Soldats ivoiriens au Mali : le processus de libération "sera peut-être long" prévient Abidjan

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Soldats ivoiriens au Mali : le processus de libération "sera peut-être long" prévient Abidjan (1)
Soldats des forces spéciales ivoiriennes à l'entraînement au camp Loumbila, Jacqueville, Côte d'Ivoire, février 2022.
© AP Photo/Sylvain Cherkaoui
Mis à jour le
5 août 2022 à 13:02
par TV5MONDE AFP
Le processus en vue d'obtenir la libération de 49 soldats ivoiriens détenus à Bamako depuis trois semaines "sera peut-être long", reconnait ce 3 août à Abidjan le porte-parole du gouvernement ivoirien.
"La Côte d'Ivoire a privilégié le dialogue" pour obtenir leur libération et "les discussions sont en cours", rappelle le porte-parole, Amadou Coulibaly, à l'issue du Conseil des ministres. "Tout est mis en œuvre pour que nos soldats rejoignent leurs familles", a-t-il affirmé, ajoutant : "Ce sera peut-être long, mais il faut faire confiance à l'État et un dénouement heureux sera obtenu".

La Côte d'Ivoire juge que ses 49 militaires ont été "injustement" arrêtés le 10 juillet à l'aéroport de Bamako, accusés par les militaires maliens au pouvoir d'être des "mercenaires" cherchant à déstabiliser leur pays.

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Selon Abidjan, la présence de ses soldats, dans le cadre d'opérations de soutien logistique à la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), était "bien connue des autorités maliennes".

La Minusma a cependant reconnu "des dysfonctionnements" concernant la mission de ces soldats ivoiriens.

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Le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a reçu ce 3 août les familles des soldats prisonniers, leur affirmant qu'ils avaient été envoyés au Mali "dans le cadre d'une mission réglementaire" et n'avaient "pas fauté". Selon lui, le Mali et la Côte d'Ivoire "ont pour ennemi commun le terrorisme" et "un même combat", lui "faire front"

"Nous comptons sur vous (le gouvernement) pour la libération de nos enfants, je suis sûr qu'ils sont plus inquiets que nous", a de son côté déclaré Alfred Kouassi, porte-parole des familles.

Fatou Diallo, mère d'un soldat, a dit avoir "foi dans le retour de nos enfants, le gouvernement nous a rassurés".

Le Togo joue le rôle de médiateur entre la Côte d'Ivoire et le Mali, mais de premières négociations le 28 juillet à Lomé, n'ont pas permis d'enregistrer de progrès.

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Le Mali exige notamment que la Côte d'Ivoire reconnaisse sa responsabilité et exprime "des regrets" pour le déploiement de soldats sur son territoire sans cadre légal, sans notification ni concertation préalable avec les autorités maliennes, selon des sources diplomatiques proches des négociations.

Bamako demande également à Abidjan de lui livrer des personnalités maliennes présentes en Côte d'Ivoire et recherchées par la justice du Mali, selon ces sources. Autant de conditions rejetées par le gouvernement ivoirien.

Ces arrestations sont intervenues dans un contexte de frictions croissantes entre les militaires au pouvoir à Bamako et leurs partenaires internationaux.