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Osimhen, Nsamé, Slimani...: Les hommes du début de saison

Le début de la saison 2019-2020 a vu plusieurs joueurs africains s'illustrer dans leurs championnats respectifs. Tour d'horizon des performances les plus significatives de ces dernières semaines.

Ils performent : Victor Osimhen (Nigeria - Lille) et Jean-Pierre Nsamé (Cameroun - Young Boys Berne)


Huit matchs, six buts et deux passes décisives : les débuts de Victor Osimhen en Ligue 1 sont fracassants. Cela n'avait pourtant rien d'évident pour l'attaquant nigérian, recruté pour pallier le départ de Nicolas Pépé à Arsenal. Et pourtant, le joueur de 20 ans s'est tout de suite senti comme un poisson dans l'eau sous ses nouvelles couleurs. Le public du stade Pierre Mauroy, où le Super Eagle marqué tous ses buts, a fait de lui sa coqueluche, et même les défenseurs des équipes adverses s'avouent bluffés par les qualités de vitesse et de finition du jeune Nigérian. Ancien meilleur buteur de la Coupe du monde des moins de 17 ans en 2015, le natif de Lagos a laissé loin derrière lui sa jeunesse difficile dans la capitale du Nigeria et son adaptation compliquée à l'Europe, au VfL Wolfsburg, jusqu'à son éclosion la saison dernière à Charleroi, où Lille eut la bonne idée d'aller le chercher... Un autre attaquant africain se trouve dans la forme de sa vie en ce début de saison. Avec 12 buts en 14 matchs toutes compétitions confondues depuis le début de l'exercice 2019-2020, Jean-Pierre Nsamé est pour beaucoup dans le bon départ des Young Boys Berne, au coude à coude avec le FC Bâle. Déjà important dans la conquête du titre national l'an passé, le Camerounais a encore haussé la cadence ces dernières semaines. A tel point que les Lions Indomptables, qui l'avaient zappé pour la CAN, l'ont rappelé dans la tanière.

Ils revivent : Amine Harit (Maroc - Schalke 04) et Islam Slimani (Algérie - Monaco)


Pour Amine Harit, auteur de quatre buts et deux passes décisives sur les six premières journées de Bundesliga, les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. 2018-2019 avait été cauchemardesque pour le milieu offensif marocain. Impliqué dans un accident de la circulation mortel survenu un soir d'été à Marrakech, peu après l'élimination du Maroc en Coupe du monde, l'ancien du FC Nantes avait sombré, ne récoltant qu'une petite douzaine de titularisations en Bundesliga sur l'ensemble de l'exercice. Pas tendre, la presse sportive allemande pointait alors l'hygiène de vie de celui qui a été champion d'Europe U19 avec Kylian Mbappé et l'équipe de France en 2016, avant d'opter pour les Lions de l'Atlas. La naissance de son fils, au mois de mai, a été un déclic. « Dans le foot, tu peux faire des conneries mais avec un enfant, tu n'as pas le droit à l'erreur. J'ai compris qu'il fallait que je change mes habitudes », dira-t-il. Depuis, Amine Harit fait merveille par son polyvalence, très appréciée de son nouvel entraîneur, David Schwartz. Un autre joueur peut dire merci à son coach : Islam Slimani. En panne de temps de jeu au Fenerbahçe, l'attaquant algérien est parti se relancer à Monaco, sous les ordres de Leonardo Jardim, l'entraîneur de ses débuts en Europe, au Sporting Portugal. Un pari gagnant, puisque le Fennec se montre décisif à tous les matchs, aussi collectif qu'efficace, à l'image de sa prestation cinq étoiles (un but et trois passes décisives) face à Brest (4-1) : « Jardim connaît mes qualités, il sait comment m'utiliser, comment me mettre en confiance, et c'est très important pour un attaquant. Il me demande de jouer comme je sais le faire, de me donner à fond. »

Ils attendent leur heure : Ismaël Bennacer (Algérie - Milan AC) et Nicolas Pépé (Côte d'Ivoire - Arsenal)


Pour Ismaël Bennacer, cette saison doit être celle de la confirmation. Transféré d'Empoli au Milan AC, le milieu de terrain algérien est arrivé chez les Rossoneri auréolé d'un titre de champion d'Afrique avec les Fennecs et d'une distinction de meilleur joueur de la CAN 2019. Un mois après le début du championnat, la recrue a encore du mal à trouver sa place, dans une équipe elle-même en rodage. Le joueur de 21 ans n'affiche que trois titularisations en six journées de Serie A et ne s'est toujours pas montré décisif. Pire, le milieu de terrain a provoqué deux penaltys lors de la défaite face à la Fiorentina ( 3-1). Barré le reste du temps par l'Argentin Lucas Biglia, il dédramatise : « Je l’ai pris comme une chose normale. Je n’ai pas joué parce que dans une grande équipe, ça marche comme ça, il faut que je travaille. Je viens juste d’arriver. Biglia est un grand joueur, je peux beaucoup apprendre de lui. » Davantage utilisé par Arsenal depuis son arrivée cet été, Nicolas Pépé ne convainc pas totalement. Sa complémentarité technique avec ses partenaires de l'attaque est prometteuse, mais son entraîneur, Unai Emery, attend davantage de l'international ivoirien. « Il doit s’adapter, a lancé le Basque, ancien entraîneur du PSG. Il joue bien mais progressivement il va nous apporter plus. Je veux qu’il franchisse ce dernier cap de son adaptation rapidement. » Ses statistiques commencent à s'améliorer : passeur décisif contre Tottenham début septembre, le vainqueur du Prix Marc-Vivien Foé du meilleur joueur africain de Ligue 1 a ouvert son compteur but la semaine passée contre Aston Villa, sur un penalty laissé par Pierre-Emerick Aubameyang. Le déclic tant attendu ?

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