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RD Congo : la population de Béni veut croire à une accalmie

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©TV5Monde

Après des mois à fuir l'insécurité et les violences armées, les habitants de Ruwenzori, une des cinq communes de la ville de Béni, commencent à rentrer chez eux. Une accalmie appréciable dans cette région de l'est de la RDC victimes des incursions de multiples groupes rebelles. 

Ces linges qui sèchent au soleil, c'est déjà un signe rassurant. Longtemps désertée, la commune de Ruwenzori, dans la province du Nord-Kivu à l'est de la RDC, retrouve peu à peu ses habitants, comme Masika qui en profite pour remettre un peu d'ordre
avant peut-être de revenir avec ses enfants et petits-enfants.

Si tout va bien, après cette semaine, si tout reste comme tel, je pourrais revenir définitivement chez moi. Aujourd'hui, en observant les mouvements de la population dans notre commune, je n'ai plus peur comme dans le passé.

Masika Juakali, Mère et habitante de Ruwenzori

Kambale suit l'exemple et prépare, lui aussi, son retour. Un peu de terre retournée de la cour, de l'eau, de quoi colmater les trous et renforcer l'isolation des murs.

Je suis en train de réparer ma maison parce que je dois retourner chez moi. J'ai vu plusieurs voisins passer la nuit ici et leur courage m'a motivé à regagner mon domicile. 

Kambale Kachelewa, jeune habitant de Ruwenzori

Du courage, il en faut à Béni et les communes alentours face aux attaques à répétition de groupes armés, notamment les rebelles ougandais ADF, comme ici en septembre dernier, provoquant colère et peur.
Mais depuis peu, c'est l'accalmie, et dans cet institut, les cours ont repris  depuis le 14 janvier après une longue interruption.

Grâce à cette accalmie, nous observons aujourd'hui un grand retour. Nous avons fait appel aux parents pour qu'ils puissent nous envoyer les enfants afin de continuer les activités. Si vous passez dans des salles des classes les enseignants sont en train de dispenser cours normalement.

Vincent Aunututu, proviseur de l'Institut technique industriel de Kasabinyole - ITIKAS

Plus de traces ou presque des violences, les élèves reprennent leurs activités
mais pour combien de temps encore, dans cette région marquée par des incursions armées de tous bords.

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