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Sénégal présidentielle 2019 : les candidats entrent en campagne

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(Commentaire : Sophie Roussi)

La campagne présidentielle sénégalaise a débuté ce dimanche 3 février 2019. Pour la première fois depuis l'indépendance du pays en 1960, aucun grand parti traditionnel ne sera représenté. Cinq candidats sont en lice.

La campagne présidentielle ne fait que commencer au Sénégal, elle prendra fin le 22 février 2019, deux jours avant le premier tour du scrutin. Ils sont cinq en lice : Madické Niang, El-Hadj Issa Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko et le président sortant Macky Sall. 

En janvier dernier, malgré la validation dans un premier temps de leurs dossiers de candidatures, deux poids lourds potentiels de la présidentielle ont été écartés par le Conseil constitutionnel : Karim Wade, l'ancien ministre de la coopération et des transports et Khalifa Sall, l'ex-maire de Dakar.

Les Sages, ont rejeté la candidature de l'ancien édile de la capitale, condamné à 5 ans de prison pour "escroqueries aux deniers publics". Pour le Conseil constitutionnel la peine prononcée est donc considérée comme définitive. En conséquence, Khalifa Sall - en prison depuis mars 2017 - perd sa citoyenneté et par conséquent la possibilité de se présenter à l'élection présidentielle.

Karim Wade, fils de l'ex-président du Sénégal, et candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS) ne pourra pas non plus concourir. Il avait pourtant multiplié les recours, mais selon le Conseil constitutionnel sa candidature est jugée irrecevable. L'ex-ministre n'apparaît pas sur les listes électorales. Or, avoir une carte d'électeur est obligatoire afin de pouvoir se présenter à l'élection, selon l'article L115 du code électoral. 

Condamné à 6 ans de prison par la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), Karim Wade n'est pas inscrit sur les listes électotorales et vit à l'étranger.

Au Sénégal, parmi les membres de l'opposition à la majorité présidentielle, certains crient au complot. Sans Khalifa Sall et Karim Wade, deux grandes figures de la vie politique sénégalaise, les cartes semblent en partie faussées.

Un bilan à défendre et 4 concurrents

De son côté, Macky Sall, le président sortant brigue un deuxième mandat à la tête du pays. Il devait démarrer sa campagne par un grand meeting ce dimanche 3 février 2019 dans la ville de Mbacké, au centre-ouest du Sénégal.

Le chef de l'Etat porte les couleurs de la coalition Benno Bokk Yakaar Durant cette campagne il devra défendre son bilan. Lors de ses prises de paroles, Macky Sall insiste notamment sur le développement économique du pays et sur la "consolidation de la paix en Casamance".

Patriotisme, travail, éthique est le triptyque développé par Ousmane Sonko.  Le député de 44 ans, ancien inspecteur des impôts s'est fait connaître par sa dénonciation de la corruption au sein des organes de l'Etat. Des prises de positions qui lui ont valu d'être radié en 2016 pour manquement au devoir de réserve. Sur la scène politique sénégalaise, le cadet de la présidentielle fait partie des figures montantes.

Idrissa Seck, l'ex-Premier ministre d'Abdoulaye Wade, multiplie les déplacements à la rencontre des Sénégalais. Economiste reconnu, cinquième à l'élection présidentielle de 2012 avec 8% des suffrages, il a obtenu le ralliement de Malick Gakou (président du Grand Parti).

Madické Niang, le dissident du PDS face à Karim Wade et le conservateur El-Hadj Issa Sall battent également campagne à travers le pays. Le Premier tour de l'élection présidentielle sénégalaise aura lieu le 24 février 2019.
 

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