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Présidentielle en RDC : quelles réactions après la nomination du dauphin de Kabila ?

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©J-L. Eyguesier, A. Demart / TV5MONDE

En République démocratique du Congo, l'opposition se réjouit déjà que Joseph Kabila ne se représente pas, qu'il renonce à la présidentielle de décembre. Le président congolais a choisi un fidèle parmi les fidèles, son ancien ministre de l'Intérieur pour candidat inattendu de son parti: Emmanuel Ramazani Shadary. Les réactions se multiplient. Reportage.

Peu de temps avant la fermeture, mercredi soir, Emmanuel Ramazani Shadary s'est rendu à la Ceni pour enregistrer sa candidature à la présidentielle du 23 décembre prochain. 

Candidature surprise de dernière minute, il venait d'être désigné comme dauphin du président Joseph Kabila, qui donc ne se représentera pas. Dans la bousculade, le candidat a pu esquisser un début de programme.

"Le Peuple a besoin de la paix, c'est ce que veut le Fond commun pour le Congo. Et le peuple a besoin de la reconstruction, du social, c'est ce que nous allons faire", Emmanuel Ramazani Shadary Candidat à l'élection présidentielle en RDC (PPRD).
 

Fidèle du président sortant

Dans le pays, son nom a surpris car Emmanuel Ramazany Shadary n'était pas une personnalité de premier plan. C'est néanmoins un fidèle du président sortant, ce qui pourrait le desservir dans une ville comme Kinshasa et dans l'ouest du pays.

"Le candidat de la majorité n'a pas autant de chance de pouvoir passer parce que du côté de l'opposition on retrouve des gens qui ont réellement pactisé avec le peuple", Roland Iso, habitant de Kinshasa.

Les opposants politiques voient déjà comme une victoire que Joseph Kabila ne se représente pas. Mais ils insistent maintenant sur la nécessité d'une rupture avec le système.   

"Il s'agit là de la continuation du régime de Kabila", Peter Kazadi, directeur de cabinet adjoint  de l'UDPS. 

Continuation du système

Le mouvement "Ensemble pour le changement" dénonce aussi le système mais pour lui un autre problème se pose car son candidat, Moïse Katumbi, n'a pas pu rentrer au Congo pour s'inscrire dans la compétition.

"Pourquoi Katumbi a été écarté, il n'y avait pas de raison. Le problème est éminemment politique", Jean-Bertrand Ewanga, porte-parole de "Ensemble pour le changement".

Prévu pour le 23 décembre, cette élection présidentielle suscite déjà de nombreux doutes, sur son organisation et sa sincérité. Elle a déjà été reportée deux fois depuis la fin du mandat du président Kabila en décembre 2016.