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Mali : lettre ouverte à Emmanuel Macron, six ans après la mort de Ghislaine Dupont et Claude Verlon

Claude Verlon et Ghislaine Dupont assassinés le 2 novembre 2016 à Kidal, dans le nord du Mali
  ​©AP/Jacques Brinon

Six ans après la mort de Ghislaine Dupont, journaliste à Radio France Internationale, et Claude Verlon, ingénieur du son pour RFI, les zones d'ombres demeurent. La fille de ce dernier, Apolline Verlon-Raizon, publie ce samedi 2 novembre, une lettre adressée au président français, Emmanuel Macron. Dans ce texte, elle s’indigne de ne pas savoir, six ans après, comment et pourquoi ils ont été enlevés et assassinés dans le nord du Mali.

C'était il y a six ans, jour pour jour. Les corps sans vie de Ghislaine Dupont, grand reporter du service Afrique de RFI, et son collègue ingénieur du son, Claude Verlon, étaient retrouvés à Kidal, dans le nord du Mali. A ce jour, les circonstances de leur enlèvement et de leur assassinat revendiqué par al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) restent floues.

Monsieur le Président, mon père est mort le 2 novembre 2013 et depuis ce jour il me semble que c’est mon cœur qui s’est arrêté de battre.

C'est par ces mots que la fille de Claude Verlon, Apolline Verlon-Raizon, s'adresse au Président de la République française, dans une lettre ouverte publiée par le quotidien Ouest-France. "Monsieur le Président, mon père est mort, et, 6 ans plus tard, je ne sais toujours pas sous quelles balles. Pire, les années qui passent me font douter, chaque jour un peu plus des versions officielles" , écrit-elle. Comment et pourquoi ce drame est arrivé ? Les forces de l’ONU, l’armée française, les services spéciaux étaient présents sur place : que s'est-il passé ?, demande-t-elle encore.
 

Le rôle de l'armée française en question

 

"Une chose est sûre, Monsieur le Président, c’est que, puisque vous n’aviez pas de fonction exécutive à l’époque, vous n’engageriez en rien votre crédibilité, ni celle de votre gouvernement en étant celui par qui la vérité arrive. Il vous faudrait peut-être confesser une faille ou un dysfonctionnement de nos armées dont vous êtes le chef comme vous le rappeliez à tous il n’y a pas si longtemps, mais serait-ce si grave ?", ajoute la jeune femme.

Apolline Verlon-Raizon réclame un "débat constructif sur la tradition du silence" de l'armée. Les forces françaises et les forces spéciales présentes sur le terrain qui se sont lancées à la poursuites des ravisseurs, comme l'a prouvé une enquête de nos confrères de RFI.

Et la fille de Claude Verlon de conclure : "Monsieur le Président, mon père est mort il y a 6 ans et la vérité sur son assassinat et celui de Ghislaine Dupont éclatera un jour, parce qu’elle finit toujours par éclater".

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