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Les "bleus" de la CAN (2/3) : la Mauritanie, une progression récompensée

Trois équipes disputeront l'été prochain la première CAN de leur histoire. Avant le tirage au sort de l'épreuve, qui sera effectué le 12 avril, nous avons choisi de vous présenter ces "bleus" du football continental. Aujourd'hui, la Mauritanie, qualifiée dès la 5eme journée dans un poule qui comprenait l'Angola, le Burkina Faso et le Botswana.

Bien avant que les éliminatoires ne deviennent qualificatives pour les deux premiers de chaque groupe, la Mauritanie avait fait de la qualification un objectif. La première victoire, en juin 2017 au Botswana (0-1), a donné du poids à cette ambition. L'élargissement du plateau, après la décision de la CAF de passer à une phase finale à 24, l'a encore renforcée. Les Mourabitounes ont pris les commandes de leur poule après leur victoire face au Burkina Faso (2-0), et ne les ont abandonnées à l'Angola que lors de la journée finale, en raison de la différence de buts particulière. Le ticket pour la phase finale était déjà acquis depuis la victoire sur le Botswana (2-1) en novembre 2018. "Le plus difficile, ce fut de bien préparer la cinquième journée des qualifications et de faire en sorte que les joueurs restent concentrés, se souvient Corentin Martins. On savait qu’une victoire était synonyme de qualification." Celle-ci aurait été assurée même si la CAN était restée un tournoi à 16 équipes, puisque la Mauritanie a terminé parmi les trois meilleurs deuxièmes des éliminatoires.

Des moyens et de la stabilité, les clés du succès


A l'inverse de beaucoup de ses homologues sur le continent, la Fédération mauritanienne a choisi de miser sur la stabilité pour progresser. En poste depuis octobre 2014, le sélectionneur Corentin Martins a depuis été prolongé deux fois. Son contrat court aujourd'hui jusqu'en juin 2021. "Quand il y a de la sérénité dans le travail, il y des résultats au bout. Je prends aussi du plaisir avec mes joueurs et c’est très important", déclarait en février à RFI le technicien français, qui n'avait jamais entraîné en Afrique auparavant. Cette confiance de la FFRIM envers le coach qu'elle a choisi n'est pas la seule clé du succès des Mourabitounes, dont les premiers succès furent enregistrés sous la direction du Français Patrice Neveu, qui les qualifia pour le CHAN 2014. L'instance recueille également les fruits d'un patient travail de structuration du football local. Arrivé en poste en 2011, le président Ahmed Ould Yahya a relancé des compétitions moribondes. La Ligue 1 fonctionne aujourd'hui bien, de même que la Ligue 2 et les compétitions de jeunes. "Aujourd’hui, la Fédération mauritanienne est une vraie Fédération, avec des infrastructures, même une télévision. Ça bouge beaucoup et dans les pays africains que j’ai parcourus, je n’ai pas forcément vu la même chose", résume Corentin Martins.

Le joueur à suivre : El Hacen El Id


A 21 ans, le milieu de terrain El Hacen El Id dispose déjà d'un long vécu en équipe nationale mauritanienne. "On le comparait à Zidane à 15 ans, il a été international mauritanien à 16 ans et a disputé le CHAN 2014 en Afrique du Sud, explique Lassana Camara, journaliste et créateur du site Mauritanie Football. Leader technique de l'équipe, il peut changer à lui seul le cours d’un match grâce à ses contrôles, ses feintes et ses passes millimétrées." Désigné meilleur joueur au tournoi Cotif à Valence en 2014, le jeune homme est courtisé par le Barça ou l'Atlético Madrid. Il préfère s'engager avec Levante, pour une meilleure progression. "Depuis, il ne parvient pas à franchir le palier en club", regrette Lassana Camara. Prêté cette saison à la réserve de Valladolid, en Segunda B (la troisième division espagnole), El Hacen El Id compte sur la CAN pour se rappeler au bon souvenir du monde du football.

Les points forts et les points faibles


Points forts : un collectif bien huilé, avec une défense solide et un milieu compact, une équipe en progrès constants.
Points faibles : l'absence de finisseur en attaque, un manque de repères à la CAN.

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