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Ligue des Champions : comment l’Espérance de Tunis a décroché sa troisième étoile

L’Espérance a décroché la troisième Ligue des Champions africaine de son histoire, à la faveur de sa victoire sur Al-Ahly (1-3, 3-0). Les Sang et Or retrouvent le sommet de la hiérarchie continentale sept ans après leur dernier sacre, et quelques semaines avant le centenaire du club, le 15 janvier prochain. Retour sur un parcours de champion.

L’Espérance a décroché la troisième Ligue des Champions africaine de son histoire, à la faveur de sa victoire sur Al-Ahly (1-3, 3-0). Les Sang et Or retrouvent le sommet de la hiérarchie continentale sept ans après leur dernier sacre, et quelques semaines avant le centenaire du club, le 15 janvier prochain. Retour sur un parcours de champion.

Le parcours : une régularité récompensée


Joueurs et supporters de l'Espérance de Tunis avaient fait de la Ligue des Champions le grand objectif de la saison. Battue à quatre reprises en finale, l’Espérance était bien décidée à ne plus revivre pareille désillusion. En 2012, les Tunisiens s’étaient hissés jusqu'au match décisif, avant de concéder une défaite fatale dans leur antre du stade olympique de Radès, face à Al-Ahly. Rien de tout cela cette année : l’Espérance renoue avec le succès dans une compétition qu’elle n’avait plus gagnée depuis 2011. 16 matchs, neuf victoires, quatre nuls et trois défaites, 26 buts marqués pour 12 encaissés : l'Espérance fait un beau champion d'Afrique. Première équipe à se qualifier pour les quarts de finale, dès la quatrième journée de la phase de groupes, l'Espérance a dans la foulée confirmé son statut de favori en disposant de l’Etoile du Sahel dans le derby tunisien. Après avoir subi la loi de Primeiro de Agosto à Luanda en demi-finale aller, les Tunisiens ont prouvé qu’ils ne manquaient pas de caractère en inversant la tendance (4-2) à domicile, au terme d'un spectaculaire match poursuite. La finale n’a fait que confirmer le courage de cette équipe exceptionnelle. Accablés par l'arbitrage et battus (3-1) en Egypte lors de la manche aller, les Sang et Or ont puisé dans leurs réserves pour s’imposer 3-0 devant Al-Ahly à Radés, retrouvant le sommet du football africain de club un septennat après leur dernier sacre.

Les hommes : le rôle moteur des revanchards


Si l'ensemble de l'effectif de l'EST est à féliciter pour ce parcours de champion, quelques joueurs se distinguent tout particulièrement. Leur point commun ? Avoir connu des parcours sinueux ou difficiles, et s'être relancés sous la tunique sang et or. Absent lors de la finale retour pour cause de suspension, Franck Kom a été l'un des hommes clés de ce parcours africain. Inlassable ratisseur de balles, le Camerounais révélé à l'Etoile du Sahel était pourtant en échec sportif à Karlsruhe, en Bundesliga 2, lors de son arrivée au mois de juillet 2017. On retrouve le même cheminement chez Youcef Belaïli. Revenu à l'Espérance après une saison dans l'anonymat à Angers, le meneur de jeu algérien a retrouvé les sensations qui avaient fait de lui un des meilleurs joueurs du continent, avant sa suspension de deux ans pour dopage en 2015. Plus inattendu encore, c'est en Irlande, aux Bohemians de Dublin, que l'Espérance est allée chercher son latéral gauche Ayman Ben Mohamed. Deux ans après, le natif de Londres est international tunisien et champion d'Afrique. Mais la plus belle histoire du lot reste celle d'Anice Badri. Passé par les centres de formation de l'OL puis du LOSC, l'ailier a débarqué à l'été 2016 en provenance de Mouscron. Auteur du but du 3-0 et meilleur réalisateur de la compétition (8 buts), le natif de Lyon pourrait bien faire son retour en Europe par la grande porte.

L'avenir : un continent à représenter, un trophée à défendre


En s'imposant haut la main, l'Espérance Tunis gagne le droit de représenter l'Afrique au Mondial des clubs de la FIFA, le mois prochain aux Emirats Arabes Unis. En quarts de finale, elle sera opposée au vainqueur du match Al Ain-Wellington. Son objectif consistera à faire mieux que ses prédécesseurs récents, tous éliminés dès leur entrée en matière. Le club de Bab Souika empoche une prime de 2,2 millions d'euros. Gouverner c'est prévoir : l'Espérance a déjà recruté en août dernier le meneur de jeu Mohamed Wael Larbi, alors sans club. Quand on vous disait que la formation sang et or était passé maître dans l'art de relancer les joueurs revanchards... L'ancien joueur du Gazélec Ajaccio sera éligible pour la prochaine édition de la Ligue des Champions, qui verra, c'est une nouveauté, l'Espérance intégrer directement les phases de poules. Pour conduire ses nouvelles campagnes, "Taraji" va maintenir sa confiance à Mouine Chaabani. Devenu à 37 ans le plus jeune entraîneur à remporter la Ligue des Champions africaine, l'ancien défenseur maison a fait de ce coup d'essai un coup de maître, lui qui n'est arrivé sur le banc espérantiste que début octobre, en remplacement du chevronné Khaled Ben Yahia.