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RDC : l'Union Européenne maintient ses sanctions contre le camp Kabila, sans surprise

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©TV5Monde Simon Rodier/Blaise Basomboli/Stéphane Alayrangues

Rien ne semble faire fléchir l'Union européenne qui maintient ses sanctions contre certains proches Joseph Kabila. Dans le lot, le dauphin du président sortant, Emmanuel Ramazani Shadary, en pleine campagne. Réactions à Kinshasa.

Comme si la prolongation des sanctions étaient attendues, c'est sans effervescence et dans son bureau que le porte-parole de la majorité a critiqué l'Union Européenne.

Ces sanctions sont dictées par le fait que le président Kabila et l'équipe qui l'entoure empêchent l'Union Européenne de prendre la souveraineté de notre peuple, de prendre nos richesses, et surtout de ravir la dignité de notre peuple.

André Alain ATUNDU, porte-parole de la MP (Majorité Présidentielle)

14 personnalités restent donc sanctionnées, après une réunion du Conseil Européen. Le communiqué est court. Ces sanctions consistent en un gel des avoirs et une interdiction de visa pour l'UE. Emmanuel Ramazani Shadary fait toujours partie de cette liste. Son Front Commun pour le Congo, soutenu par Joseph Kabila, tient pourtant ses meetings comme ici fin novembre à Goma, comme si l'extérieur ne comptait pas. 

Kinshasa soutenu par l'Union Africaine avait pourtant demandé la suspension de ces sanctions. L'Union Européenne n'en a pas tenu compte. "Les entraves au processus électoral et les violations des droits de l'homme", ce pourquoi ces sanctions ont été prises fin 2016, restent d'actualité. Et pour l'opposition, c'est tout à fait légitime.

L'UDPS exprime sa satisfaction quant au maintien des sanctions déjà imposées et souhaite même leur extension à d'autres individus suspects du régime Kabila qui continuent à opérer dans l'impunité la plus totale.

Jean Marc KABUND A KABUND, secrétaire Général de l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social)

L'Union européenne, en tout cas ses observateurs électoraux, ne seront pas les bienvenues pour les élections. Sanction là aussi dans l'autre sens, il y a quelques jours : aucune accréditation ne leur a été accordée pour suivre le scrutin du 23 décembre.

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