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RD Congo : a Béni le Maire doit affronter la colère des manifestants face à l'insécurité

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(c) J. MUNTZER - L. BELLON - JUKA AFRICA

La région de Béni, dans le nord-kivu est en proie à des violences, liées à la présence de groupes armées. L'insécurité est grandissante dans le pays et les écoles sont en première ligne. Plusieurs enseignants et des élèves ont été enlevés et parfois tué par ces groupes. Depuis le 11 octobre les professeurs font grève pour mobiliser les autorités.

Ils ont décidé de descendre dans la rue et de marcher vers la Mairie de Béni. Sur le tableau noir qui sert d'habitude à faire classe, les enseignants de Beni affichent leurs revendications : la paix, la sécurité et le départ des soldats de la Monusco et des FARDC, les soldats congolais.

En grève depuis des semaines, l'Etat ne semble pas leur prêter attention.
Alors aujourd'hui, leur colère,  c'est devant le Maire qu'ils l'expriment.
 

 Nous réclamons : 1. La sécurisation de toute la ville et territoire de Béni, cela suppose aussi la libération de toutes nos terres qui nous sont déjà inaccessibles, le retour de tous les enfants et parents otages, pris dans cette barbarie.
2. La prise en charge de tous les enseignants de la ville et territoire de Béni. Ce n’est qu’à ces conditions que les écoles pourront ré-ouvrir et nos enfants jouiront de leur droit à l'éducation et nous tous, le notre à la vie, puisque, les écoles ne peuvent pas fonctionner dans ces conditions d'insécurité
Thembo Muliwayo Pascal, syndicat des enseignants catholique

Tant bien que mal, le Maire cherche à calmer le jeu et tente de convaincre les professeurs de reprendre les cours.
 

Plaidons pour nos enfants, comme j'étais en train de vous le dire, la hiérarchie m'a prié de vous dire , de vous demander , voir même de vous supplier tant bien même nous avons lu tout ce que nous avons lu, envous rassurant, les lamentations de la population de la ville de Béni sont arrivées le plus loin possible. Accepteriez vous que les enfants reprennent le chemin de l'école ?
Bwanakawa Masumbuko Nyonyi, Maire de Béni

Mais la détermination des grévistes est bien trop forte et la paix semble bien trop loin.
La démarche des enseignants est soutenue par les parents d'élèves, aussi inquiets que les professeurs du danger permanent qui entoure les écoles et leurs enfants.
 

Ce ne sont pas les enseignants qui imposent la grève. Nous tous, parents d'élèves et enseignants nous vivons dans la même situation. La guerre qui est à Béni tue les enseignants, les enfants et nous les parents d'élèves.Kalala Paluku, Parent d'élève

Depuis le 11 octobre les écoles sont désespérément vide et la région de Beni toujours gangrénée par la violence.