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RDC : au moins 25 personnes tuées dans deux attaques

Image d'archives : soldats congolais patrouillant dans les rues de Beni, Congo (16 juillet 2019) AP Photo/Jérôme Delay

Dans la nuit de samedi à dimanche et ce mardi 14 avril, deux attaques distinctes ont été menées dans la région de l’Ituri et dans le Nord-Kivu près de Beni, en RDC. Au moins 25 personnes, dont deux militaires, ont été tuées.

 

Une première attaque était dirigée contre des villages en territoire Djugu. L'autre visait deux militaires dans la région de Beni.

La première attaque a eu lieu en territoire Djugu, dans la nuit de samedi à dimanche, contre le village de Ndoki-Koli. Vingt personnes, dont des femmes et des enfants (selon radio Okapi) ont été attaquées dans leur sommeil à la machette. Tous appartenaient à la communauté Hema a déclaré à l’AFP Adel Alingi, administrateur de territoire à Djugu dans la province de l'Ituri (nord-est).

La deuxième attaque est survenue vers 22 heures dans le village Dzathy, où des membres présumés du groupe armé Coopérative du développement du Congo (Codeco) ont tué deux personnes, également à la machette.

"Jusque-là, nous ne connaissons pas les mobiles qui poussent ces miliciens à massacrer des civils. La population a quitté le village, fuyant la mort", a ajouté Adel Alingi.

Dans la région de Beni, dans le Nord-Kivu (est) mardi 14 avril,  "deux militaires et un civil ont été tués dans des accrochages avec des ADF (membres du groupe armé Forces démocratiques alliées)", a déclaré à l'AFP le lieutenant Anthony Mualushayi, porte-parole de l'armée dans la région de Beni dans le Nord-Kivu (est), ajoutant que l'armée a "ramassé les cadavres de cinq ADF".

Le groupe armé Codeco (Coopérative pour le développement du Congo), très actif depuis juin dans le territoire de Djugu est composé de membres de la communauté des Lendu, agriculteurs.

Cette région du nord de l'Ituri a renoué avec les violences depuis fin 2017. Plus de 700 civils y ont été tués dans un conflit digne d'un "crime contre l'humanité", selon les Nations unies.

Dans cette région aurifère et pourvue de pétrole, un conflit intercommunautaire avait fait plusieurs dizaines de milliers de victimes entre 1999 et 2003, jusqu'à l'intervention d'une force européenne. Le conflit opposait deux communautés, les Lendu, majoritairement agriculteurs, et les Hema, éleveurs et commerçants.

Le groupe ADF, actif dans la région de Beni était à l'origine constitué des rebelles ougandais musulmans présents dans cette partie de l'Est congolais depuis 1995. Depuis octobre 2014, les autorités et l'ONU les accusent d'être responsables des massacres de plusieurs centaines de civils.

Depuis le 30 octobre, l'armée a engagé des opérations contre leurs fiefs, affirmant avoir neutralisé cinq de leurs six leaders, sans mettre un terme aux massacres des civils.

(RE)lire : Ituri, zones d'ombre autour d'une nouvelle flambée de violence

(RE)voir : Béni, afflux de réfugiés après des massacres
 

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