières heures dans la Twittosphère marocaine : #Amrabatfacts. Les internautes rivalisent de trouvailles humoristiques pour souligner le fantastique abattage de Nordin Amrabat, de loin le meilleur Marocain du tournoi sur les deux premières journées. Aligné au poste d'arrière droit face à l'Iran, le joueur de Leganés s'est montré très actif dans son couloir droit, évoluant haut sur le terrain tout en gardant une vraie rigueur défensive grâce à un gros volume de courses. Le latéral ou ailier marocain a effectué beaucoup de centres et a répondu au défi physique imposé par l’Iran, au point de sortir complètement sonné à un gros quart d’heure du terme. Malgré cette commotion cérébrale, le Néerlando-Marocain était sur pied pour affronter le Portugal. Repositionné à son poste préférentiel d'ailier droit, l'ancien du Galatasaray s'est encore démultiplié sans jamais fléchir dans l'engagement. Un exemple.

Ce qui les attend : la bombe à retardement de Mehdi Benatia


Comme les autres équipes africaines qualifiées pour cette Coupe du Monde 2018, le Maroc renouera avec la compétition en disputant la 2eme journée des éliminatoires de la CAN 2019 au mois de septembre prochain. Tombé dans le groupe B avec le Cameroun, qualifié d’office en tant que pays organisateur, les Comores et le Malawi, les Lions de l'Atlas devront terminer premiers ce qui paraît tout à fait dans leurs cordes. Reste à savoir comment le groupe surmontera la déception vécue ce mois-ci en Russie. Dénonçant des lâcheurs et des « guignols » dans l'entourage immédiat de l'équipe nationale, le défenseur et capitaine Mehdi Benatia a lâché une bombe à retardement. Prolongé jusqu'en 2022 à son poste de sélectionneur par la Fédération marocaine après la qualification pour le Mondial, comment Hervé Renard prendra-t-il ces règlements de compte ?

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