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Présidentielle en Tunisie : deux candidats se désistent

© Capture d'écran TV5MONDE

Deux candidats à l'élection présidentielle de dimanche en Tunisie, l'ancien membre du gouvernement Mohsen Marzouk et l'homme d'affaires Slim Riahi, ont indiqué à la dernière minute s'être désistés en faveur du ministre de la Défense Abdelkarim Zbidi, un indépendant bénéficiant du soutien du parti vainqueur en 2014, Nidaa Tounes.

L'ancien membre du gouvernement Mohsen Marzouk et l'homme d'affaires Slim Riahi ont annoncé leur désistement sur leur page Facebook officielle peu avant le début du silence électoral à minuit vendredi 13 septembre. Une tentative tardive de limiter l'éparpillement des voix. Ils font partie des huit candidats issus ou proches de Nidaa Tounes.  

M. Marzouk a mis en ligne une photo de lui avec M. Zbidi, annonçant qu'il se désistait en sa faveur, et assuré qu'il avait pris sa décision "pour éviter que le pays ne tombe sous l'autorité des forces extrémistes et populistes".

Parmi les poids lourds de la campagne figurent le publicitaire Nabil Karoui, qui a fait campagne en distribuant des biens avant d'être incarcéré dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent, et le premier candidat du parti d'inspiration islamiste Ennahdha, Abdelfattah Mourou.
 

Slim Riahi, ancien dirigeant d'un des principaux clubs de foot du pays, aussi poursuivi pour blanchiment d'argent, qui s'est enfui en France fin 2018, a quand à lui annoncé dans une vidéo sur sa page Facebook officielle qu'il se retirait "par réalisme".

"Je me retire de la course présidentielle en faveur de M. Zbidi", a-t-il indiqué dans cette vidéo. 

Il avait lancé un parti quelques semaines avant les élections, en apparaissant via un hologramme lors du congrès de lancement. 

Malgré ces désistements, le nombre de candidats reste à 26. Si les deux hommes ont appelé leurs partisans à voter pour M. Zbidi, leurs noms apparaîtront malgré tout sur les bulletins de vote. 

M. Zbidi, un technocrate qui n'a jamais disputé d'élections, est sorti de l'ombre après que le président Béji Caïd Essebsi, dont il est un fidèle, l'a fait venir à son chevet avant son décès en juillet, le plaçant ainsi parmi ses successeurs potentiels.
 

Il est considéré comme bénéficiant du soutien des acteurs influents du Sahel, sa région d'origine, et de l'aura de l'armée dont il est proche.

Sept millions de Tunisiens sont appelés à voter dimanche pour la deuxième élection présidentielle libre de leur histoire, à l'issue d'une campagne qui laisse le suspense entier.

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