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Reprise : l'Afrique réagit en ordre dispersé

Alors qu'ils avaient pratiquement tous interrompus leurs championnats à la mi-mars, en raison de la pandémie de Covid-19, les pays africains apparaissent en ordre dispersé quant à la reprise (ou non) des compétitions.Tour d'horizon.

Dernier pays africain à avoir décidé de les suspendre, le Burundi a également été le premier à retrouver le chemin des terrains, le 21 mai dernier. Ce petit pays d'Afrique de l'Est fait figure d'exception, puisque officiellement, les matchs de football (championnats de Ligue A et Ligue B, Coupe du Président) n'y avaient été interrompus qu'en raison des élections générales organisées durant le mois de mai. A l'image des pays européens qui ont repris leurs championnats, la Fédération de football du Burundi (FFB) a autorisé les clubs à intégrer les cinq remplacements autorisés par la FIFA en ces circonstances sanitaires exceptionnelles. D'autres mesures de précaution entourent ce retour aux pelouses, critiqué par certains médecins burundais : c'est ainsi que les joueurs, les staffs techniques, les arbitres et les spectateurs doivent se prêter à la prise de température corporelle et au lavage des mains à l'entrée des stades.

18 pays (au moins) ne reprendront pas


Ailleurs sur le continent, les pays réagissent en ordre dispersé. La Confédération africaine de football avait demandé à ses associations membres de se prononcer avant le 5 mai sur la suite à donner à leurs compétitions. Dix-huit sur les 54 que compte la Confédération, soit exactement un tiers du total, ont à ce jour décidé de mettre un terme définitif à la saison 2019-2020, faute de certitudes et de visibilité quant aux modalités d'une éventuelle reprise des activités sportives. Il s'agit de l'Angola, du Kenya, du Liberia, du Burkina Faso, de la Guinée, de l'Ethiopie, de l'île Maurice, du Niger, du Cameroun, du Congo, de la RD Congo, de la Gambie, du Cap-Vert, du Soudan du Sud, de l'Ouganda, du Rwanda, du Togo et et de la République centrafricaine. Tous n'ont pas désigné un champion et certains ont préféré opter pour une saison blanche. C'est notamment le cas de l'Angola et du Burkina Faso. L'Ethiopie a été plus loin encore en n'inscrivant aucune équipe en Ligue des Champions et en Coupe de la Confédération, les Coupes d’Afrique de clubs.

Le Sénégal chamboule tout


La trentaine d'autres pays membres envisage toujours de terminer l'exercice en cours. Le plateau réduit de leur championnat d'élite laisse un peu de marge pour une reprise. La Tanzanie doit le faire la semaine prochaine. La Côte d'Ivoire, davantage focalisée sur l'élection de son futur président de Fédération, l'Afrique du Sud, le Mali, le Ghana et la Sierra Leone ont également tranché en ce sens, sans fixer de date précise pour le moment. Ce sont la Mauritanie et le Sénégal qui voient le plus loin en la matière : la République islamique a dévoilé un ambitieux « plan de sauvetage de la saison sportive 2019-2020 », avec pour objectifs de finir le championnat en septembre avant d’attaquer l’exercice suivant dès octobre. Quant à la Fédération sénégalaise de football (FSF), elle prévoit de reprendre la compétition au mois de novembre sous une formule inédite de play-offs et play-downs. S'estimant mis devant le fait accompli, certains clubs ont rejeté ce nouveau format et ont vu la FSF brandir la menace d'un gel de leurs subventions.

La Tunisie montre la voie


Les regards restent tournés vers les pays maghrébins et l'Egypte, habituels grands pourvoyeurs de vainqueurs des Coupes d’Afrique de clubs. La Tunisie a été le premier à annoncer une reprise. Celle-ci a été fixée au 2 août, à huis clos et assortie d'un protocole sanitaire strict. Après quelques hésitations, les instances marocaines et algériennes ont également décidé que leur championnat se poursuivrait, à condition que les autorités du pays donnent leur feu vert. Pour l'Algérie, ce ne sera pas avant la levée du confinement dans le pays, qui pourrait intervenir le 13 juin. En Egypte, le président de la Fédération, Amr El-Gainany, a lui aussi renvoyé la balle dans le camp du gouvernement quant à un éventuel retour aux terrains, qui ne fait pas l'unanimité. Même pour les clubs aux reins les plus solides, la question des dégâts économiques de cette période d'inactivité forcée se pose avec acuité. Ainsi, la Fédération royale marocaine de football a d'ores et déjà annoncé qu'elle prendrait en charge les frais de l'éventuelle reprise.

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