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Soudan du Sud : après la guerre civile, les violences inter-communautaires

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(c) TV5MONDE / J. MUNTZER / L. BELLON

Au Soudan du Sud, les violences meurtrières entre les communautés pastorales et agricoles font de nouvelles victimes. 14 morts dans 5 villages des environs de Kuda, ville située à 72 km de Juba. Des milliers de personnes n'ont d'autres choix que de fuir.

C'est une tombe fraîchement creusée sur laquelle sont venus enquêter des représentants de l'Organisation des Nations unies. Récemment quatorze personnes ont été tué après des attaques d'éleveurs sur les communautés d'agriculteurs, faisant au passage des milliers de déplacés.

Une partie s'est retrouvée ici, à Kuda, hébergé tant bien que mal dans l'école du village. Mais en fuyant l'insécurité, ces gens ont tout perdu et désormais leur vie ne tient plus qu'à un fil.

Il n'y a pas de nourriture, on a faim. On n'a plus rien à cuisiner, mise à part quelques légumes. On les cuit avec de l'eau, sans sel, sans huile, sans pâte d'arachide. Nos enfants ont les yeux gonflés, c'est une situation horrible. On divise le peu qu'on a dans les assiettes, pour les enfants. Regardez moi je n'arrive meme plus allaiter mon enfant.Grace Yangi, déplacée de Kuna

Les violences inter-communautés, entre éleveurs et agriculteurs sont de plus en plus fréquentes dans la région. L'accès, limité, aux ressources, aux terres et à la nourriture sont en jeu et à chaque attaque,  les réserves des villages sont pillées.
Devant les représentants de l'ONU, plus que jamais démunies ils en appel à l'aide humanitaire.

Ils demandent de la nourriture parce qu'ils n'ont rien ici, tout est resté dans leur village.  A chaque fois ils doivent se rendre là-bas mais la situation reste tendue car ils peuvent se faire attaquer par des groupes armés. alors ils ne veulent plus y aller et nous demandent de leur apporter l'aide iciMasmina Munga, représentante de l'ONU

En tout c'est près de 600 foyers, venus de 5 villages différents qui ont été déplacés.
Un drame de plus, dans un jeune pays déjà ravagé par la guerre civile.