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Tunisie : Une liste des 23 sans avant-centre, mais pas sans talents

Logée dans un groupe très relevé, la Tunisie se présente au Mondial sans avant-centre de métier, mais avec du talent à revendre dans toutes les lignes.

Première nation africaine à avoir remporté une rencontre de Coupe du monde – c’était en 1978, face au Mexique (3-1) –, la Tunisie va disputer cette année sa cinquième phase finale, avec pour objectif de passer enfin le premier tour, obstacle sur lequel l’équipe a toujours buté jusqu’alors. Commencée avec 29 joueurs, la préparation est entrée en fin de semaine dernière dans sa phase ultime, avec la réduction de la liste à 23 éléments. En Russie, les Aigles de Carthage aligneront les hommes forts de la phase qualificative, moins l’attaquant vedette Youssef Msakni, victime d’une rupture des ligaments croisés du genou, et plus les joueurs binationaux recrutés ces derniers mois par la Fédération tunisienne et son sélectionneur Nabil Maaloul. L’un d’entre eux, le gardien de but Moez Hassen (Châteauroux), tient la corde pour être titulaire au Mondial. Le défenseur central Yohan Benalouane (Leicester City) ainsi que les milieux de terrain Ellyes Skhiri (Montpellier) et Saîf-Eddine Khaoui (Troyes) peuvent également espérer décrocher du temps de jeu. Ce fut le cas lors des deux premiers matchs de préparation, face au Portugal (2-2) et à la Turquie (2-2) qui virent la Tunisie évoluer en 4-2-3-1 et déployer un jeu de passes verticales agréable et souvent productif.

Une majorité de joueurs formés au pays


Contrairement à son homologue marocaine, cette équipe tunisienne présente un visage très « local ». Quatorze des vingt-trois joueurs ont été formés en Tunisie. Avec six joueurs portant les couleurs des quatre grands clubs tunisiens (Espérance de Tunis, Club Africain, CS Sfaxien, Etoile du Sahel) et sept les ayant récemment quittés pour l’Arabie Saoudite ou l’Egypte, cette équipe reste fidèle à son « ADN » historique de formation à ossature locale. Outre les quatre récentes « recrues » binationales déjà citées, les Tunisiens de la diaspora sont représentés par les défenseurs Syam Ben Youssef et Dylan Bronn, ainsi que les attaquants Naïm Sliti, Wahbi Khazri et Anice Badri. Issu du centre de formation de Lille, ce dernier a vu sa carrière prendre une nouvelle dimension lorsqu’il a rejoint l’Espérance de Tunis. Une évolution similaire à celle vécue précédemment par… Syam Ben Youssef. C’est dire si la frontière peut s’avérer ténue, entre un joueur « local » et un autre évoluant en Europe. Cette imbrication constitue l’un des grands ferments de l’unité du groupe.

Des absences en attaque, mais de la ressource


Si Nabil Maaloul peut compter sur l’ensemble de ses cadres en défense et en milieu de terrain, le sélectionneur a en revanche de quoi se faire des nœuds au cerveau quand il s’agit de composer son attaque. Le technicien tunisien fait face à une cascade d’absences dans ce compartiment du jeu. La première tuile arrive le 7 avril dernier. Ce jour-là, Youssef Msakni se blesse avec son club d’Al-Duhail, au Qatar. Le verdict ne tarde pas à tomber : rupture des ligaments croisés du genou, six mois d’absence minimum et pas de Mondial pour le plus talentueux des joueurs tunisiens. La deuxième remonte au 10 mai dernier. Taha Yassine Khenissi, l’attaquant de l’Espérance de Tunis, sort sur blessure lors d’un match de championnat sans enjeu. Victime d’une lésion musculaire à la cuisse, l’auteur de 5 buts en 26 sélections avec les Aigles de Carthage, ne sera pas remis à temps pour le Mondial et doit renoncer. Privé de son seul avant-centre de métier, Nabil Maaloul ne peut pas davantage compter pour l’heure sur Wahbi Khazri, souvent utilisé dans un registre de « faux n°9 » à l’espagnole cette saison au Stade Rennais : l’ancien Bordelais, touché à une cuisse, est éloigné des terrains depuis la fin avril et s’entraîne à l’écart du groupe, suivant un programme spécifique. En attendant son rétablissement, Nabil Maaloul s’appuie sur Naïm Sliti, qui sort d’une très belle saison avec Dijon, et Anice Badri. Auteur de deux buts superbes lors des matchs de préparation, le joueur espérantiste a sans doute gagné une place de titulaire dans l’esprit de son sélectionneur peu épargné par les coups durs.

Les 23 de la Tunisie


Gardiens de but : Aymen Mathlouthi (Al-Baten, Arabie Saoudite), Farouk Ben Mustapha (Al-Shabab, Arabie Saoudite), Moez Hassen (Châteauroux, France).

Défenseurs : Rami Bedoui (ES Sahel), Yohan Benalouane (Leicester City, Angleterre), Syam Ben Youssef (Kasimpasa, Turquie), Dylan Bronn (La Gantoise, Belgique), Oussama Haddadi (Dijon, France), Ali Maaloul (Al-Ahly, Egypte), Yassine Meriah (CS Sfaxien), Hamdi Nagguez (Zamalek, Egypte).

Milieux de terrain : Mohamed Amine Ben Amor (Al-Ahli SC, Arabie Saoudite), Saîf-Eddine Khaoui (Troyes, France), Ahmed Khalil (Club Africain), Ellyes Skhiri (Montpellier, France), Ferjani Sassi (Al-Nasr, Arabie Saoudite), Ghaylene Chaalali (ES Tunis).

Attaquants : Anice Badri (ES Tunis), Fakhreddine Ben Youssef (Al-Ittifaq, Arabie Saoudite), Naïm Sliti (Dijon, France), Bassem Srarfi (Nice, France), Wahbi Khazri (Rennes, France), Saber Khalifa (Club Africain).

Le calendrier


Lundi 18 juin, 20h00 : Tunisie – Angleterre, à Volgograd.
Samedi 23 juin, 14h00 : Belgique – Tunisie, à Moscou (Spartak).
Jeudi 28 juin, 20h00 : Panama – Tunisie (groupe G), à Saransk.

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