Aller au contenu principal
  1. Accueil
  2. Information
  3. Vidéo - Au Togo, la boxe thaï pour sortir les jeunes de la misère

Vidéo - Au Togo, la boxe thaï pour sortir les jeunes de la misère

Chargement du lecteur...
©TV5MONDE

De la boxe thaïlandaise pour redonner espoir aux jeunes en difficulté ou issus de milieux défavorisés. C'est le pari que s'est donné Pitbull Gym, nom de cette jeune salle de sport de la capitale togolaise créé par un ancien champion ivoirien de boxe thaïlandaise, Henry Jallah. L'objectif pour l'entraîneur : transmettre à travers la discipline, des valeurs humaines mais aussi, la confiance en soi, et en un avenir meilleur.

A la mort de son père, la vie de Georges Welike bascule.  Une dégringolade sociale, pour sa mère, ses trois frères et lui, contraints d’emménager dans ce logement précaire, sans eau courante. Pour soulager sa mère, le cadet de la famille enchaîne les petits boulots. "Moi, seule, je ne peux rien, témoigne la mère de Georges. Il a décidé qu'il ne pouvait pas me laisser dans cette difficulté". "Elever quatre enfants jusqu'à ce que tous aient leur bac, ce n'est pas facile, répond Georges. Il faut qu'on rende la monnaie de la pièce avant qu'elle ne parte"
L’adolescent mise sur sa persévérance pour surmonter les épreuves de sa vie.  Il espère changer le cours de son destin en enfilant des gants de boxe.

Tout est possible dans la vie. Grâce à la boxe, je m'en suis sorti moi-même donc c'est pour leur montrer que, eux aussi, peuvent s'en sortir.
  

Henry JALLAH, entraineur de boxe thaïlandaise, ancien champion de Cote d'Ivoire

Moment d'écoute

Après chaque  séance d’entraînement, le coach favorise un moment d’écoute pour que les jeunes se libèrent de leur fardeau social.

Quand je viens à la salle, je suis à l'aise. J'ai demandé au coach s'il pouvait trouver d'autres jours où je pouvais venir. Ca me permet d'être moi-même en fait, d'oublier mes soucis.

Georges Welike

L'engagement du coach va même plus loin. "En ce moment nous essayons de mettre en place de quoi aider certains à payer leur scolarité, explique Henry Jallah. Et si certains veulent un métier, essayer de voir dans quelle mesure on peut les aider".
Cette école sportive et éducative,  où l’on enseigne le dépassement de soi,   donne une deuxième chance d’insertion à tous ces jeunes sortis du système scolaire, sans qualification.