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Présidentielle en Tunisie : 26 candidats pour une élection très ouverte

A Tunis, depuis ce 2 septembre 2019, les affiches électorales commencent à fleurir.  © AP Photo/Hassene Dridi

La campagne pour la présidentielle anticipée du 15 septembre a débuté ce lundi 2 septembre en Tunisie. Pour la 2e fois, les électeurs désigneront eux-mêmes leur président. Mais, si en 2014 le choix se résumait à un duel entre les candidats de Nidaa Tounès et Ennahdha, le scrutin de cette année est nettement plus ouvert. Les 26 candidats vont tenter de convaincre un électorat jeune et défiant.

Le 15 septembre, 7 électeurs sur 10 auront moins de 25 ans. Près de neuf ans après le suicide de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid, considéré comme le déclencheur de la Révolution et la chute du régime Ben Ali, les 26 candidats porteront sans aucun doute toutes leurs attentions sur cette jeunesse nombreuse et toujours en attente de réels changements.

La Tunisie de 2019, c'est 15% de chômage. Une inflation comprise entre 6 et 7% également. Et des inégalités toujours profondes entre les régions, dont certaines, éloignées de la capitale Tunis, restent très marginalisées. "Nous essayerons de réduire les disparités entre les régions et de les éliminer complètement, a-t-on pu entendre dans la voix du dirigeant d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, lors du lancement de la campagne du parti conservateur le vendredi 30 août. 

Mais Ennahdha et son candidat Abdelfattah Mourou parviendront-ils à convaincre ? Dans un article intitulé "La Tunisie face au risque de fragmentation politique", le correspondant du quotidien français Le Monde, explique que Ennahdha et Nidaa Tounès, l'autre grand parti, fondé par le président Béji Caïd Essebsi (dont la mort en juillet 2019 a précipité l'organisation de la présidentielle), font face à une défiance inédite qui profite à des formations et des candidats moins installés, au premier rang desquels Nabil Karoui.
 

Particularité du candidat Karoui : il est en prison. Le 23 août dernier, l'homme d'affaires et magnat des médias a été arrêté, inculpé de "blanchiment d'argent". Cela n'a pas empêché l'Isie, l'instance chargée des élections, de valider sa candidature. Nabil Kaouri compterait d'ailleurs parmi les favoris du scrutin : ses actions caritatives ont porté leurs fruits.

Débat télévisé

Parmi les 26 candidats, seules deux candidates ont été retenues. L'ancienne ministre du Tourisme Salma Elloumi, et Abir Moussi, ardente défenseuse du président déchu Ben Ali et de son bilan. Dans sa dernière publication, l'Observatoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient de la Fondation Jean-Jaurès la présente également comme une favorite du scrutin.

Fait inédit de cette campagne 2019, les 26 candidats se retrouveront à la fin de la campagne sur un même plateau de télévision. Trois débats de 2h30 chacun sous l'égide d'une ONG, Munathara, dont le fondateur confie à l'AFP qu'ils "visent à renforcer la démocratie en Tunisie".
 
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