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Les "bleus" de la CAN (1/3) : le Burundi, l'envol des Hirondelles

Burundi joie

Trois équipes disputeront l'été prochain la première CAN de leur histoire. Avant le tirage au sort de l'épreuve, qui sera effectué le 12 avril prochain, nous avons choisi de vous présenter ces "bleus" du football continental. Aujourd'hui, le Burundi, sorti d'une poule qui comprenait le Mali, le Gabon et le Soudan du Sud.

Avec 10 points, le Burundi s'est qualifié en terminant à la deuxième place du groupe D, à bonne distance du Mali (14 points). Invaincues, les Hirondelles, sixièmes du classement des deuxièmes de cette phase de poules (derrière l'Egypte, l'Afrique du Sud, la Mauritanie, la Côte d'Ivoire et le Cameroun), n'auraient toutefois pas décroché leur ticket pour la phase finale si la CAN 2019 s'était disputée à 16 équipes, comme c'était prévu au début des éliminatoires, en juin... 2017. Les deux victoires contre le Soudan du Sud, couplées aux quatre matchs nuls contre le Gabon puis le Mali, ont suffi au bonheur d'un pays qui n'avait jamais connu pareil honneur. "Avec le nul face au Gabon nous avons commencé à y croire. Et après le nul face au Mali, on s’est dit qu’il fallait se battre. C’est à ce moment-là que nous avons pris conscience que nous pouvions aller à la CAN en Egypte", a résumé sur les ondes de RFI le sélectionneur Olivier Niyungeko.

Un coach local qui connaît bien son groupe


Sur le banc depuis juillet 2016 après avoir été l'adjoint de son prédécesseur, ce technicien local maîtrise ce groupe sur le bout des doigts. "Il nous connaît bien, on s’entend bien avec lui, on se sent bien tous ensemble", confirme Fiston Abdul Razak. Auteur de six buts, l'attaquant de la JS Kabylie a terminé deuxième meilleur buteur des qualifications, à une longueur du Nigérian Odion Ighalo. L'apport de deux joueurs binationaux anglo-burundais, le milieu de terrain Gaël Bigirimana (Hibernian) et l'attaquant Saido Berahino (Stoke City), a eu pour effet de susciter confiance et émulation au sein d'un groupe pauvre en joueurs chevronnés. Buteur dès son premier match avec les Hirondelles, le second a immédiatement trouvé sa place dans un compartiment offensif déjà en confiance. Enfin, le Burundi recueille aussi les fruits d'une politique d'équipement du pays en terrains de football. Très présent au soutien de l'équipe nationale, le président Pierre Nkurunziza ne manque pas une occasion de mettre en scène sa passion pour le ballon rond.

Le joueur à suivre : Fiston Abdul Razak


Dans sa vingt-sixième année, l'attaquant a déjà au compteur près de dix années en équipe nationale. Formé au Lydia Ludic, le club le plus prestigieux du Burundi, Fiston a ensuite entamé une carrière de globe-trotter du football. Rayon Sports (Rwanda), Diables Noirs (Congo), Sofapaka (Kenya), Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud) et Primeiro de Agosto (Angola) ont bénéficié de ses services sur le continent. Après un passage à Al-Zawra, en Irak, le serial-buteur pose ses valises l'an dernier à la JS Kabylie, où ses prestations divisent depuis les supporters. Ceux des Hirondelles sont en revanche unanimes pour souligner ses qualités. Attaquant complet, capable d'évoluer sur les flancs comme dans l'axe du terrain, Abdul Razak est un redoutable finisseur. "Je suis très fier de lui. Il veut toujours marquer", résume, élogieux, le sélectionneur Olivier Niyungeko, qui le connaît parfaitement pour avoir été son entraîneur à ses débuts au Lydia Ludic, au tournant de la décennie.

Les points forts et les points faibles


Les + : une attaque efficace, un bel esprit de corps.
Les - : une défense perméable, un manque total d'expérience.

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