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Sénégal : Rencontre avec la famille du dernier tirailleur sénégalais à s'être éteint

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©TV5MONDE

La vie d'Abdoulaye Ndiaye a basculé un jour de 1914. Ce soldat sénégalais a combattu pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Il était le dernier tirailleur africain vivant. 20 ans après sa mort, Abdoulaye Ndiaye marque encore les esprits dans son village natal de Thiawor.

 

Le village de Thiawor, dans le Nord du Sénégal… C’est dans cette modeste case qu’a vécu jusqu’à sa mort le dernier « poilu » sénégalais. Abdoulaye Ndiaye a combattu pour la France dès le début de la Première Guerre mondiale. 

"Il est parti au front dès 1914. Il raconte son voyage de Dakar, où ils ont reçu une instruction militaire sommaire au camp de Thiaroye. C’est là qu’ils ont reçu les premières instructions sommaires militaires pour quelqu’un tiré de sa brousse et qui va être soldat", explique Cheikh Diop, petit-neveu d’Abdoulaye Ndiaye.

Abdoulaye Ndiaye a tout juste 20 ans quand il est envoyé sur les fronts de la Somme, au Chemin des Dames ainsi qu'à Verdun. Il sera grièvement blessé durant les combats. 

"Tout ce qu’il gagnait, il le redistribuait"

A la fin de la guerre, il est renvoyé au Sénégal avec une modeste pension et un pass SNCF, qui ne lui servira jamais. "Ce que je sais c’est qu’il était honoré d’avoir accompli une tâche, c’est-à-dire combattre sur le terrain militaire avec toutes les rigueurs de la guerre, la mort, etc. De l’avoir fait pour la France. Mais aussi de l’avoir fait pour honorer son père et ses frères", indique Cheikh Diop, petit-neveu d’Abdoulaye Ndiaye.

Abdoulaye Ndiaye est décédé quelques heures avant de recevoir la médaille de la légion d’honneur, à l’âge de 104 ans, en 1998. Elle lui a été remise à titre posthume.  "Tout ce qu’il gagnait, il le redistribuait. C’est pour ça qu’il n’a pas laissé beaucoup. Quand il recevait sa pension, il la partageait avec les autres dans la matinée." se souvient Babacar Ndiaye, petit-fils d’Abdoulaye Ndiaye.

En guise de dernière volonté, il avait demandé à la France de faire un geste pour son village. La « piste des tirailleurs » a été inaugurée en 2002. Aujourd'hui, la famille de Ndiaye demande juste à ce que cet héritage soit entretenu. 

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