Aller au contenu principal
  1. Accueil
  2. Information
  3. Maroc : une liste des 23 riche en joueurs créatifs

Maroc : une liste des 23 riche en joueurs créatifs

Solide derrière, créatif au milieu, réaliste devant : ainsi se présente le Maroc d’Hervé Renard, qui n’a pas réservé beaucoup de surprises au moment d’annoncer sa liste des 23 pour le Mondial. Décryptage.

Une liste dans la continuité des éliminatoires


Au contraire de ses homologues Gernot Rohr (Nigeria), Nabil Maaloul (Tunisie) et Hector Cuper (Egypte), Hervé Renard a tranché d'entrée en communiquant directement sa liste des 23 pour le Mondial sans attendre la date butoir du 4 juin. Le sélectionneur du Maroc a globalement fait appel aux joueurs qui ont permis au royaume chérifien de retrouver la Coupe du monde après vingt ans d'absence. Tous les cadres sont là, qu'il s'agisse des gardiens de but (Munir El Kajoui et Yassine Bounou), des défenseurs (Mehdi Benatia, Romain Saïss, Manuel Da Costa, Nabil Dirar), des milieux de terrain (Karim El Ahmadi, Mbark Boussoufa, Nordin Amrabat, Younès Belhanda, Hakim Ziyech) ou des attaquants (Aziz Bouhaddouz, Khalid Boutaïb). La principale victime des choix du technicien français ? Elle se nomme Sofiane Boufal. Déjà privé de CAN 2017 en raison d'une blessure, le talentueux milieu de terrain offensif paye son manque de temps de jeu des dernières semaines à Southampton, au terme d'une saison très moyenne. En défense, le latéral dijonnais Fouad Chafik fait lui les frais de l'émergence du jeune Achraf Hakimi (Real Madrid), lancé cette saison au plus haut niveau par Zinedine Zidane et vainqueur de la Ligue des Champions avec les Merengue.

Le recours au réservoir local


L’une des clés de la réussite d’Hervé Renard dans ses précédentes missions sur le continent fut de ne jamais négliger le réservoir de talents locaux. A la tête du Maroc, le double vainqueur de la Coupe d’Afrique demeure fidèle à cette ligne de conduite. Mais les heureux élus ne sont pas tous ceux que l’on pouvait croire. Certes, Ayoub El Kaabi figure parmi eux. Impressionnant fer de lance des Lions de l’Atlas locaux lors du CHAN 2018 organisé en début d’année à domicile, l’attaquant de la RS Berkane a depuis largement confirmé ses dispositions de buteur et recueille logiquement les fruits de cette montée en puissance. Ce n’est le cas d’aucun joueur du WAC Casablanca, vainqueur de la Ligue des Champions africaine 2017. Le plus prometteur d’entre eux, Achraf Bencharki, paye sans doute son exil doré en Arabie Saoudite, qui l’a fait disparaître des radars préférentiels du staff de l’équipe nationale. Le défenseur du Raja Casablanca, capitaine des Lions locaux et auteur de brillantes prestations lors du CHAN 2018, a lui séduit Hervé Renard, qui a également fait appel au portier Ahmad Reda Tagnaouti, sacré champion du Maroc avec l’Ittihad Tanger.

Abondance de biens au milieu, pas en attaque


Sous la houlette d’Hervé Renard, les Lions de l’Atlas ont retrouvé une assise défensive à la hauteur de leurs ambitions. Avec zéro but encaissé (pour onze marqués) durant la phase éliminatoires, l’équipe façonnée par le coach français présente des certitudes sur ce plan, avec comme maillon fort la charnière composée de Mehdi Benatia (Juventus Turin) et de Romain Saïss (Wolverhampton). Le onze marocain présente un entrejeu débordant de talents. Dans ce secteur, l’équipe peut compter sur l’expérience des vieux routiers Karim El Ahmadi et Mbark Boussoufa pour réguler la manœuvre, mais aussi sur une ligne de trois créateurs, techniquement remarquable (Belhanda, Ziyech, Amrabat), se charge d’alimenter l’unique attaquant de pointe, avec le concours de latéraux portés sur l’offensive. Et l’on ne perd pas grand-chose au change quand les remplaçants (Youssef Aït Bennasser, Fayçal Fajr, Amine Harit) sont alignés. La faille (possible) dans la cuirasse ? L’absence d’un buteur de classe internationale, El Kaabi restant un pari à ce stade. Le premier match de préparation, face à l’Ukraine jeudi à Genève, s’est achevé sur un score nul et vierge (0-0), confirmant les doutes au sujet de l’efficacité offensive de l’équipe. Les prochains tests, face à la Slovaquie (le 4 juin à Sion) et à l'Estonie (le 9 juin à Tallinn) permettront d’y voir plus clair sur ce point, comme sur les derniers ajustements tactiques opérés par Hervé Renard.

Les 23 du Maroc


Gardiens de but : Munir El Kajoui (Numancia, Espagne), Yassine Bounou (Gérone, Espagne), Ahmad Reda Tagnaouti (Ittihad Tanger).

Défenseurs : Mehdi Benatia (Juvetnus, Italie), Romain Saiss (Wolverhampton, Angleterre), Manuel Da Costa (Basaksehir, Turquie), Badr Benoun (Raja Casablanca), Nabil Dirar (Fenerbahçe, Turquie), Achraf Hakimi (Real Madrid, Espagne), Hamza Mendyl (Lille, France).

Milieux de terrain : Mbark Boussoufa (Al Jazira, EAU), Karim El Ahmadi (Feyenoord, Pays-Bas), Youssef Aït Bennasser (Caen, France), Sofyan Amrabat (Feyenoord, Pays-Bas), Younès Belhanda (Galatasaray, Turquie), Fayçal Fajr (Getafe, Espagne), Amine Harit (Schalke 04, Allemagne), Hakim Ziyech (Ajax Amsterdam, Pays-Bas), Mehdi Carcela (Standard de Liège, Belgique), Nordin Amrabat (Leganés, Espagne).

Attaquants : Khalid Boutaïb (Yeni Malatyaspor, Turquie), Aziz Bouhaddouz (Saint Pauli, Allemagne), Ayoub El Kaabi (RS Berkane).

Réservistes : Youssef En-Nesyri (Malaga, Espagne), Mazraoui Noussair (Ajax Amsterdam), Oualid El Hajjam (Amiens, France).

Le calendrier au Mondial


Vendredi 15 juin, 17h00 : Maroc – Iran, à Saint-Pétersbourg.
Mercredi 20 juin, 14h00 : Portugal – Maroc, à Moscou (Loujniki).
Lundi 25 juin, 20h00 : Espagne – Maroc, à Kaliningrad.

Publicité