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L'Egypte face au défi de la CAN 2019

Désignée pays organisateur de la CAN 2019 suite au dessaisissement du Cameroun, l'Egypte se prépare à accueillir une épreuve d'une dimension nouvelle, avec désormais 24 équipes participantes. Comment se prépare le pays, qui dispose de moins de quatre mois pour être prêt ? Quid de la rénovation des stades, de la sécurité et de la poursuite des championnats et autres épreuve dans ce contexte exceptionnel ? Eléments de réponse.

L’Egypte accueillera la 32eme édition de la Coupe d’Afrique des Nations du 21 juin au 19 juillet 2019. A moins de quatre mois du coup d'envoi de l'épreuve, le compte à rebours est enclenché dans le pays. Un accord cadre a été signé cette semaine entre la Confédération africaine de football (CAF), basée au Caire, et la Fédération égyptienne de football, représentée par son président, Hany Abo Rida. "Ce document de 120 pages résume les engagements des deux entités et détaille les spécifications techniques et financières pour l’organisation de la compétition", indique le communiqué de la CAF. Quelques jours auparavant, le président de l'instance panafricaine, le Malgache Ahmad, avait été reçu par le président Abdel Fatah al-Sissi. Lors de ces discussions, le chef de l’Etat égyptien avait annoncé avoir chargé les services gouvernementaux de faciliter la modernisation des installations et des infrastructures dans les cinq villes désignées, à savoir Alexandrie, Le Caire, Ismaïlia, Suez et Port-Saïd, avec un effort particulier non seulement sur les stades, mais aussi sur les infrastructures médicales, les moyens de transports et la communication.

52 matchs en 29 jours, un défi inédit


Pour les organisateurs, le défi est de taille. A l'occasion de cette première édition du tournoi à 24 équipes, dont le tirage au sort sera effectué le 12 avril dans la capitale égyptienne, la CAF et l'Egypte vont devoir assurer la tenue de 52 matchs en 29 jours dans 6 stades.A titre de comparaison, l'Euro 2016, également le premier de l'histoire à rassembler 24 participants, avait vu la France organiser 51 matchs en 31 jours, mais dans 10 stades. Lors d'une visite d'inspection au début du mois de février, les responsables du football africain s'étaient voulus rassurants. "L’Egypte sera prête. Nous avons des plans pour les rénovations mais, de toute façon, l’infrastructure est là", avait alors déclaré à l’AFP la directrice de la communication de la CAF, Nathalie Rabe. Mais il reste du travail. L'Egypte a mis les bouchées doubles. Les six stades qui accueilleront la CAN ont été réquisitionnés et fermés pour cause de rénovation express. Les pelouses seront particulièrement bichonnées, entre autres travaux, tandis que les circuits de vidéosurveillance seront mis à niveau.

La question sécuritaire et les contraintes du calendrier


La sécurité dans les stades reste le principal défi de l’Egypte. "Les dispositions vont être prises, avait assuré Nathalie Rabe. On est confiant, on sait que tous les stades vont être équipés de salles de contrôle." Depuis la révolution de 2011, l’organisation de compétitions de football est parfois émaillée de violences, même si cela concerne principalement le championnat local. Suite au drame de Port-Saïd en 2012 (74 supporters avaient perdu la vie dans des échauffourées à l'issue d'une défaite d'Al-Ahly contre l'équipe locale d'Al-Masry), le public avait été en grande partie interdit lors des rencontres de championnat jusqu'à 2018. Pour cette cinquième édition sur son sol – après 1959, 1974, 1986 et 2006 –, l'Egypte doit satisfaire à un exigeant cahier des charges. Quitte à ce que son équipe nationale en pâtisse ? Le risque est réel : entre le championnat, la Coupe et les compétitions africaines ou arabes à boucler avant la fin mai, les clubs égyptiens, dans lesquels évoluent une bonne partie des Pharaons, sont confrontés à un calendrier démentiel. La perspective de jouer par la suite une CAN après le ramadan et en pleine canicule a de quoi leur donner bien des sueurs froides.

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