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Mercato : les bonnes pioches africaines

En ces temps d'inactivité forcée, le prochain mercato verra les recruteurs européens se montrer particulièrement attentifs aux bonnes affaires. Parmi celles-ci figurent des joueurs évoluant en Afrique, où les difficultés financières consécutives à la crise du Covid-19 pousseront beaucoup de clubs à vendre. Zoom sur quelques unes de ces "bonnes pioches" potentielles.

Jackson Muleka (RD Congo - TP Mazembe)


Vif et adroit, capable de frapper fort dans les angles les plus inattendus, Jackson Muleka ne cesse d'affoler les statistiques avec le TP Mazembe. Auteur de 7 buts (dont 3 doublés) en 10 matchs de Ligue des Champions sur la saison actuelle, ce gabarit moyen est de loin le meilleur buteur du plateau continental. Un bilan tout juste terni par un penalty manqué contre le Raja Casablanca, qui aurait pu permettre aux Corbeaux de mettre un pied en demi-finales. Meilleur buteur du championnat de RDC 2018-19 avec 24 réalisations, l'international congolais a déjà vu son nom circuler du côté d'Al-Ahly, de la Turquie mais aussi de l'Olympique de Marseille, qui a noué un partenariat avec le TP Mazembe. « L’objectif, c’est d’aller en Europe », confiait récemment Jackson Muleka dans un entretien pour Léopard Leader Foot. Histoire de mettre les actes en accord avec les paroles, le prometteur attaquant de 20 ans a décidé de confier la gestion de ses intérêts au puissant agent italien Federico Pastorello.

Achraf Bencharki (Maroc - Zamalek)


Arrivé l'été dernier en provenance d'Arabie saoudite, Achraf Bencharki a réussi une saison canon sous les couleurs du Zamalek, avec 9 buts et 5 passes décisives en 21 matchs toutes compétitions confondues. Au point de susciter nombre de convoitises. Dragué par des clubs de Turquie (Trabzonspor est chaud) et du Golfe persique, l’attaquant marocain de 25 ans serait également suivi en France, où cet ancien vainqueur de la Ligue des Champions avec le Wydad Casablanca a déjà évolué, sans grande réussite, à Lens. Alors que se profile le mercato estival, le président du club égyptien, Mortada Mansour, met déjà les barbelés. « Bencharki n’est pas à vendre », a répondu à ce sujet le dirigeant, cité par le quotidien Al Massae, pas disposé à céder son homme fort au bout d’une seule saison, tronquée qui plus est par le coronavirus. Cela ne devrait pas empêcher de voir les courtisans revenir à la charge. Sous contrat avec les Chevaliers Blancs jusqu’en juin 2022, Achraf Bencharki n’a sans doute pas fini de voir les enchères monter à son sujet.

Hamdou Elhouni (Libye - Espérance Tunis)


Comme Achraf Bencharki, Hamdou Elhouni (photo) a déjà connu une expérience européenne plutôt mitigée, lui qui a passé quatre années, avec un temps de jeu variable, au Portugal (Setubal, Chaves, Santa Clara, Benfica et Aves). Croyant en son potentiel, l'Espérance de Tunis a fait confiance au petit ailier gauche libyen. Un pari réussi pour le club sang et or, puisque le natif de Tripoli a assumé avec brio la succession de l'Algérien Youcef Belaïli, titulaire avec les Fennecs champions d'Afrique, ce qui ne paraissait pourtant pas gagné d'avance. Excellent dribbleur, capable de répéter les efforts notamment défensifs dans son couloir gauche, précis sur coups de pied arrêtés, Hamdou Elhouni est devenu en décembre dernier le premier joueur arabe à réussir un triplé à la Coupe du monde des clubs. L'exploit lui a valu d'être sacré meilleur buteur du tournoi et remarqué par des clubs européens. A un an de la fin de son contrat avec l'Espérance, le joueur de 26 ans pourrait être à l'écoute de propositions dignes de son talent.

Badi Aouk (Maroc - Wydad Casablanca)


Même les supporters du Raja Casablanca, grand rival local, le reconnaissent : Badi Aouk est une pépite. A 25 ans, cet ailier droit de poche (1m66) à la conduite de balle déroutante a multiplié les raids dévastateurs dans son couloir. Son bilan statistique (5 buts et 6 passes décisives en 22 matchs, toutes compétitions confondues) est là pour en attester. Déjà suivi l'hiver dernier par des clubs espagnols et portugais, l'ancien du Hassania Agadir constitue un pari peu onéreux pour un club, de Ligue 1 par exemple, en quête de sang neuf. Sous contrat avec les champions du Maroc jusqu’en juin 2022, le virevoltant joueur de 25 ans présente non seulement de solides arguments techniques, mais aussi une enviable polyvalence, lui qui est également capable d’évoluer sur le flanc gauche. Consciente de la valeur montante de Badi Aouk, aujourd'hui considéré comme l'un des meilleurs joueurs de la Botola, l'élite marocaine, la direction du Wydad ne le retiendra pas cet été en cas d'offre satisfaisante, d'autant que ses finances ont été mises à mal par la crise du Covid-19. Avis aux amateurs.

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