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Législatives au Togo : fin d'une campagne émaillée de nombreux incidents

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© E.SODJI, J. LOUISIN et R. NTALE / TV5 MONDE

La campagne pour les législatives s'est terminée ce mardi 18 décembre. Une campagne émaillée de nombreux incidents qui s'est tenue dans un climat qui reste très tendu. Certains appellent même à boycotter ce scrutin qui se tiendra ce jeudi 20 décembre. Le pouvoir lui ne veut rien lâcher.

 

A quelques heures de la fin de la campagne électorale mardi 18 décembre, l’activité  est en apparence normale. Pourtant, c’est un climat anxiogène qui règne à Lomé.

"Il n’y a jamais eu un mois de décembre comme ça. On peut avoir des crises mais un décembre avec les fêtes qui viennent, tout le monde a peur, les gens ont peur, les étrangers ont peur de venir", explique Victor Koffi, un commerçant. 

Inquiétude aussi du côté des Eglises du Togo et des Cadres Musulmans. La plupart des confessions religieuses ont demandé un report du scrutin par crainte d’une escalade de la violence. L’ancien archevêque de Lomé, à l’initiative d’un mouvement citoyen appelle même les Togolais à rester chez eux.

"Nous sommes contre la violence et nous n'aimerons plus qu'un seul Togolais verse son sang à cause d'un jeu politique et nous ne voudrions pas qu'un citoyen aille payer gratuitement de leur vie quelque chose qui n'apporte rien de positif à notre nation", décrit le Père Affognon, porte-parole des Forces Vives " Espérance pour le Togo". 

C’est une toute autre ambiance, dans les rangs des militants du parti au pouvoir. On se réjouit de l'accélération des réformes avec les futurs députés élus.

"Même si l’actu est tendue, on ne peut pas, se figer dans le statu quo. Il faut que les choses évoluent. Nous estimons que nous pouvons aller vers nos électeurs pour recueillir leur voix afin de donner la majorité et renouveler la classe politique parce que c’est surtout ça l’enjeu", déclare Aboul Razak Agourou, militant UNIR , le parti au pouvoir. 

Mais pour les principaux partis d’opposition qui boycottent ces élections, le nouveau parlement élu restera une chambre d’enregistrement, sans réformes électorales et institutionnelles avant toutes élections. 

"Il est impossible d'imaginer une feuille de route qui ne prescrit pas des réformes et qui prescrit des élections avant les réformes, ça n'a aucun sens. Pour moi, le silence de la CEDEAO est incompréhensible, puisque ces élections se déroulent en violation de la propre feuille de la route de la CEDEAO", commente Jean-Pierre Fabre, chef de file de l'opposition.

Le processus électoral semble désormais irréversible.  Les militaires votaient ce mardi  18 décembre par anticipation. 

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