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Mondial 2018 : cinq sélectionneurs en quête d’exploits

Le compte à rebours est commencé. D’ici au 4 juin, les sélectionneurs des cinq équipes africaines qualifiées pour le Mondial 2018 communiqueront leurs listes des 23. Avant de connaître leurs choix, coup de zoom sur ces techniciens aux parcours très différents.

Aliou Cissé, 42 ans, sénégalais, sélectionneur du Sénégal 




Rares dans l’histoire récente sont les équipes d’Afrique subsaharienne à s’être qualifiées pour la phase finale de la Coupe du Monde sous la direction d’un coach local. C’est dire tout le mérite d’Aliou Cissé. Adjoint de Karim Séga Diouf, entraineur de l'équipe nationale olympique, lors des JO de Londres, l’ancien joueur du PSG est nommé sélectionneur national au mois de mars 2015, en remplacement du Français Alain Giresse. Le natif de Ziguinchor va aisément faire oublier son prédécesseur. Quart-finalistes de la CAN 2017, les Lions de la Teranga ont trouvé sous sa férule une enviable force collective au fur et à mesure des éliminatoires du Mondial 2018 pour décrocher la qualification dans une poule certes à leur portée. Et la Coupe du monde, Aliou Cissé connaît : il était le capitaine de l'équipe du Sénégal qui atteint les quarts de finale de l’édition 2002.

Hector Cuper, 62 ans, argentin, sélectionneur de l’Egypte 




Arrivé en mars 2015 au chevet de l’Egypte, Hector Cuper reprend les fondations du travail de Bob Bradley, son prédécesseur. Sous la houlette de cet Argentin strict et rigoureux, les Pharaons ont reconquis un statut de locomotive continentale. Après avoir ramené l’Egypte à la CAN, voilà que le technicien sud-américain la qualifie pour sa première phase finale de Coupe du monde depuis 1990. Pour sa première expérience sur le banc d’une équipe nationale, cet adepte d’un football défensif minimaliste a ajouté lors de la CAN 2017 une pièce à sa grande collection de défaites en finale, avec notamment deux échecs consécutifs en Ligue des Champions avec le FC Valence, face au Real Madrid en 2000 (3-0) puis au Bayern Munich (1-1, 4-5 tab) l’année suivante.

Nabil Maaloul, 55 ans, tunisien, sélectionneur de la Tunisie 




Des cinq équipes africaines qualifiées pour la Coupe du monde 2018, la Tunisie est la seule à avoir changé de sélectionneur durant la phase éliminatoire. Le 27 avril dernier, le Franco-Polonais Henry Kasperczak, démissionnaire, cède sa place à Nabil Maaloul. Ce dernier retrouve un poste déjà occupé en 2013, avec sur sa feuille de route l’objectif de qualifier les Aigles de Carthage pour la Coupe du monde 2018. Après son échec quatre ans plus tôt, la mission est cette fois accomplie. Le défi de Nabil Maaloul consiste à réussir ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a su faire avec la Tunisie : conserver un jeu de qualité et obtenir des résultats sur la durée. Son habitude de la victoire, en tant qu’adjoint du Français Roger Lemerre lors de la CAN 2004 gagnée à domicile par la Tunisie, puis sur le banc de l’Espérance de Tunis entre 2010 et 2013, lui sera utile.

Hervé Renard, 49 ans, français, sélectionneur du Maroc 




Pour Hervé Renard, la belle aventure sur le continent africain se poursuit. Après avoir remporté deux Coupes d’Afrique avec la Zambie en 2012 puis la Côte d’Ivoire trois ans plus tard, le technicien français a cette fois-ci qualifié le Maroc pour la prochaine Coupe du Monde. Après une modeste carrière de joueur, celui qui porte immanquablement une chemise blanche cintrée a commencé sa vie d’entraîneur dans les divisions inférieures françaises et anglaises. Après une expérience en Chine, c’est en Afrique qu’il va prendre son envol, dans l’ombre de son mentor Claude Le Roy dont il sera l’adjoint à la tête du Ghana (2007-2008). Suivront la Zambie, l’Angola, l’USM Alger, la Côte d’Ivoire et, depuis le printemps 2015, le Maroc. Devenu le premier sélectionneur à remporter la CAN avec deux sélections différentes, Hervé Renard est un monument sur son continent de prédilection, alors que ses passages à la tête de clubs français (Sochaux, Lille) ne furent pas couronnés du même succès. Un nouveau défi s’offre désormais à ce meneur d’hommes : exporter son savoir-faire d’Afrique en Russie.

Gernot Rohr, 64 ans, franco-allemand, sélectionneur du Nigeria 




Nommé en août 2016 au poste de sélectionneur du Nigeria, Gernot Rohr avait précédemment roulé sa bosse sur le continent africain. Après un passage à l’Etoile sportive du Sahel (Tunisie) en 2008-2009, le technicien franco-allemand a successivement dirigé les équipes nationales du Gabon, du Niger et du Burkina Faso. Passé dans sa jeunesse par le Bayern Munich, ce rugueux défenseur a fait toute sa carrière aux Girondins de Bordeaux, avec lesquels il est sacré champion de France à trois reprises avant de les entraîner et de les conduire jusqu’à une finale de Coupe de l’UEFA, perdue face au… Bayern Munich (1996). Recruteur avisé, tacticien rusé, Gernot Rohr fera par la suite les beaux jours de Nice (2002-2005), avant d’œuvrer aux Young Boys Berne (Suisse), puis à Ajaccio et à Nantes. Diplomate et polyglotte, lui qui n’a jamais été international durant sa carrière professionnelle va découvrir la Coupe du monde avec les Super Eagles.

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