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Les "bleus" de la CAN (3/3) : Madagascar, le joli coup des Barea

Trois équipes disputeront l'été prochain la première CAN de leur histoire. Avant le tirage au sort de l'épreuve, qui sera effectué le 12 avril prochain, nous avons choisi de vous présenter ces "bleus" du football continental. Aujourd'hui, Madagascar, sorti d'une poule qui comprenait le Sénégal, la Guinée équatoriale et le Soudan.

Madagascar a réussi l’exploit de se qualifier pour la CAN 2019 dès la quatrième journée. Premiers à décrocher ce Graal, les Barea joueront pour la première fois de leur histoire une phase finale de Coupe d’Afrique. Les joueurs de la Grande Île ont pris les points qui leur manquaient dès octobre 2018 en disposant pour la seconde fois de la Guinée équatoriale (1-0), grâce à un but signé Njiva Rakotoharimalala. Avec trois victoires et un nul (face au mondialiste sénégalais) en quatre matchs, ce dénouement heureux n’a rien d’un concours de circonstances pour les hommes de Nicolas Dupuis, bien lancés dès la première journée avec une victoire au Soudan (1-3). Elle symbolise parfaitement la montée en puissance des équipes intermédiaires, dont les perspectives de qualification ont grimpé en flèche avec l’institution d’une phase finale à 24 équipes. Avec deux billets qualificatifs par groupe, ces escouades ne renoncent plus au premier accroc : ce ne sont pas la Tanzanie ou le Burundi qui nous contrediront. "Pour nous, être dans la poule du Sénégal, c’était catastrophique avec un seul qualifié. Deux qualifiés par poule, cela pouvait nous ouvrir des portes", avait d'ailleurs reconnu le sélectionneur Nicolas Dupuis.

Un amalgame réussi entre cadres "historiques" et renforts binationaux


En poste depuis 2016, le technicien français n'avait pas de grande référence sur le continent africain, mais a su insuffler une culture de la gagne au sein d'une équipe jusqu'alors abonnée aux défaites et aux éliminations précoces. "Quand j’ai été nommé, j’ai dit qu’il fallait que la sélection joue des matchs amicaux, qu’elle fasse des stages. Ce n'est pas en disputant trois ou quatre rencontres par an qu’on avance. Ahmad Ahmad, qui était alors président de la Fédération malgache, m’a fait confiance", se souvient Nicolas Dupuis, cité par RFI. S'il a continué à faire confiance aux cadres "historiques" - Faneva Andriatsima, Lalaina Nomenjanahary ou Paulin Voavy - aguerris au contact des championnats étrangers dans lesquels la plupart des footballeurs malgaches évoluent désormais, le coach a mené une campagne de séduction auprès des joueurs binationaux, souvent français d'origine réunionnaise. Romain Métanire, William Gros, Thomas Fontaine, Marco Ilaimaharitra, Jérôme Mombris, Fabien Boyer, Dimitri Calouin ou encore Rayan Raveloson ont tous accepté de porter la tunique des Barea. Et pour l'heure, l'alchimie est au rendez-vous, même si on a constaté un certain relâchement après la qualification, avec deux défaites lors des 5eme et 6eme journées.

Le joueur à suivre : Jérémie Morel


A 35 ans, Jérémie Morel disputera cet été sa première CAN. Le défenseur, dont le père est né à Madagascar, avait lui même annoncé sur Twitter son choix de porter désormais avec "fierté" les couleurs malgaches. "Cela fera sourire ou grincer des dents mais qu'importe, on ne renie pas ses origines familiales quand elles vous appellent et je place mon affection là où je le veux", avait indiqué cette recrue binationale de poids. Fort de ses plus de 300 matchs en Ligue 1 au compteur, le sociétaire de l'Olympique Lyonnais est de loin le joueur le plus expérimenté de l'effectif des Barea, et le seul à avoir tâté de la Ligue des Champions européenne. Accueilli avec enthousiasme par les supporters, Morel a connu son baptême avec sa nouvelle équipe nationale, face au Soudan (1-3), le 18 novembre dernier. Tout avait démarré lorsqu'un cousin par alliance du joueur, établi dans la Grande Île, avait avisé le sélectionneur de ses origines malgaches.

Les points forts et les points faibles


Points forts : un enviable esprit de corps, des attaquants virevoltants.
Points faibles : une défense qui flotte parfois, un manque de repères à la CAN.

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